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Soucht

commune française du département de la Moselle

Soucht est une commune française du département de la Moselle en région Grand Est.

Soucht
Vue panoramique du village.
Vue panoramique du village.
Blason de Soucht
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité C.C. du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Claude Feisthauer
2014-2020
Code postal 57960
Code commune 57658
Démographie
Gentilé Souchtois
Population
municipale
1 070 hab. (2014)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 33″ nord, 7° 20′ 10″ est
Altitude Min. 247 m
Max. 398 m
Superficie 10,75 km2
Localisation

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Soucht
Liens
Site web http://www.soucht.fr/

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Soucht est situé à 52 km au nord-ouest de Strasbourg, dans le terroir du parc naturel régional des Vosges du Nord. Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans la communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 46 localités autour de Bitche. En 2014, la population légale est de 1 070 habitants, appelés les Souchtois et Souchtoises.

Le village de Soucht est fondé en par Léonard Greiner qui vient y établir une verrerie. Ce sera la seule verrerie du pays de Bitche à ne pas être détruite durant la terrible guerre de Trente Ans (-) et les guerres successives du duc Charles IV de Lorraine. Dépendant du comté de Bitche, Soucht est à l'époque la propriété des ducs de Lorraine. Le village devient par la suite français en sous Louis XV avec le rattachement du duché de Lorraine au royaume de France. Comme le reste de l'Alsace-Moselle, Soucht devient allemand durant la période du Reichsland (-) puis lors de l'occupation nazie (-).

Sommaire

GéographieModifier

Article connexe : Géographie de Moselle-est.

Localisation et communes avoisinantesModifier

Située à l’est du département de la Moselle, la commune de Soucht appartient au pays de Bitche; elle jouxte le département voisin du Bas-Rhin, région communément appelée Alsace Bossue. Soucht appartient au canton de Bitche et à l’arrondissement de Sarreguemines.

À vol d'oiseau, Soucht se situe à 51,7 km au nord-ouest de Strasbourg, chef-lieu de région, à 85,5 km à l'est de Metz, chef-lieu de département, à 25,7 km au sud-est de Sarreguemines, chef-lieu d'arrondissement et à 13 km au sud-ouest de Bitche, chef-lieu du canton et de la communauté de communes du Pays de Bitche[1].

ClimatModifier

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station météo de l'aéroport de Sarrebruck-Ensheim, située à 33 km au nord-ouest de Soucht.

Températures et précipitations moyennes à Sarrebruck[2]

Mois Jan. Fév. Mars Avr Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Températures moyennes (°C) 1,0 2,0 5,5 8,4 12,9 15,7 18,0 18,0 14,3 9,7 4,5 2,1
Précipitation moyenne totale (mm) 69,9 59,0 64,5 56,8 74,1 77,6 78,0 59,7 66,1 81,8 84,4 93,3
Sources des données : Deutscher Wetterdienst

Le climat qui règne à Soucht est tempéré, froid et de type océanique. Situé au nord du massif montagneux des Vosges, dans le pays couvert, le village est peu exposé aux vents mais des précipitations importantes y sont enregistrées toute l'année. Ainsi, les hivers connaissent des précipitations neigeuses assez fréquentes.

Voies de communications et transportModifier

Réseau routierModifier

Au sud du Pays de Bitche, Soucht est assez isolé des grands axes routiers. Le village est traversé d'ouest en est par la RD83 qui relie Kalhausen à Goetzenbruck. Cette dernière se raccorde à la RD37 qui effectue la liaison vers Bitche via Goetzenbruck et Lemberg.

La situation de Soucht est fort éloignée de Metz, la liaison vers la capitale mosellane se fait par l’autoroute A4 via les échangeurs de Sarre-Union ou de Sarreguemines. Aussi, naturellement les habitants sont plus orientés vers l’Alsace, Haguenau n’étant distante que d’une quarantaine de kilomètres.

Transports en communModifier

Le village disposait autrefois d'une gare sur la ligne de Wingen-sur-Moder à Saint-Louis-lès-Bitche et frontière désaffectée en . La ligne de chemin de fer Sarreguemines-Bitche desservait de à les gares ferroviaires des communes d'Enchenberg et Lemberg situées à proximité. Cette ligne ferroviaire étant désaffectée depuis , ces gares sont maintenant desservies par une liaison d'autocars TER Lorraine. De nos jours, la gare ferroviaire SNCF la plus proche est la gare de Wingen-sur-Moder, en service depuis sur la ligne Sarreguemines-Strasbourg[3].

