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Société des douze

(Redirigé depuis Société des Douze)
Société des douze
Histoire
Fondation
1823 refondée en 1834
Cadre
Type
Siège social
Pays

Les XII selon Libry-Bagnano.

Libry-Bagnano, ex-bagnard, folliculaire, mouchard, aventurier et agent à la solde du gouvernement, donne la description suivante des XII ainsi qu'une liste qui diverge quant aux noms : « Il existait, comme chacun sait, à Bruxelles une réunion de douze individus, que je ferai connaître tout à l’heure, réunion que le spirituel Froment avait surnommée la société d’adoration mutuelle, et qui s’assemblait tous les jeudis. Comme ces hommes voulaient en tout singer les Français, cette coterie de mauvais sujets, de mauvais citoyens et de piètres écrivains, représentait, pour Bruxelles, ce que l'on nommait le comité directeur à Paris. C’est là que se fesaient (sic) et que se defesaient (sic) les réputations en Belgique : c’est là que l’on décrétait chaque semaine la part de louange et de calomnie qui serait consignée dans les journaux dont cette clique disposait : c’est là que l’on décidait que Lesbroussart serait un grand poëte, Van de Weyer un grand philosophe, de Potter un grand publiciste, en attendant le jour où l’on en ferait un grand citoyen pétri de la boue des barricades. Voici au surplus le nom des douze dont se composait cette réunion. Le professeur Baron, (français) ; le baron Beytz, ancien magistrat ; l’avocat Donker ; l’avocat Gendebien, fils ; le professeur Lesbroussart ; Louis De Potter ; l’avocat Plaisant ; le notaire Thomas, fils ; l’avocat Tielemans, depuis référendaire ; Edouard Smits, employé au ministère de l’intérieur ; Van de Weyer bibliothécaire du roi et de la ville. J’ai oublié le nom du douzième, et j’ai dans l’idée que Ducpétiaux et Levae y avaient été admis en remplacement de Tielemans absent et je ne sais plus de quel autre. Ces hommes atroces ont acquis en Europe une célébrité trop déplorable, pour que j’aie le moindre besoin d’en dire ici davantage sur leur compte ». (Libry-Bagnano, Les crimes d’un honnête homme, La Haye, 1832, p. 180).

Auguste Baron, membre fondateur de la première "Société des douze".
Louis De Potter, membre fondateur de la première "Société des douze".
Le philosophe Louis Gruyer, membre fondateur de la première "Société des douze".
Lucien Jottrand, membre fondateur de la première "Société des douze".
Le peintre Joseph-Denis Odevaere, membre fondateur de la première "Société des douze".
Adolphe Quetelet, membre fondateur de la première "Société des douze".
Sylvain Van de Weyer, membre fondateur de la première "Société des douze".

La Société des douze est une association savante, littéraire et gastronomique qui tenait ses séances à Bruxelles.

La première Société des douzeModifier

La Société de littérature de Bruxelles, fondée le 20 nivôse an VIII (10 janvier 1800), comptait notamment parmi ses membres le baron de Stassart, fabuliste et moraliste, le poète Lesbroussart et le géographe Louis-Dieudonné Dewez, qui en était le secrétaire. La Société de littérature, mal notée par le gouvernement du Royaume uni des Pays-Bas et en proie à des querelles intestines, disparaît en 1823.

Certains de ses membres continuèrent à se réunir dans le salon du poète Philippe Lesbroussart et fondèrent la même année 1823 la Société des douze[n. 1].

En 1825, quand la Grèce se souleva, les XII formèrent en Belgique un Comité hellènique.[1] La réponse de Libry-Bagnano fut immédiate. Il fit paraître, sous le pseudonyme de Linny Babagor, sa Réponse d'un Turc à la note du Vicomte de Chateaubriand, membre de la Société en faveur des Grecs, livre de l'Imprimerie M. Hayez, Dépôt de la Librairie Baud(o)uin Frères à Bruxelles.

Les douze membres fondateurs en 1824Modifier

La liste qui suit est celle que donne en 1855 Quetelet[2], membre fondateur.

