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La dénomination son sur disque (sound on disk) est un terme forgé dans les années 2000 par des historiens du cinéma (Serge Bromberg en France, Rick Altman aux États-Unis) pour relater une histoire jusque-là occultée du cinéma sonore. Elle s'applique à des techniques variées de synchronisation d'un appareil de visionnement de films, tel que le kinétoscope avec Dickson Experimental Sound Film, première expérience du genre, due à Thomas Edison, ou plus tard le cinématographe, le chronophone et d'autres procédés, avec un appareil de lecture de cylindres ou de disques de cire, tel que le phonographe, le gramophone, ou le berlinophone, ainsi qu'aux films sonores correspondants, tels les phonoscènes de Gaumont. Le couplage des deux appareils étant approximatif au début du procédé, et les séances émaillées d'incidents techniques qui le dévalorisaient aux yeux et surtout aux oreilles du public. Le Vitaphone[1] de 1926 régla ce problème du son sur disque, mais fut balayé par l'invention du son sur film (sound on film) par piste optique puis par piste magnétique. La dénomination voulait ainsi différencier les deux époques.

Inventaire[2]Modifier

FranceModifier

AllemagneModifier

  • Biophonographe
  • Cinophon (ex. : La Donna e Mobile, Alfred Duskes, 1908)
  • Projectophon

Royaume-UniModifier

 
Publicité pour le Vivaphone (1913)
  • Filmophone
  • Replicaphone
  • Apollo-Gramaphone
  • Vivaphone

États-UnisModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ce procédé ouvrit le succès aux films sonores, notamment avec Don Juan en 1926 et le célèbre Chanteur de jazz en 1927.
  2. Eric Lange, Serge Bromberg, Les Premiers pas du cinéma, à la recherche du son, DVD Lobster.