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Société française d'exportation de matériels, systèmes et services relevant du ministère de l'Intérieur

Sofremi
Création 24-04-1986
Dates clés 17-07-2014 Type : Liquidation judiciaire

06-12-2017 : Clôture pour insuffisance d'actif 06-12-2017 : Radiation

Disparition 06-12-2017
Forme juridique SA à conseil d'administration
Siège social Saint Cloud
Direction Albert Cavaco
Actionnaires Etat 35 %

Thomson CSF + Alcatel + Alsthom + ++

Activité Ingénierie, études techniques
Effectif nc
SIREN 335-275-715

Chiffre d'affaires 22 058 100 € en 2011
Résultat net -789 100 € en 2011 (perte)

La société française d’exportation de matériels, systèmes et services relevant du ministère de l’Intérieur ou SOFREMI, créée en 1986 par Pierre Joxe était une société Française de droit privée dépendant du ministère de l'Intérieur, l’État détenant 35 % du capital, les autres actionnaires principaux étant les groupes Thomson, Alcatel et Aérospatiale.

Créée pour favoriser l'action internationale du ministère français de l'Intérieur et sur le même modèle que les autres "offices", elle s'est spécialisée dans les ventes de réseaux de télécommunications et de matériels de sécurité pour les forces de police et de sécurité civile à l'étranger.

La société est victime de détournements de fonds entre 1993 et 1995 (voir Affaire de la Sofremi), En outre la SOFREMI, est impliquée dans le montage financier du contrat d'armement de 1994 avec le Pakistan, qui donna lieu à des rétrocommissions et à l'attentat de Karachi en contre des employés de la Direction des Constructions Navales (DCN) (voir affaire Karachi)[1]

À partir de 1995, Jean-Louis Debré va restreindre les activités de la société dont le chiffre d’affaires passe de 569 millions de francs annuels, à son arrivée, à 50 millions de francs annuels à son départ.

À partir de 1997, sous Jean-Pierre Chevènement la SOFREMI se reconvertit dans le marché de la sécurité intérieure dont elle devient un leader mondial, notamment à la suite d'un contrat d’équipement avec la police fédérale brésilienne.

L'État cède ses parts en 2001.

En 2007 Pierre Pasqua, 59 ans, fils de l'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris de recel d'abus de biens sociaux au préjudice de la Sofremi[2],[3],[4],[5].

Après la liquidation judiciaire l'activité a été reprise par la Sofema.

Notes et référencesModifier

  1. « Karachi : grand danger pour Nicolas Sarkozy », sur agoravox.fr, (consulté le 10 février 2018)
  2. « Sofremi: 18 mois de prison ferme pour Pierre Pasqua », sur LExpress.fr, (consulté le 1er mars 2019)
  3. Pascale Robert-Diard, « Procès Pasqua : le petit jeu entre amis de la Sofremi », sur lemonde.fr, (consulté le 3 juillet 2019).
  4. Laure Debreuil, « la Sofremi: un pillage organisé », sur Le blog de Laure Debreuil (consulté le 1er mars 2019)
  5. « Affaire Sofremi : neuf prévenus, dont le fils Pasqua, devant les juges », sur FIGARO, (consulté le 1er mars 2019)

Lien externeModifier