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Soleil vert
Description de cette image, également commentée ci-après
Le film se situe dans un New-York pollué et surpeuplé

Titre original Soylent Green
Réalisation Richard Fleischer
Scénario Stanley R. Greenberg
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Anticipation
Durée 93 minutes
Sortie 1973

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Soleil vert (Soylent Green) est un film américain d'anticipation réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973 et inspiré du roman de science-fiction Make room! Make room! (1966) de Harry Harrison[1].

Mettant en vedette Charlton Heston et Leigh Taylor-Young, l'acteur Edward G. Robinson y apparaît également dans ce qui sera son dernier film.

Librement inspirée du roman de Harrison, cette dystopie combine à la fois le genre du film policier et de la science-fiction : l'enquête sur le meurtre d'un riche homme d'affaires et un avenir dystopique où les océans sont mourants et la canicule est présente toute l'année en raison de l'effet de serre, résultant dans l'épuisement des ressources naturelles, la pollution, la pauvreté, la surpopulation et l'euthanasie volontaire[2].

L'histoire se déroule en 2022 dans la ville de New York où, comme le reste du monde, la pollution et la surpopulation ont cours. Le manque de nourriture amène les autorités à créer des aliments artificiels et industriels conçus par la société Soylent. Le détective Thorn, assisté par le vieux professeur « Sol » Roth, véritable mémoire du temps passé, enquête sur le décès d'un certain Simonson, un riche privilégié proche des cercles dirigeants. Alors qu'il progresse dans son enquête, Thorn s'aperçoit que cette caste fait tout pour l'empêcher de découvrir la vérité[3].

Le film a notamment remporté le Grand Prix du Festival d'Avoriaz 1974.

Sommaire

RésuméModifier

Le film commence par une succession d'images présentant l'industrialisation de la planète amorcée au XIXe siècle et amplifiée durant le XXe siècle et le XXIe siècle, celle-ci conduisant à la surpopulation et à la pollution mondiale[4],[5]. Les ressources naturelles étant maintenant épuisées, la population est nourrie par Soylent Industries, une entreprise qui fabrique des aliments de synthèse à partir du plancton océanique.

L'action du film se déroule à New York en 2022. La métropole est devenue une mégapole de 44 millions d'habitants. Il règne en permanence une température élevée, soit 33 °C. L'eau est rare. La faune et la flore ont quasiment disparu. La nourriture issue de l'agriculture également. La plupart des habitants n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels, les prix étant exorbitants. Ils en sont réduits à manger des produits de synthèse, fournis par la multinationale Soylent Industries, sous forme de tablettes carrées de couleur jaune, rouge ou bleue. Un nouvel aliment vient d'être lancé, le Soylent Green ; beaucoup plus nutritif, cet aliment est cher et disponible uniquement le mardi. Mais ce jour-là, des émeutes de citoyens affamés ne sont pas rares et sont sévèrement réprimées avec des bulldozers appelés « dégageuses » (scoop), sortes de camions-benne tractopelles ramassant les émeutiers afin de canaliser l'émeute[6].

 
Dans le film, d'énormes camions équipés de lames, à l'instar des bulldozers, dégagent et soulèvent des humains afin de désobstruer les rues de New-York saturées par la foule en émeute[7]

Frank Thorn, un policier détective « de premier ordre » du New York Police Department, vit avec son ami Solomon « Sol » Roth, un vieux juif lettré dans le petit appartement délabré d'un immeuble surpeuplé, où la cage d'escalier est occupée par de nombreux sans-abri. Sol peste contre l'état du monde et a la nostalgie du passé, tandis que Thorn se contente des seules choses qu'il a connues, à savoir la nourriture synthétique et la canicule perpétuelle.

Dans le même temps, William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent Corporation, est exécuté dans son appartement situé dans une tour sécurisée des beaux quartiers de Chelsea. Thorn est chargé de l'enquête et va découvrir que cette affaire, rapidement étiquetée comme étant un crime crapuleux, se révèle être en fait un assassinat visant à empêcher Simonson de révéler un terrible secret. Thorn comprend que Tab Fielding, le garde du corps du dirigeant, est complice car il était absent au moment du meurtre et que le système de sécurité était en panne. Thorn rapporte chez lui divers objets dont des aliments frais, de la viande et du bourbon qu'il a dérobés chez la victime et les partage avec Sol.

Poursuivant son enquête, Thorn revient dans l'appartement, noue une relation avec la « compagne » de Simonson, Shirl, ayant le statut de simple « meuble » et dont le prochain locataire disposera.

Thorn découvre que Tab Fielding est propriétaire d'un bel appartement et qu'il a les moyens d'acheter de la nourriture naturelle, telle que de la confiture de fraises : les soupçons du policier se confirment et il refuse donc de clôturer l'enquête. Thorn se révélant trop curieux, Donovan, l'homme chargé de la sécurité de l’État et qui travaille pour Santini, le gouverneur, décide de le supprimer par l'intermédiaire de son tueur à gages, Gilbert, aussi auteur de l'exécution de Simonson. Profitant d'une émeute due à l'épuisement des stocks de Soylent Green, Gilbert tente de tuer Thorn en lui tirant dessus mais échoue par deux fois, tant la foule est dense. Thorn finit par maîtriser Gilbert et l'envoie bouler sous une « dégageuse ».

 
Durant la mort programmée de son ami Sol, une projection de films permet à Thorn de découvrir le « monde d'avant »[8].

Pendant ce temps, Sol se rend à l'« Échange », une bibliothèque où se réunissent des gens instruits, sorte de comité des sages consultatif pouvant émettre un avis auprès d'instances internationales. Sol leur montre les deux rapports d'activité de la société Soylent Corporation que Thorn avait découverts chez Simonson. Face aux conclusions du comité, horrifié et désemparé, Sol comprend pourquoi Simonson a été assassiné. Il décide alors d'aller au « Foyer », endroit où l'on se fait euthanasier. Thorn arrive trop tard pour l'en empêcher mais réussit à assister aux dernières minutes de son ami : sur un immense écran, Thorn voit défiler, en écoutant un extrait du 1er mouvement de la Sixième symphonie de Beethoven (la Pastorale) les images de ce qu'était la Terre autrefois : des paysages magnifiques, la vie sauvage, la beauté de la nature. Avant de mourir, Sol lui demande de trouver la preuve que la société Soylent n'est pas ce qu'elle prétend être.

Thorn se glisse dans l'un des camions-bennes qui emmènent les cadavres à l'extérieur de la ville, vers un crématorium. En explorant les locaux de l'usine, il découvre alors que le Soylent Green est, en réalité, fabriqué à partir des cadavres de personnes euthanasiées : selon le discours officiel, cet aliment est censé être fabriqué à partir du plancton. En réalité, même les océans sont devenus stériles et l'anthropophagie fait désormais partie intégrante de la chaîne alimentaire humaine en en étant même le principal maillon. Pourchassé par les tueurs au service du gouverneur Santini, dont Tab Fielding, Thorn finit par être sévèrement blessé. Quand son supérieur arrive à sa rescousse, Thorn lui dit que le « Soylent Green est fabriqué avec des gens qui servent de bétail » (« Soylent Green is made out of people! »). Il supplie son supérieur de tout révéler, celui-ci acquiesçant, avec une certaine ambiguïté sur ses intentions futures. Alors qu'on l’emmène sur un brancard, il crie à la foule assemblée autour de lui : « Soylent Green, c'est les gens ! » (« Soylent Green is people! »)[9],[10].

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

 
Charlton Heston en 1981

ProductionModifier

Pré-productionModifier

 
Harry Harrison 2005

Soylent green est l'adaptation cinématographique d'un roman peu connu de Harry Harrison, publié en 1966 aux États-Unis[12] : Make room! Make room! (Soleil vert en français) qui décrit un New York surpeuplé où s'entassent des millions de chômeurs, où les automobiles ne roulent plus et où règnent le rationnement et la violence. Seule une classe de riches privilégiés profite des maigres ressources encore disponibles. L'action se situe non pas en 2022, mais en 1999[13].