Des ramassages vers le collège de Lemberg[4] et vers les lycées et collège de Bitche sont organisés lors des périodes scolaires.

Réseau aérienModifier

L’aéroport de Sarrebruck-Ensheim se situe à 50 km (liaison avec les grandes villes allemandes), celui de Strasbourg-Entzheim à 80 km (liaison avec les grandes villes françaises et européennes). L’aéroport international de Francfort est distant de 200 km du village. L’aéroport de Deux-Ponts40 km) qui offrait des liaisons quotidiennes vers Berlin et Majorque n'est plus exploité depuis octobre 2014.

ToponymieModifier

SouchtModifier

  • Anciennes mentions[5],[6] : Volspergers süch (1594) ; Volsberger Sucht (1629) ; La Sucht (1681) ; la verrerie de Souchtz (1751) ; Village de la Soucht (1755) ; La Souche (1756) ; La Souchtt (1779) ; Soucht (1793) ; Sucht (1801) ; Soucht (1874).
  • En allemand et en francique lorrain : Sucht[7].
  • Sobriquet des habitants : Suchter Klumbemacher ou Suchter Kahlenburger, « les sabotiers de Soucht » ou « les Kahlenbourgeois de Soucht ». Le premier sobriquet vient du long passé de sabotier du village de Soucht, qui en est même la capitale lorraine au début du XXe siècle. Le deuxième, vient du nom d'un village disparu situé entre Rosteig et Wingen, Kahlenberg ou Kallemberg, dont on suppose que les premiers habitants de Soucht étaient originaires[8].

ÉcartsModifier

  • Speckbronn, hameau à l'ouest du village.
  • Neudorf (ou Neudorff), ancien écart correspondant aujourd'hui au lotissement du village.
  • Oligmuehle ou Katzenkopfer Muehle, ancien moulin au nord de la commune.
  • Aneckersmuehle, Paulusmuehle ou encore Stockhofer Muehle, moulin au nord de la commune, sur l'ancien ban d'Eidenheim.
  • Suchter Muehle, « moulin de Soucht », ancien moulin sur la D83 à l'ouest du village.

Lieux-ditsModifier

Reflet du long passé linguistique allemand du pays de Bitche, les micro-toponymes ruraux (ou lieux-dits cadastraux) ne sont pas en français mais en allemand. On compte notamment :

HistoireModifier

Article connexe : Histoire du pays de Bitche.

Époque de la verrerie (1629-1700)Modifier

Article détaillé : Verrerie de Soucht.

Si la verrerie de Speckbronn (« la fontaine installée sur des terres grasses ») est créée vers la fin du XVe siècle, la fondation de La Soucht est beaucoup plus tardive puisque le village se développe autour d'une verrerie fondée en par Léonard Greiner, un verrier qui vient de Münzthal, berceau du futur village de Saint-Louis-lès-Bitche. La fondation de Soucht n’a donc pas tiré son origine de Speckbronn comme Georges Walter le dit, même s’il est naturellement possible que quelques verriers soient également venus de là[11].

Au XVIIe siècle, en accordant l'autorisation de fonder la verrerie, le comte de Deux-Ponts-Bitche aurait indiqué comme emplacement : « Sucht! » (cherchez!), ce qui expliquerait le nom du village. La verrerie de Soucht est par ailleurs la seule verrerie du pays de Bitche à ne pas être détruite durant la terrible guerre de Trente Ans (-) et les guerres successives du duc Charles IV.

L'établissement de La Soucht prit un caractère plus stable que celui qu'avaient conservé jusqu'alors les manufactures du verre du pays. Dès l'origine de leur installation, ses ouvriers avaient consacré une simple chambre à l'exercice du culte. Mais, en , une petite chapelle, pouvant contenir une trentaine de personnes, est érigée aux frais des verriers et des bûcherons. Moins de dix années plus tard, la prospérité de l'usine avait rendue la chapelle insuffisante, et en , elle est remplacée par un édifice plus considérable auquel était adossée une petite maison d'école[12].

Ce n'est qu'en qu'est mentionnée sous sa forme actuelle la Sucht, une pièce de terre rectangulaire en forme de taie d'oreiller.