  1. Auguste Baron
  2. Philippe Doncker[3], avocat, auteur politique, fondateur du périodique L'Observateur.
  3. Louis De Potter[4]
  4. Auguste Drapiez[5]
  5. Louis Gruyer[6]
  6. Lucien Jottrand[7]
  7. Philippe Lesbroussart
  8. Joseph-Denis Odevaere
  9. Adolphe Quetelet
  10. Édouard Smits[8]
  11. Jean-François Tielemans
  12. Sylvain Van de Weyer[9]

Libry-Bagnano, folliculaire et aventurier qui avait déjà tâté des galères pour diverses escroqueries, donne dès 1832 une liste, mais qui, vu le parcours de l'auteur qui essaye peut-être de discréditer ses ennemis, est moins crédible que celle de 1855 de Quetelet. Il ajoute les noms de François Joseph Beyts, de l'avocat Gendebien, fils, d'Isidore Plaisant, du notaire Thomas, fils, ainsi que d'Édouard Ducpétiaux, en remplacement de Tielemans, et d'Adolphe Levae en remplacement d'un autre.

Gustave Charlier, dans une étude de 1948 publiée par l'Académie royale de Belgique, ajoute le nom de Marcellin Jobard[10], mais il n'indique pas sa source, il est possible qu'il s'agisse d'une confusion Jobard/Jottrand.

Ses activitésModifier

Dès son origine, d'importantes personnalités en firent partie. Le mystère[11] dont cette société s'entourait avait dès le début attiré la suspicion de la presse[12] et du gouvernement de Guillaume Ier.

Sa dissolutionModifier

Cette première Société des douze fondée sous le règne de Guillaume Ier s'est dispersée[13] vers 1830, lorsque l'alliance des libéraux et des catholiques contre le gouvernement de Guillaume Ier se fut un peu consolidée, et que l'on commença à prévoir la lutte.

Toutefois son esprit n'était pas mort et en 1834 une nouvelle génération, belge cette fois-ci, l'a remise sur pied.

La nouvelle Société des douzeModifier

 
Jules Anspach, membre fondateur de la nouvelle Société des douze.
 
Auguste Orts, membre fondateur de la nouvelle Société des douze.
 
Jean-Baptiste Van Mons, membre fondateur de la nouvelle Société des douze.

Cette seconde Société des douze, fut fondée en 1834 dans l'esprit de la première, par la nouvelle génération qui allait lui redonner vie. Si la première Société des douze était principalement composée de savants et d'intellectuels actifs dans l'opposition au gouvernement de Guillaume Ier, les membres appartenant à cette nouvelle société étaient presque exclusivement issus du monde de la magistrature, du barreau de cassation et des édiles bruxellois[14].

Cette Société, où les charmes de la table s'associent aux joies de l'esprit, n'a qu'une existence de fait et ne possède pas de statuts officiels. La Société des douze se perpétue toujours par cooptation de candidats figurant sur une longue liste d'attente, tant l'appartenance à cette Société a conservé une aura prestigieuse. Après le décès d'un membre celui-ci est ainsi aussitôt remplacé.

Liste des fondateurs en 1834 de la nouvelle "Société des douze"Modifier

Une brochure[15] éditée pour le cinquantenaire de la Société des douze liste les nouveaux fondateurs de cette société, ainsi que leur année de décès, date à laquelle ils étaient remplacés par les candidats en attente :

  • Van Damme : mort en 1850 (date de décès)
  • P. De Cuyper : 1849. Est-il apparenté à A.A De Cuyper, né en 1800, conseiller à la Cour de cassation, officier de l'ordre de Léopold le 5 mars 1856[16], mort en 1849.
  • Delporte cadet. Un Delporte était responsable au "Musée, à l'ancienne cour" du Cabinet de physique et galeries d'histoire naturelle[17], mort en 1839.
  • Vandevelde, mort en 1872.
  • François Joseph Verhaegen (né à Bruxelles le 1er août 1800 et mort dans sa ville natale le 18 mars 1848), docteur en droit de l'Université d'État de Louvain, jurisconsulte et avocat à la Cour de cassation, mort en 1848. François Joseph Verhaegen, est le frère de Théodore Verhaegen, fondateur de l'Université libre de Bruxelles.
  • Jean-Baptiste Van Mons, pharmacien, chimiste, botaniste, agronome, pomologue, professeur de physique et de chimie à l'École centrale de Bruxelles et à l'Université d'État de Louvain, mort en 1842.
  • Théodore Van Mons, né à Bruxelles le 31 mars 1801, mort à Schaerbeek[18] le 30 décembre 1869, président de la haute cour militaire, conseiller à la Cour d'appel de Bruxelles et un des 40 fondateurs - à Bruxelles - (avec l'avocat T. Pardon de Tirlemont) du Club révolutionnaire la Réunion centrale[19] et décoré de la croix de fer (Belgique)[20], fils du savant Jean-Baptiste Van Mons, qui précède, mort en 1870.
  • Heernu. H. (ou F.) Heernu, né à Bruxelles le 23 juillet 1794, directeur de la Caisse hypothécaire, administrateur de la Banque de Belgique et de la Société d'assurances l'Union belge, mort en 1859.
  • Delporte mort en 1867
  • Van Parys, mort en 1858. Pourrait être Jean-Édouard Van Parys[21], avocat, membre en 1848 de la députation permanente du conseil provincial du Brabant, ancien substitut du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Bruxelles. En 1852, il fait partie de la députation permanente du Brabant. Membre de la loge des « Amis Philanthropes », demeurant en 1837 Marché-aux-Charbon n° 63. Chevalier de l'ordre de Léopold pour ses 20 ans de dévouement.
  • Louis Ranwet né à Bruxelles le 6 juillet 1802, y décédé le 20 février 1870, après avoir étudié le droit à l'Université d'État de Louvain devient un avocat réputé, entre dans la magistrature comme juge au tribunal de première instance de Bruxelles, dont il devient vice-président le 13 octobre 1840, conseiller à la cour d'appel le 14 juillet 1844, puis le 24 octobre 1867, il fut élevé à la présidence d'une chambre. IL est un des fondateurs du journal L'Indépendant qui s'appellera par la suite L'Indépendance belge, fut colonel de la 4e légion de la garde civique de 1848 à 1867 et président de la Société royale de la Grande Harmonie.
  • Auguste Van Dievoet (Bruxelles, 3 mai 1803 - Bruxelles, 31 octobre 1865), docteur en droit de l'Université d'État de Louvain, historien du droit, jurisconsulte et avocat à la Cour de cassation, magistrat, juge suppléant au tribunal de première instance de Bruxelles, membre du conseil de l’ordre des avocats de 1838 à 1848, membre du Conseil de Discipline des avocats près la Cour de cassation, membre du conseil supérieur de l'"École centrale du commerce et de l'industrie"[22], de la "Société pour la propagation des bons livres"[23], créateur en 1842 de la bibliothèque du barreau de Bruxelles, époux d'Antoinette Coniart (1819-1885). Il est le père de Jules Van Dievoet (1844-1917), également avocat à la Cour de Cassation, et époux de Marguerite Anspach (1852-1934), fille de Jules Anspach bourgmestre de Bruxelles et membre lui aussi de la Société des douze.

Vie de la SociétéModifier

En vertu d'une décision prise le 16 décembre 1876, chaque membre, sous peine d'amende, devait composer quelques vers, tout au moins un quatrain, pour les prochaines agapes[24]. C'est ainsi que pour le 248e banquet du 20 janvier 1877 huit membres seulement s'exécutèrent[25], Charles Faider, Pardon, Lavallée, Auguste Orts, Eugène Anspach, Albert Picard, Émile De Mot et Jules Anspach, admis le 14 décembre 1872.

Anspach ne s'était pas contenté d'un seul quatrain et avait composé un poème qui en contenait onze et qui commençait ainsi :

Ma foi ! l'ordonnance est formelle !
Il faut quatre vers ou sinon
Payer une amende nouvelle !
Mon choix est fait ; viens Apollon !

Les quatre autres offrirent comme amende une bouteille de champagne Roederer.

Le fait que cette nouvelle "Société des Douze" n'ai jamais eu de statut officiel, qu'elle se recrutait par cooptation dans un milieu étroit et que les membres se réunissaient l'un chez l'autre hors des projecteurs, rend difficile d'en rédiger l'histoire.

Cette société existait encore en 1884, date où elle célébrait son cinquantième anniversaire et en espérait encore d'autres. Elle a sans doute continué d'exister encore après cette date, mais à défaut de documents archivistiques ultérieurs (brochures, menus, narrations contemporaines), il n'est pas possible de suivre son évolution et de connaître la suite de son existence et de son destin.

NotesModifier

  1. Ce nom faisait allusion aux douze apôtres. Quatre ans auparavant fut fondée en 1820 en Angleterre la Société des "Cambridge Apostles" (Apôtres de Cambridge), connue également comme The Cambridge Conversazione Society une société secrète intellectuelle d'étudiants de l'Université de Cambridge. L'origine du surnom Apostles date des fondateurs au nombre de douze. Rien ne permet toutefois pour l'instant de dire si le nom de cette société a pu influencer le choix de celle des Douze.

RéférencesModifier

  1. Carlo Bronne, L'Amalgame, Ad. Goemaere, Bruxelles, 1948, p. 276 et Denys Barau,Mobilisation des philhellènes en faveur de la Grèce, (1821-1829).
  2. Adolphe Quetelet, Notice sur Philippe Lesbroussart, membre de l'Académie, 1855, p. 14, note 2 : "Baron, De Doncker, L. De Potter, Drapiez, L. Gruyez, L. Jottrand, Lesbroussart, Odevaere, Quetelet, Ed. Smits, Tielemans, S. Van de Weyer". Les mêmes noms, avec omission de certains, sont repris par Louis Verniers, Un millénaire d'histoire de Bruxelles, Bruxelles, 1965, p. 568, qui la donne d'après Masoin : « La seule énumération de ses membres fera apparaître quelques-unes des personnalités qui, peu de temps après, allaient prendre la tête de l'opposition des Belges au régime du roi Guillaume : de Potter, Drapier, Gruyer, Jottrand, Lesbroussart, Quetelet, Tielemans, Van de Weyer ».
  3. Biographie universelle, rédigée par une société de gens de lettres et de savants, Paris, chez L.G. Michaud, 1837, tome 62, p. 537, sub verbo "Doncker, Philippe-François-Joseph" : « Membre de la Société des douze, il prit part avec ses amis à la curée des emplois : il se contenta cependant de se poser secrétaire-général du département de l'Intérieur ».
  4. Adolphe Quetelet, Notice sur Philippe Lesbroussart, membre de l'Académie, 1855, p. 14, note 2 : "L. De Potter".
  5. Adolphe Quetelet, op. cit., 1855, p. 14, note 2 : "
  6. Adolphe Quetelet, op. cit., 1855, p. 14, note 2 : "L. Gruyez"
  7. "L. Jottrand" âgé de 19 ans au début de la société, est cité par Quetelet comme faisant partie de la "Société des Douze". Adolphe Quetelet, "Notice sur Philippe Lesbroussart", dans Annuaire de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1855, p. 198-239, mais ne cite pas Jobard.
  8. Quételet, op. cit" : "Ed. Smits". Statisticien et dramaturge (WILLEMS, Léonard, Smits (Mathieu-Édouard connu sous le nom d'Edouard) dans Biographie nationale, XXII, 1914-1920, col. 868-876).
  9. Quetelet, op. cit. : "S. Van de Weyer".
  10. Gustave Charlier corrige la liste de Quetelet et remplace Jottrand, âgé alors de 19 ans, par Jobard. Lire : Gustave Charlier, Le mouvement romantique en Belgique (1815-1830), tome I, La bataille romantique, Mémoires de l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, tome XVII, Bruxelles, 1948, p. 18-24. Voir p. 24 : « Ils allaient constituer entre eux la société des Douze. Mais la politique devait y primer bientôt sur la littérature, avec l'avocat de Doncker, de Potter, Jobard, Tielemans, et Van de Weyer, lesquels y coudoient le peintre Odevaere, le philosophe Gruyer, les savants Quetelet et Drapiez, les poètes Lesbroussart et Eugène [sic] Smits et le critique Baron ».
  11. Adolphe Quetelet, Notice sur Philippe Lesbroussart, membre de l'Académie, 1855, p. 14, « Au milieu des naissances et des funérailles de tant de sociétés, il s’était formé une association plus modeste, mais qui eut plus de retentissement, peut-être par ce motif même qu’elle cherchait à s’entourer d’une certaine obscurité, c’était la Société des douze, qui tirait son nom du nombre de ses membres. Ceux-ci se réunissaient hebdomairement tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre, d’après l’ordre alphabétique des noms »
