Soumaâ du Khroub

Tombeau en Algérie
Soumaâ du Khroub
Tombeau de Massinissa, El Khroub.jpg
Le Mausolée royal numide d'El Khroub
Présentation
Type
Construction
IIe siècle av. J.-C.
Patrimonialité
Localisation
Pays
Wilaya
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte d’Algérie
voir sur la carte d’Algérie
Red pog.svg

La Soumaâ du Khroub ou Mausolée royal numide d'El Khroub, surnommé Tombeau de Massinissa en référence au roi numide Massinissa, est un monument de l'époque numide, situé à El Khroub dans la wilaya de Constantine, anciennement connue sous le nom de Cirta, une cité antique numide.

Le mausolée royal de numidie est inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2002 au titre des « Mausolées Royaux de Numidie, de la Maurétanie et les monuments funéraires pré-islamiques » pour les critères (ii)(iii)(iv)[1].

HistoireModifier

Selon un document du musée national Cirta, les fouilles engagées par des archéologues français, entre 1915 et 1916, évoquent la probabilité que les pierres du mausolée étaient de style mixte gréco-punique, importées à Cirta par des ouvriers grecs et carthaginois qui y furent employés par les rois de Numidie, principalement Massinissa et son fils aîné Micipsa[2].

DescriptionModifier

Construit en blocs de pierre taillée et superposée à sec avec des filons de jointure en plomb, ce monument d’une forme cubique à sa base, avec deux boucliers symbolisant le rang de l’Aguellid, ainsi qu’une fausse porte gravée dans la roche. Le tombeau royal comptait jadis deux autres niveaux, des colonnes grecques soutenant un chapiteau de forme pyramidale, qui ont été endommagés par un séisme plusieurs siècles auparavant.

Mais les pierres jaunes de ces deux niveaux aujourd’hui invisibles depuis plus d’un millénaire jonchent toujours le sol aux alentours immédiats de la sépulture royale et avaient valu au monument l’appellation populaire de «Soumaâ du Khroub» (minaret) pour sa forme allongée faisant penser à celle d’un phare ou d’un minaret[3],[4].

ExpositionModifier

Le tombeau qui formait deux compartiments superposés, séparés par des dalles, contenait trois urnes funéraires intactes et les débris de plusieurs autres ainsi que divers autres objets oxydés et en morceaux, dont des restes d’une épée, un casque, une tunique, des fers de lances, des javelots, une cotte de mailles et des ossements[5]. Ces objets sont exposés au Musée national Cirta.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier