Soranos d'Éphèse

médecin grec
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Soranos ou Soranus (grec : Σωρανός ὁ Ἑφέσιος) est un médecin grec du début du IIe siècle apr. J.-C., chef de file de l’école méthodique.

Soranos d'Éphèse
Biographie
Naissance
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Époque
Activités
Manuscrit du IXe siècle, probablement basé sur les dessins de Soranos d'Éphèse.

BiographieModifier

Natif d’Éphèse, il fait ses études à Alexandrie avant d’exercer à Rome sous les règnes de Trajan et Hadrien[1].

MédecineModifier

Il démontre que le fœtus est propulsé, non pas par ses efforts propres, mais par des contractions de l'utérus, et invente la version podalique qui consiste à saisir l'enfant par les pieds pour le retourner avant de l'extraire. Tout comme Galien, il déconseille les rapports sexuels pendant l'allaitement, estimant qu'ils corrompent le lait, voire qu'ils le tarissent[2].

C’est dans son Traité des maladies des femmes que les écrits les plus précis de l’Antiquité sur la grossesse, l’accouchement et l’allaitement se trouvent[3].

Soranos définit la puériculture comme l'art de décider « quels sont les nouveau-nés qui méritent qu'on les élève »René Etienne[réf. incomplète] .

OuvragesModifier

On lui attribue 20 titres, dont un Traité sur les maladies aiguës et chroniques (Περὶ ὀξέων ϰαὶ χρονίων παθῶν) et un Traité sur les maladies des femmes (Τὰ Γυναικεῖα / Tà Gunaikeĩa) en quatre livres[4].

Longtemps connu par la seule paraphrase latine de Caelius Aurelianus, le Traité sur les maladies des femmes a été découvert en 1830 par Friedrich Dietz dans un manuscrit grec de la fin du XVe siècle (Paris Ms. Gr. 2153), qui comprend également une version latine attribuée à un certain Mustio. Le traité a été édité en 1927 par Johannes Ilberg dans le Corpus Medicorum Græcorum ; il a été traduit en français dans la collection Guillaume Budé par Paul Burguière, Danielle Gourévitch et Yves Malinas.

Notes et référencesModifier

  1. (en + grc) Souda (lire en ligne) à l'article « Soranos ».
  2. Étienne et Francine van de Walle, « Allaitement, stérilité et contraception : les opinions jusqu'au XIXe siècle », Population, no 4/5 (juillet-octobre 1972), p. 687.
  3. Paul Cesbron, « Naître à la vie, en douleur », Spirale, 2008/1 no 45, p. 85.
  4. E. Kind, cols. 1113-1130, Realencyclopädie der Classischen Altertumswissenschaft, zweite Reihe, III Bd., Stuttgart, 1927.