  12. Alphonse Le Roy, Liber memoralis : L'Université de Liége depuis sa fondation, 1869, p. 410, « Une sourde opposition se formait : la Société des douze fondée en apparence dans un but littéraire et point de mire des attaques de la presse gouvernementale, à cause de l’obscurité même dont elle s’entourait. »
  13. Eugène van Bemmel, « Louis De Potter », dans: Revue trimestrielle, volume 27, Bruxelles, juillet 1860, p. 36: "Ce cercle était bien connu alors, sous le nom de Société des douze. De Potter en était un des membres les plus assidus, et il y exerçait beaucoup d'influence. Ce cercle se dispersa, lorsque l'alliance des libéraux et des catholiques contre le gouvernement du roi Guillaume se fut un peu consolidée, et que l'on commença à prévoir la lutte."
  14. Toutefois, selon l'Annuaire de l'Académie royale de Belgique, 1875, p. 205 ils seraient issus principalement du monde artistique, ce qui ne cadre pas avec la liste des membres connus : Auguste Orts, Jules Anspach, François Joseph Verhaegen, les Van Mons, Heernu, Louis Ranwet, Charles Faider, Pardon, Lavallée, Eugène Anspach, Albert Picard, Émile De Mot, etc.
  15. Annales gastronomiques, bachiques et littéraires, « éditées pour le cinquantenaire de la Société des douze et imprimées par les soins du secrétaire [des XII] ».
  16. livre d'or de l'ordre de Léopold, Ch. Lelong, Bruxelles, 1858, page 433
  17. Almanach de poche de Bruxelles, pour l'année bissextile 1836, p. 127
  18. Schaerbbek, acte de décès n° 570 du 31 décembre 1829, sur la déclaration d'Ernest Adolphe François Quetelet, homme de lettres, cousin du défunt, et d'Oscar Max, docteur en médecine, décès le 30 décembre 1869, en son domicile chaussée de Haecht, 222, de Théodore Joseph Van Mons, président de la haute cour militaire, conseiller à la cour d'appel, né le 10 germinal an neuf, fils célibataire de Jean-Baptiste Van Mons et de Jeanne Agnès Dillen.
  19. Concernant le club révolutionnaire la "Réunion centrale", lire Robert Demoulin, Les journées de septembre 1830 à Bruxelles et en province, Liège, ULiège, 2013.
  20. Livre d'or de l'ordre de Léopold et de la croix de fer
  21. Cité dans : Anne Piraux, Hétérodoxie de la compassion : Influence de la franc-maçonnerie dans l’émergence de l’action humanitaire sécularisée au XIXème siècle, Université de Genève, p. [1].
  22. Almanach Royal et du Commerce de Belgique pour l’an M DCCC XXX VIII, présenté à Sa Majesté, Bruxelles, Imprimerie Balleroy, 1838 : « ECOLE CENTRALE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE, Rue Royale Neuve, 53. Conseil supérieur, MM.Le baron de Stassart, président du sénat et gouverneur du Brabant. Engler, sénateur. Desmaisières, représentant. Le comte Ferd. Meeus, représentant, directeur de la société générale pour favoriser l'industrie et de la société de commerce. Coghen, représentant et directeur de la société Nationale. Zoude, représentant. Rouppe, Bourgmestre de Bruxelles. Wyns, membre du conseil provincial du Brabant. Dindal, membre du conseil provincial du Brabant. Van Dievoet, avocat à Bruxelles ».
  23. Almanach Royal et du Commerce de Belgique pour l’an M DCCC XXX VIII, présenté à Sa Majesté, Bruxelles, Imprimerie Balleroy, 1838, p. 452 : "Société pour la propagation des bons livres. Place du Grand Sablon. Commission administrative. MM. De Stassart, Coghen, O. Wyns. Rouppe. Desmaisières. Dindal. Comte Meeus, F. Jadot. Vandievoet. Engler, J. Indépendamment de la commission, un comité de dames recueille des dons et souscriptions. La bibliothèque de la société, place du Grand Sablon, N° 11, est ouverte les lundis et jeudis de 9 heures a midi, et de 2 à 4".
  24. Jules Garsou, Jules Anspach. Bourgmestre et transformateur de Bruxelles (1829-1879), Bruxelles, 1942, pp. 99-100.
  25. Jules Garsou, Jules Anspach. Bourgmestre et transformateur de Bruxelles (1829-1879), Bruxelles, 1942, p. 99 : « Depuis l'an de grâce 1835, la Société des Douze réunissait des Bruxellois de distinction et se renouvelait par cooptation à chaque décès. On y banquetait plusieurs fois par an ; aux charmes de la table s'associait les joies de l'esprit. En vertu d'une décision prise le 16 décembre 1876, chaque membre, sous peine d'amende, devait y aller, aux prochaines agapes, tout au moins d'un quatrain. Au 248e banquet, donné le 20 janvier 1877, huit s'exécutèrent : Faider, Pardon, Lavallée, Auguste Orts, Eugène Anspach, Albert Picard, Émile De Mot, Jules Anspach ».