Lors de son adaptation au cinéma, les producteurs du film décidèrent de changer le titre de l’œuvre, craignant que le public ne fasse l'amalgame avec une série populaire de l'époque, intitulée Make room for Daddy (en)[14].

Le roman original Make room! Make room! diffère sensiblement du film[15]. Le thème central est le risque d'explosion démographique, encore porteur à une époque où la dénatalité n'a pas encore remplacé le baby-boom, et où l'opinion conservatrice américaine s'oppose au contrôle des naissances pour des raisons principalement religieuses (cependant, la pilule et l'avortement sont déjà légaux dans certains États américains). Le sujet était débattu à l'époque : la pilule est longue à se généraliser en Occident, les pays en voie de développement sont encore loin de montrer le moindre signe de décollage économique. L'entassement, le manque de place (Make room!) menacent donc au Nord comme au Sud. Par ailleurs, la violence urbaine fait son apparition. Enfin la contre-culture est en train de naître dans le quartier bohème de San Francisco, résolument anti-industrielle : les hippies. C'est dans ce contexte que naît Make room! Make room!, un récit moins écologiste que malthusien. Le roman est un plaidoyer appuyé en faveur de la contraception et du contrôle des naissances, s'en prenant clairement aux Églises et aux conservateurs[16].

Le film, en revanche, sorti en 1973, est tourné en 1972. Depuis l'époque du roman, l'air du temps a changé. La peur de l'explosion démographique, qui s'éloigne des pays industrialisés, passe désormais sans disparaître complètement derrière une nouvelle angoisse : la destruction de l'environnement et la raréfaction des matières premières. La pollution devient un thème récurrent dans l'actualité, les premiers partis et groupes de pression écologistes s'organisent. Les producteurs et agriculteurs opposés à l'agriculture intensive s'alarment, ainsi que le Club de Rome, qui publie depuis 1967 rapport sur rapport, et vient de sortir son Halte à la croissance ? (Meadows Report, 1972). Il faut souligner aussi l'impact contextuel de Sortir de l'ère du gaspillage : demain et d'un essai pour le moins terrifiant du sociologue britannique Gordon Rattray Taylor (en) intitulé Le Jugement dernier[17] qui annonce, à coups de graphiques, la fin du monde si rien n'est fait pour inverser les tendances consuméristes. Soleil vert arrive donc, commercialement, dans un contexte idéal.

ScénarioModifier

Comme souvent à Hollywood, Soleil vert a failli ne pas se faire. La MGM n'aime pas le scénario de départ, la seule utilisation du thème de la surpopulation leur paraît insuffisante : « c'est une bonne idée, mais il faut rendre le film plus frappant »[18]

Pour rendre compte des préoccupations écologiques du film, le réalisateur Richard Fleischer embaucha comme conseiller technique Frank R. Bowerman, qui fut président de l'American Academy for Environmental Protection[14].

Plus ou moins associé au script, Harry Harrison doit donc batailler pour éviter la dénaturation de son œuvre, mais reconnaîtra plus tard que les idées « imposées par le studio » étaient excellentes : à la surpopulation seront donc ajoutées l'euthanasie des vieillards (mais pas seulement : on aperçoit des jeunes gens dans la file d'attente, le suicide, ouvert à tous, y est donc institutionnalisé), puis une idée encore plus terrifiante : le Soylent Green sera fait à partir de cadavres, c'est donc l'industrialisation du « cannibalisme ». « L'océan agonise », hurle Robert Thorn (Charlton Heston), « le plancton a cessé d'exister » : telle est la cause qu'il révèle à la fin.

Par ailleurs, fut décidée presque au dernier moment, avec des stock-shots choisis par le monteur du film, la scène où Sol Roth (Edward G. Robinson), avant d'être euthanasié, devient le spectateur dans un endroit qui fait penser aux futurs dômes IMAX, de documentaires animaliers, de films sous-marins, de paysages naturels magnifiques, images banales mais qui surgissent à l'écran après une heure et demie de plans généraux d'un New York devenu un bidonville, baignant dans un smog jaunâtre, rempli d’émeutiers affamés et dormant dans la rue. Le spectateur, en empathie avec l'acteur euthanasié, comprend que tout cela n'existe plus, détruit par la pollution.