En , par manque de bois, les feux sont éteints et de nouvelles verreries installées ailleurs dans le pays de Bitche, les verriers se transportent alors sur le nouveau site voisin de Meisenthal.

Du XVIIIe à nos joursModifier

 
Le découpage administratif du district de Bitche en .

En , le village, qui vient de devenir une commune du département de la Moselle, a pour annexes : les hameaux de Speckbronn et de Neudorff, les moulins Ohligmühl et Souchtmühl et la cense d'Aneckersmühl[5].

Au même moment est créé le district de Bitche, qui se heurte au clergé et sème la terreur dans la contrée. Les impôts sont difficiles à supporter. En , le district est éclaté en trois cantons (Bitche, Volmunster et Rohrbach), qui sont rattachés à l’arrondissement de Sarreguemines. Le pays de Bitche perd alors neuf siècles d’unité, et le « repliement » (c’est-à-dire le départ de l’élite locale) s’amorce.

En , des chantiers sont ouverts sur la commune pour construire une ligne de chemin de fer et le la ligne de Wingen-sur-Moder à Saint-Louis-lès-Bitche et frontière est ouverte à l'exploitation ainsi que la gare de Soucht par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine (EL)[13]. Elle va notamment être utilisée pour l'envoi de la production des sabotiers (elle est fermée au voyageurs en 1969 et aux marchandises en 1971)[14].

Soucht, petit village forestier, est la capitale du sabot lorrain au début du XXe siècle. Le village compte encore plus de 60 sabotiers avant la Seconde Guerre mondiale. C'est pour ces raisons que se trouve aujourd'hui un musée du Sabotier dans la localité, établi en .

Politique et administrationModifier

Situation administrativeModifier

 
Situation de Soucht (rouge) au sein du canton de Bitche (gris).

Depuis , Soucht est rattachée à l'arrondissement de Sarreguemines. La commune dépend de la cinquième circonscription de Moselle. Le député de cette circonscription est Céleste Lett candidat sortant investi par l'UMP aux élections législatives françaises de 2012. Le 17 juin 2012, il remporte son troisième mandat avec 60,24 % des suffrages exprimés au second tour[15].

De à , Soucht a fait partie de l'éphémère canton de Lemberg du district de Bitche. De cette date à , Soucht était l'une des 15 communes du canton de Rohrbach-lès-Bitche. Depuis le redécoupage cantonal de 2014, la commune dépend désormais du canton de Bitche (46 communes pour près de 35 000 habitants). Selon le principe de parité, deux conseillers départementaux - une femme, un homme - sont nécessairement issus des suffrages. À la suite des élections départementales des 22 et 29 mars 2015, les représentants auprès du conseil départemental de la Moselle sont Anne Mazuy-Harter (DVD) et David Suck (UDI), ancien vice-président du conseil général[16].

Instances judiciaires et administrativesModifier

Dans le ressort de la Cour d'appel de Metz, Soucht relève du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance, du tribunal pour enfants et du bureau foncier de Sarreguemines, de la Cour d'Assises de Moselle, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[17].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la communauté de brigades (COB) de Bitche[18].

IntercommunalitéModifier

 
Situation de la C.C. du Pays de Bitche (rouge) au sein de la Moselle (gris).

Soucht fait partie de la communauté de communes du Pays de Bitche (CCPB) qui regroupe en son sein quarante-six communes situées autour de Bitche. Depuis , cette institution est présidée par Francis Vogt, conseiller municipal de Bitche. Les deux délégués de Soucht pour cette structure intercommunale sont le maire Claude Feisthauer et la conseillère municipale Christelle Burgun[19].

Parmi ses nombreuses compétences, la CCPB gère le musée du Sabotier, le gymnase et le plateau sportif du collège de Lemberg, le gymnase et le plateau sportif du collège Kieffer de Bitche, La piscine et la médiathèque Rocca de Bitche, le site du Simserhof au Légeret, le site verrier de Meisenthal, le site du moulin d'Eschviller, la collecte des ordures ménagères, l’entretien des cours d’eau et le développement touristique. Le siège administratif et les bureaux de la CCPB se situent à Bitche, au 4 rue du Général Stuhl[20].

Tendances politiques et résultatsModifier

Élections présidentiellesModifier

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac, RPR, élu, avait obtenu à Soucht 80,48 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen, FN, 19,52 % des suffrages ; le taux de participation était de 80,70 %[21].