Bibliographie chronologiqueModifier

Il y dévoile une liste de onze membres et signale l'existence de remplacements en cas d'absence.
  • Adolphe Quetelet, Notice sur Philippe Lesbroussart, membre de l'Académie, 1855, p. 14
  • Lucien Jottrand, Louis de Potter, Librairie polytechnique d'Auguste Decq, Bruxelles 1860.
  • Eugène Van Bemmel, « Louis De Potter », dans : Revue trimestrielle, volume 27, Bruxelles, juillet 1860, p. 36
  • Alphonse Le Roy, Liber memoralis : L'Université de Liège depuis sa fondation, 1869, p. 410
  • Édouard Mailly, Essai sur la vie et les ouvrages de Lambert-Adolphe-Jacques Quetelet, Annuaire de l'Académie royale de Belgique, 1875, p. 290, note 15
  • Annales gastronomiques, bachiques et littéraires, « éditées pour le cinquantenaire de la Société des douze et imprimées par les soins du secrétaire [des XII] », 1884
  • Édouard Mailly, La Société de Littérature de Bruxelles : 1800-1823, Bruxelles, Mémoires couronnés et autres mémoires de l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, XLI, 1888
  • Fritz Masoin, Histoire de la littérature française en Belgique, de 1815 à 1830, Bruxelles, 1902, p. 42 (liste de membres de la "Société des douze")
  • Louis Verniers, Bruxelles esquisse historique, Maison d'Édition A. De Boeck, Bruxelles, 1941
  • Jules Garsou, Jules Anspach. Bourgmestre et transformateur de Bruxelles (1829-1879), Bruxelles, 1942, pp. 99-100
  • Gustave Charlier, Le mouvement romantique en Belgique (1815-1830), tome I, La bataille romantique, Mémoires de l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, tome XVII, Bruxelles, 1948, p. 18-24
  • Roland Mortier, Les sociétés littéraires, dans: Histoire illustrée des lettres françaises de Belgique, Bruxelles, La Renaissance du livre, 1948, p. 235-236
  • Louis Verniers, Un millénaire d'histoire de Bruxelles, Bruxelles, 1965, p. 568
  • Liliane Wellens-De Donder, « Lettre de A. Quetelet à Lecocq, secrétaire perpétuel de la Société de littérature de Bruxelles. Gand, le 27 février 1819 », dans: Adolphe Quetelet 1796-1974, exposition documentaire présentée à la Bibliothèque royale Albert Ier à l'occasion du centenaire de la mort d'Adolphe Quetelet, Bruxelles, Palais des Académies, 1974, p. 95
  • Paul Delsemme, Les écrivains francs-maçons de Belgique, Bruxelles : Bibliothèques de l'ULB, 2004.
  • Marie-Rose Thielemans, Goswin, baron de Stassart, 1780-1854, Politique et Franc-maçonnerie, Académie royale de Belgique, Classe des Lettres, Bruxelles, 2008, page 261.

Articles connexesModifier