Le film décrit en outre des politiciens corrompus, des nantis cyniques repliés dans leurs tours d'ivoire sécurisées et des scènes d'émeute qui renvoient aux pires sociétés fascistes, voire à des images de camps de concentration (l'allusion à la Shoah est d’ailleurs manifeste lors de la scène de l’Échange (Exchange), avec le comité des sages : « Dieu n'est plus là », dit l'une des lectrices).

Certaines modifications ont été apportées par rapport au script original. La scène où Sol Roth et Thorn partagent un repas de la « belle époque » n'était pas dans le script original. Elle a été rajoutée par Richard Fleischer à la suite de la demande de Charlton Heston et d'Edward G. Robinson eux-mêmes. En revanche, une série de scènes où Thorn et Sol partagent leur appartement avec une seconde famille a plus tard été supprimée.

Distribution des rôlesModifier

Richard Fleischer avait précédemment réalisé Le Génie du mal, avec Orson Welles, un film contre la peine de mort. Il s'entoure pour ce film d'au moins trois acteurs ayant déjà tourné avec Welles : Joseph Cotten (Simonson), Charlton Heston et Edward G. Robinson.

TournageModifier

Le tournage s'est déroulé du au à Los Angeles et El Segundo. Le consultant technique du film, Frank R. Bowerman, était à l'époque président de l'Académie américaine pour la protection de l'environnement.

Edward G. Robinson était totalement sourd quand il a fait le film, ce qui occasionna plusieurs problèmes durant le tournage[14]. Ce fut sa dernière apparition à l'écran[14]. Alors qu'il interprète cette terrible scène d'euthanasie, il est déjà très malade. Atteint de cancer, il meurt peu de temps après la fin du tournage, le [14]. Charlton Heston a déclaré plus tard qu'il pleure vraiment dans la scène où le personnage de Thorn découvre qu'il ne peut plus arrêter le suicide de Sol. En fait, il était le seul à savoir sur le plateau de tournage que Robinson était réellement en train de mourir du cancer.

Harry Harrison fut également conseiller à la réalisation du « main title », l'introduction du film, un montage saisissant, qui montre en accéléré l'essor de la société industrielle moderne du XIXe siècle à nos jours, enchaînement de plans fixes issus de photographies de plus en plus violentes. Cette séquence est servie par une musique signée Fred Myrow.

Il s'agit du dernier film tourné aux studios MGM.

Bande originaleModifier

Lors de la présentation visuelle regardée par Sol à la clinique, la première musique entendue est le premier mouvement de la Sixième symphonie de Tchaïkovski puis un extrait de la Sixième symphonie de Beethoven. Les deux derniers thèmes sont extraits de la musique de scène d'Edvard Grieg pour la pièce Peer Gynt d'Ibsen : lorsque le troupeau de moutons apparaît, nous entendons Au matin et la dernière musique entendue est La mort d'Ase[19].

AccueilModifier

Box officeModifier

Sorti en 1974 en France, le film a compté 2 284 681 entrées, dont 694 459 à Paris, soit le troisième meilleur score pour l'ensemble des films du réalisateur Richard Fleischer (après Vingt mille lieues sous les mers, sorti en 1955 et Les vikings, sorti en 1958)[20].

CritiqueModifier

Aux États-Unis, le film reçut un accueil assez positif. Le critique A. H. Weiler (en) du The New York Times présente cependant une analyse mitigée, où il conteste la plausibilité de ce futur mais reconnait la maîtrise de la mise en scène[21].

En France, Samuel Douhaire du magazine Télérama reconnait au travers d'un éditorial de 2008, en citant ce film, que le réalisateur Richard Fleicher « a tâté de tous les genres, le plus souvent avec bonheur »[22].

