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Opérateur de transport de Wallonie

entreprise publique de transport en Wallonie (Belgique)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir TEC.

Opérateur de transport de Wallonie
Logo de Opérateur de transport de Wallonie

Création
(en tant que Société Régionale Wallone du Transport)

(en tant que Opérateur de Transport de Wallonie)
Disparition
(en tant que Société Régionale Wallone du Transport)
Prédécesseur SNCV, STIL, STIV, STIC

Forme juridique Enterprise publique
Sigle OTW
Slogan(s) « Le TEC, Tellement En Commun ! »
Siège social Drapeau de Belgique Av. Gouverneur Bovesse 96
5100 Jambes (Namur) (Belgique)
Direction Vincent Peremans (cdH)
Effectifs 5 114 (au 31 décembre 2017)[1]
Filiales TEC Brabant wallon
TEC Charleroi
TEC Hainaut
TEC Liège-Verviers
TEC Namur-Luxembourg
Site web www.infotec.be

Localisation Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Longueur 14 844 km (2017)[2]
Trafic voyageurs 158 216 990 voyageurs (2017)[2]

L'Opérateur de Transport de Wallonie[3] (anciennement Société régionale wallonne du transport) est la société publique de transport de la Région wallonne (Belgique). Elle utilise le nom commercial « TEC » (Transport En Commun). Son réseau est essentiellement composé d'autobus, mais elle exploite également le métro de Charleroi et le futur tramway de Liège.

Sommaire

HistoriqueModifier

Fondée en 1991, lors de la régionalisation des transports en Belgique, la SRWT (Société régionale wallonne des transports) est une holding faîtiere qui chapeaute cinq sociétés d'exploitation : les TEC (Transports en commun).

Historiquement, les transports en commun en Belgique étaient exploités à la fois par la SNCV (Société nationale des chemins de fer vicinaux fondée en 1885) et certaines villes disposaient de sociétés intercommunales gérant les transports : les STI. On pouvait en dénombrer trois en Région wallonne : STIC (Charleroi), STIL (nl) (Liège) et STIV (nl) (Verviers).

Lorsque la compétence des transports urbains a été régionalisée en 1989, toutes ces sociétés furent regroupées et un nouveau découpage fut effectué.

À côté de la SRWT, on dénombrait 5 sociétés d'exploitation : le TEC Brabant wallon, le TEC Charleroi, le TEC Hainaut, le TEC Liège-Verviers et le TEC Namur-Luxembourg.

Le [4], le gouvernement Wallon a voté la fusion des 6 sociétés actuelles (SRWT et 5 société d'exploitations) au sein d'une nouvelle structure unique, l'Opérateur de Transport de Wallonie (OTW)[5] avec prise d'effet le [6]. Les anciennes sociétés TEC sont devenues des directions territoriales à cette même date.

La marque commerciale TEC, quant à elle, reste d'application.

Organisation et missionsModifier

OrganisationModifier

L'OTW est un organisme d'intérêt public de la Région Wallonne et est une personne morale de droit public.

Sa direction est composée comme suit[7]:

Administrateur général: Vincent PEREMANS

Direction Étude-Sécurité-Services spéciaux et sous-traités : Marc Masy

Direction des Finances : Jean-Pierre ISTACE

Direction du Service Informatique : Bruno MAES

Direction des Services Techniques : Christophe BERTHO

Direction des Services Généraux : Philippe KEMPINAIRE

Direction Marketing de la mobilité durable : Stéphane THIERY

Direction de l'Audit Interne : Benoît LALOUX

Pour l'exploitation du réseau, 5 directions territoriales sont établies, reprenant les périmètres des anciennes sociétés d'exploitations:

  1. Direction Brabant Wallon ;
  2. Direction Charleroi ;
  3. Direction Hainaut ;
  4. Direction Liège-Verviers ;
  5. Direction Namur-Luxembourg.

MissionsModifier

Le décret créant l'OTW définit ses missions comme suit[7]:

1. a pour objet, en Région wallonne, l'étude, la conception, la promotion et la coordination des services de transports publics des personnes;

2. proposer au Gouvernement en vue de fixer:

  • les structures tarifaires applicables aux transports publics de personnes,
  • les règles de répartition des subsides régionaux alloués aux directions territoriales;

3. définir, au nom du Gouvernement, de la politique commerciale;

4. réaliser le programme d'investissements arrêté par le Gouvernement en matière d'infrastructure;

5. coordonner l'action des directions territoriales:

  • commandes et achats groupés de matériel roulant et d'équipements pour les différentes directions territoriales (ainsi que le financement de ces activités),
  • action visant à favoriser la création de services communs aux directions territoriales,
  • harmonisation des politiques desdites directions territoriales concernant les relations de travail individuelles ou collectives,
  • règlement à l'amiable de conflits entre directions territoriales;

6. relations avec la SNCB ou tout autre organisme national ou international de transports publics;

7. toute mission d'intérêt général que lui confierait le Gouvernement.