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu à Soucht 57,67 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 42,33 % des suffrages ; le taux de participation était de 84,29 %[22].

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 42,23 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 57,77 % des suffrages ; le taux de participation était de 80,16 %[23].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Joseph Krebs NC NC
mars 2008 en cours Claude Feisthauer NC NC
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachements géographiquesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 070 habitants, en diminution de -9,86 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
620 622 781 839 997 1 017 1 201 1 074 1 051
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
994 950 921 943 1 107 1 019 1 056 1 106 1 049
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 016 999 1 025 1 059 1 060 1 231 1 304 1 318 1 304
1990 1999 2008 2013 2014 - - - -
1 255 1 188 1 179 1 080 1 070 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune de Soucht est rattachée à l'académie de Nancy-Metz. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires, et cela depuis le redécoupage des régions françaises de 2015. Avant, elle faisait partie de la zone A.

Le village dispose de deux écoles, une école maternelle (3 niveaux), et une école primaire (3 classes pour 5 niveaux)[27].

Les élèves vont ensuite au collège La Paraison de Lemberg. Pour poursuivre leurs études en lycée, les jeunes Souchtois se rendent principalement à Bitche ou à Sarreguemines.

MédiasModifier

Le Républicain lorrain est un quotidien régional d’information dont le siège social se situe à Metz. Dans son édition de Sarreguemines-Bitche, il consacre régulièrement des articles à l’actualité communale[28].

Dans le domaine des médias audiovisuels, trois chaînes de télévision sont accessibles aux habitants de Soucht et relaient les informations locales : France 3 Lorraine, Mosaïk et TV Cristal. Parmi les nombreuses stations de radio disponibles, on peut citer Radio Studio 1 et Radio Mélodie[29], basées respectivement à Bitche et à Sarreguemines, ainsi que Radio Salü, radio de langue allemande basée à Sarrebruck.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
La chapelle dite Pauluskapelle, construite au XIXe siècle en limite de l'ancien ban d'Eidenheim.

Patrimoine naturelModifier

  • Le circuit des Rochers, avec le Deiwelfelsen, le Kammerfelsen, le Heidenfelsen, le Jaegerfelsen et le Stratzelfelsen.
  • Les Highland cattle, dans les parcs aménagés dans le cadre de la lutte contre les friches.
  • Le ruisseau dit Speckbronnbach, Speckbronner Bach ou Suchter Bach.

Patrimoine culturelModifier

DialecteModifier

Article connexe : Francique rhénan de Lorraine.

Sur le plan culturel, la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par la diffusion de la langue française dans le village et plus largement dans l'ensemble de la population alsacienne et mosellane. Depuis le traumatisme de l'occupation nazie de 1940-1945, la langue allemande et le dialecte francique sont en net recul même si le canton de Rohrbach comptait encore 80 à 90 % de locuteurs du francique lorrain en [33].

Dans les conversations en français de Moselle germanophone, outre les spécificités de l'accent francique lorrain (non distinction entre le p et le b, le ch et le j, le d et le t), la syntaxe est fréquemment bousculée par celle de l'allemand. Parmi les autres tendances lourdes figurent l'inversion entre le prénom et le nom (Muller Michel), l'usage fréquent d'abréviations pour les noms de localités ('Bronn, Ench', Goetz', Meis', Stras'), et l'emprunt de mots à la langue francique rhénane (Bix, Flamm, Kirb, Schluck, Schnaps).

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé au 1 et 4 d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, et au 2 de gueules au verre à pied d'or, et au 3 de gueules au sabot du même, sur le tout d'argent à une macle de sable gringolée de deux têtes de serpent, celle du chef penchée à dextre, celle de la pointe s'élevant à senestre[34].
Détails Le blason reprend les armes simples de Lorraine avec les armes de Bitche brochant sur le tout. Le verre à pied et le sabot rappellent les deux activités principales de la commune[34].
Ce blason a été adopté en suite au 350e anniversaire de la création du village[34].