Selon le site web spécialisé Cinéma Fantastique, le film Soleil Vert demeure un « monument du cinéma d’anticipation »[23].

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationModifier

  • Hugo Awards : nomination pour le Meilleur film de l'année (Best Dramatic Presentation) : Richard Fleischer, Stanley Greenberg et Harry Harrison.

RépliqueModifier

Liste de l'American Film Institute

Autour du filmModifier

  • Dans le film apparaît le tout premier jeu vidéo commercialisé en série, Computer Space, créé en 1971 par Nolan Bushnell, aussi créateur d'un autre jeu célèbre, Pong, et commercialisé par la société Nutting Associates[14].
  • Harry Harrison, l'auteur du roman adapté dans ce film, fut si déçu par sa première expérience avec un grand studio hollywoodien qu’il jura par la suite que jamais plus il n’accepterait qu’une de ses œuvres soit adaptée au cinéma. Ce qui est encore le cas aujourd’hui[14].
  • À sa sortie en France, en juin 1974, le film était interdit au moins de douze ans[24].

Analyse : Soleil vert, un film prémonitoire ?Modifier

L'idée originale de ce film est liée au contexte d'une époque qui voit émerger les premiers partis écologistes; ces mouvements sont les initiateurs d'une conscience environnementale généralement revendiquée comme contestataire et inspirée par la contre-culture[25].

En 2009, Nathalie Magne, enseignante-chercheuse en économie, évoque le film dans la revue Ethnologie française. Selon elle, Soleil vert est le film le plus ancien évoquant une vision apocalyptique d'une planète surpeuplée et subissant une catastrophe écologique. Les personnages du film évoluent dans une atmosphère étouffante et soumise à la pollution. La vie urbaine baigne dans une ambiance de corruption et de violence. Même si aucun dérèglement climatique n'est évoqué directement, la température générale a augmenté, et le temps semble constant. Au début du film, le personnage de Sol Roth explique : « Est-ce que quelqu’un peut vivre dans un climat comme celui-là ? La canicule d’un bout de l’année à l’autre, on se croirait dans un four, on crève à force de transpirer [...] », indiquant que ce monde est devenu un enfer ; le climat n'étant qu'un des facteurs ayant transformé la vie des protagonistes de cette fiction en véritable cauchemar[26].

Dans un article, paru en 2015 sur le site Allociné, Olivier Palluero évoque un article du Time magazine, publié l'année de la sortie du film :

« Un tel chaos écologique n’est que trop probable, mais il y a eu tellement d’avertissements mélodramatiques à ce sujet dans des essais et des fictions spéculatives comme celle-ci que la répétition émousse et use le sentiment d’urgence »

Avant d'ajouter à la fin de son article (après avoir évoqué l'historien et économiste français Philippe Chalmin, spécialiste du marché des matières premières et auteur d'un ouvrage intitulé « Géopolitique des ressources naturelles : prospectives 2020 ») que, depuis les années 1970[27] :

« Dans le monde actuel, jamais l'écart entre riches et pauvres n'a été aussi important; 827 millions (source : ONU - PAM) de personnes dans le monde ne mangent pas à leur faim; les guerres pour le contrôle des ressources -en particulier les plus fondamentales comme l'eau- n'ont jamais été aussi présentes tandis que les sociétés sont de plus en plus sensibilisées à la chasse aux gaspillages. Jamais la surconsommation et la surproduction n'ont autant été au coeur de l'actualité. »

Dans la culture populaireModifier

CinémaModifier

  • Dans La Revanche du Petit Chaperon rouge (2011), lorsque la sorcière montre la recette des truffes à Grand-mère, l'un des ingrédients est du « Soylent Green » et a été barré, remplacé par le mot « People ».
  • Dans Cloud Atlas (2012), quand Timothy Cavendish s'échappe d'une maison de retraite, il hurle aux pensionnaires qui le regardent par la véranda « Soylent Green is made of people! » (« Soleil vert est fait avec des gens ! »).
  • Dans Turbo Kid (2015), avec une boîte de céréales qui s'appelle « Soleil Vert ».