RéseauModifier

 
Dépôt avec métros et autobus du TEC à Charleroi

Le réseau de l'OTW peut se subdiviser en deux grandes parties :

  1. les réseaux urbains d'Arlon, Charleroi, Dinant, La Louvière, Liège, Mons, Mouscron, Namur, Tournai et Verviers ;
  2. le réseau périurbain.

Le réseau urbain de la ville de Liège représente à lui tout seul plus de 30 % du total de déplacement en bus en Région wallonne.

Le réseau wallon est quasi uniformément exploité en bus.

 
Véhicule du métro léger de Charleroi à côté de drapeaux du TEC

Un réseau de métro est établi à Charleroi : le MLC Métro léger de Charleroi. Il compte quatre lignes de tram exploitées principalement en mode « métro léger » (trams circulant en site propre). Un seul tronçon a gardé un caractère vicinal.

Le tram apparaîtra également à Liège en 2022 et reliera Sclessin à Herstal en passant par la gare TGV de Liège Guillemins et Saint-Lambert

LignesModifier

Réseau TECModifier

Toutes les lignes du réseau peuvent être visionnées sur leur site internet à cette l'adresse.

BillettiqueModifier

La billettique du Groupe TEC est basée sur une technologie sans contact, sous la dénomination « TEC It Easy »[8].

Comme les trois opérateurs de transports en commun en Belgique, elle se base sur la carte MOBIB

Les automates SELF et les autres canaux de ventes, les valideurs et les solutions logicielles sont mis en œuvre par XEROX à travers son produit ATLAS[9].

Le projet "TEC It Easy" a débuté par une simplification tarifaire en 2014. En 2015, après un projet pilote au TEC Brabant Wallon, la nouvelle billettique est généralisée le 21 avril.

Mouvements sociauxModifier

Dans le passé[Quand ?], la SRWT a subi des grèves pour des motifs divers (revendications liées à des hausses de salaires, problèmes de sécurité, licenciement d'un chauffeur de bus)[10][source insuffisante]. 70 % des grèves sont considérées comme grèves sauvages[10],[11]. Le MR réclame un « service minimum » pour réduire l'impact des grèves sur les usagers. Cette mesure est par contre jugée inapplicable selon le ministre wallon des Transports en 2011, Philippe Henry[12].

Parc moteurModifier

En 2017[13], la parc d'autobus et de motrices comptait 1 777 véhicules répartis comme suit:

  • 1 305 autobus standards;
  • 339 autobus articulés;
  • 87 midibus et minibus;
  • 45 motrices.

Notes et référencesModifier

  1. « Notre personnel », sur groupetec.be.
  2. a et b « Le TEC en chiffres », sur groupetec.be.
  3. http://www.etaamb.be/fr/decret-du-29-mars-2018_n2018201815.html
  4. « Fusion des TEC: le gouvernement a adopté la réforme », RTBF Info,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2018)
  5. « Rationalisation des TEC : la réforme est adoptée | Portail de la Wallonie », sur www.wallonie.be (consulté le 30 mai 2018)
  6. « HV - SC », sur www.ejustice.just.fgov.be (consulté le 24 septembre 2018)
  7. a et b « Opérateur de transport de Wallonie (OTW) », sur www.wallonie.be (consulté le 29 juillet 2019)
  8. Groupe TEC, TEC It Easy - Dossier de Presse (lire en ligne)
  9. « Le TEC lance TEC IT EASY, sa nouvelle billettique sans contact basée notamment sur la solution Xerox ATLAS », sur www.xerox.com (consulté le 12 janvier 2016)
  10. a et b « Chauffeurs des bus Tec, adeptes des grèves sauvages »
  11. Tec : 7 grèves sur 10 sont sauvages, La Libre.be.
  12. « La grève à Liège relance le débat sur le service minimum », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  13. « TEC - Rapport d'activités 2017 | TEC SRWT », sur rapportannuel.groupetec.be (consulté le 3 janvier 2019)
  14. [PDF].

Voir aussiModifier