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Adolphe Marcus, Les verreries du comté de Bitche : essai historique, Nancy, imprimerie de Berger-Levrault, , 359 p. (notice BnF no FRBNF34111715)
  • Armand Feisthauer, Le parler francique de Soucht : Arrondissement de Sarreguemines, Etude phonetique et lexicale, , 255 p. (OCLC 176651940)
  • Centre Culturel et l'Interassociation, Soucht, village du Pays de Bitche. 1629-1679, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 112 p.
  • Joël Beck, Rohrbach-lès-Bitche et son canton, , 362 p. (ISBN 978-2708500624)
  • Joël Beck, Moulins : huileries, tailleries, scieries du pays de Bitche, Sarreguemines, Éditions Pierron, , 503 p. (notice BnF no FRBNF37091175), « Soucht (l'Ohligmuhle, la Paulusmuhle, le moulin de Speckbronn, le moulin du village) », p. 443-501
  • Joël Beck, Le canton de Rohrbach-lès-Bitche, Alan Sutton Éditions, , 127 p. (ISBN 978-2842539757)
  • Joseph Feisthauer, Histoire des sabotiers et des sabots de Soucht : au cœur des Vosges du Nord, Soucht, Musée du Sabotier, , 115 p.
  • Marie-France Jacops, Jacques Guillaume et Didier Hemmert, Le Pays de Bitche (Moselle), Metz, Éditions Serpenoise, , 135 p. (notice BnF no FRBNF35493996), p. 126-128
  • André Schontz et Arsène Felten (préf. François Roth), Le chemin de fer en Lorraine, Metz, Éditions Serpenoise, , 316 p. (ISBN 9782876924147), « Wingen-sur-Moder à Saint-Louis-lès-Bitche », p. 240-241

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. « Orthodromie », sur le site Lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 août 2016).
  2. Fiche climatologique du Deutscher Wetterdienst
  3. « TER Lorraine », sur le site de la SNCF (consulté le 16 août 2016).
  4. « Les transports scolaires », sur le site du conseil départemental de la Moselle (consulté le 16 août 2016)
  5. a et b Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, rédigé en 1868, Société d'Archéologie et d'Histoire de la Moselle, (lire en ligne), p. 250
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Geoplatt
  8. « Soucht - d'Spotnäme (Platt) », sur le site de TV Cristal (consulté le 26 avril 2017).
  9. « Lieux-dits du cadastre », sur cadastre.gouv.fr (consulté le 15 août 2016)
  10. « Lieux-dits du cadastre », sur geoportail.gouv.fr (consulté le 15 août 2016)
  11. Walter Neutzling (trad. Louis Goubin), « La chronique du verrier Georges Walter », sur le blog de Greg Wolf (consulté le 15 octobre 2016)
  12. Les verreries du comté de Bitche : essai historique, p. 59.
  13. a et b Schontz, Felten, Gourlot, 1999, p. 240
  14. a et b Schontz, Felten, Gourlot, 1999, p. 241
  15. « Céleste Lett », sur www.nosdeputes.fr (consulté le 16 août 2016).
  16. « Le Conseil Départemental », sur http://www.moselle.fr (consulté le 16 août 2016)
  17. « Liste des juridictions compétentes pour une commune » (consulté le 16 août 2016).
  18. « Brigade la plus proche / Soucht », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le 16 août 2016).
  19. « Les élus de la Communauté de Communes du Pays de Bitche », sur http://www.cc-paysdebitche.fr/ (consulté le 16 août 2016)
  20. « La communauté de communes » (consulté le 16 août 2016).
  21. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de 2002 à Soucht » (consulté le 16 août 2016)
  22. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de 2007 à Soucht » (consulté le 16 août 2016)
  23. Ministère de l'Intérieur - Moselle (Lorraine), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Soucht » (consulté le 16 août 2016)
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  27. « Bilan communal de l'année 2015 », sur soucht.fr (consulté le 16 août 2016), p. 25.
  28. Le Républicain lorrain, « Soucht » (consulté le 26 avril 2017).
  29. Radio Mélodie, « Soucht » (consulté le 26 avril 2017).
  30. a et b « Calvaires et croix de chemin à Soucht », sur Bitscherland.fr (Pays de Bitche) (consulté le 31 janvier 2016).
  31. « Église de l'Assomption de la Très Sainte Vierge de Soucht », sur Bitscherland.fr (Pays de Bitche) (consulté le 31 janvier 2016).
  32. « Musée du Sabotier », sur Musée du Sabotier, (consulté le 31 janvier 2016).
  33. S. Legrand - d'après les chiffres de l'INSEE.
  34. a, b et c « Les Blasons des communes de Lorraine », Union des Cercles Généalogiques Lorrains (consulté le 26 avril 2017)