TélévisionModifier

  • Dans la série Futurama (saison 1, épisode 1), dans la scène où Fry se demande si le Slurm ne serait pas fait avec des cadavres humains, Leela lui répond que la marque « Soleil vert » le fait déjà.
  • Dans Les Simpson (saison 17, épisode 16), la scène du suicide est reproduite avec Abraham Simpson.

Jeux vidéoModifier

  • Dans le jeu Xenogears, sous la dénomination de « Soylent System ».
  • Dans Dungeon of the Endless, deux personnages (Skroig et Gorg) ont une capacité appelée « Soleil vert » qui leur permet de gagner une ressource de nourriture tous les trois ennemis tués.

Notes et référencesModifier

  1. Soleil vert, J'ai lu, , 315 p. (ISBN 978-2290079409, lire en ligne)
  2. John Shirley, « Locus Online: John Shirley on Soylent Green », sur Locus Online, (consulté le 17 novembre 2016).
  3. « Critique du film Soleil vert », sur dvdclassik.com (consulté le 27 avril 2019).
  4. « Cinéma & Médiation Le réchauffement climatique au cinéma : partie 2 – Soylent Green », sur situsavais.com (consulté le 27 avril 2019)
  5. « images du film Soleil vert », sur hyperbate.fr (consulté le 27 avril 2019)
  6. Site l'œil sur l'écran, page sur Soleil vert, consulté le 26 avril 2019
  7. « Soleil vert », sur le site du ciné club de Caen (consulté le 27 avril 2019)
  8. site du cinéma le France, page sur le film "Soleil vert", consulté le 27 avril 2019
  9. (en) « Video youtube les trente dernières secondes du film Soylent green », sur Youtube.com (consulté le 27 avril 2019)
  10. (en) « soylent-green-is-people », sur shmoop.com (consulté le 27 avril 2017)
  11. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  12. Harry Harrison, Doubleday éditeur, 1966, 213 p.
  13. Site agir par la culture, page sur le roman Soleil vert, consulté le 27 avril 2019
  14. a b c d e f g et h « Soleil vert : les secrets du tournage », Allociné.fr (consulté le 27 janvier 2019).
  15. Google livre "Bifrost no 76: Spécial J. R. R. Tolkien", page sur Soleil vert, consulté le 26 avril 2019
  16. Soleil vert (Make room! Make room!), deuxième partie, chapitre IV. Les idées de Harry Harrison à ce sujet sont exposées par le vieux Solomon Kahn, joué dans le film par Edward. G. Robinson (Soleil vert, 1974, Presses de la cité, traduction de E. de Morati.)
  17. Paru chez Calmann Lévy, Paris, 1970.
  18. Jean-Pierre Piton et Alain Schlockoff, Encyclopédie de la science-fiction, J. Grancher, , 406 p.
  19. site sens-critique, page "meilleurs usage de la musique classique au cinema, fiche sur "Soleil vert", classé no 11, consulté le 27 avril 2019
  20. « Richard Fleischer Box office », sur boxofficestory.com (consulté le 29 avril 2019)
  21. (en) A. H. Weiler (en), « Screen: 'Soylent Green' », sur The New York Times.com, .
  22. Samuel Douhaire, « Richard Fleischer, l'excellence à toute épreuve », sur Télérama.fr, .
  23. « Critique de film : Soleil vert », sur cinemafantastique.net (consulté le 27 avril 2019).
  24. « Soleil vert, onglet fiche film », sur cbo-boxoffice.com (consulté le 29 avril 2019)
  25. Annabelle Laurent, « Faut-il revoir Soleil vert ? », sur usbeketrica.com, .
  26. Nathalie Magne, « Le catastrophisme climatique dans le cinéma grand public », Ethnologie française, 2009/4 (Vol. 39), p 687-695 (consulté le 26 avril 2019).
  27. Olivier Palluero, « Soleil vert, 40 ans après : un futur toujours aussi condamné ? », sur Allociné.fr, .

AnnexesModifier