Société des établissements de plein air du Québec

société d'État du gouvernement du Québec

Société des établissements de plein air du Québec
logo de Société des établissements de plein air du Québec

Création
Forme juridique Société d'État
Siège social Québec,
Drapeau du Québec Québec
Direction Jacques Caron
Actionnaires Gouvernement du Québec
Société mère Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
Effectif 3 381 employés (2019)
Site web www.sepaq.com

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) est une société d'État du gouvernement du Québec assurant la gestion et la conservation de 24 parcs nationaux, de 13 réserves fauniques, d'une partie de l'île d'Anticosti et de 8 établissements touristiques à travers le territoire. Son siège social est situé dans la ville de Québec.

HistoireModifier

C'est en 1895 que commence l'aventure des parcs dans la province avec la création du parc de la Montagne-Tremblante (aujourd'hui le parc national du Mont-Tremblant). À cette époque, la désignation « parc » visait à assurer une exploitation durable des ressources forestières et fauniques plutôt qu'une protection totale du territoire. L'année suivante, le parc des Laurentides est à son tour créé (qui deviendra en 1981 la réserve faunique des Laurentides, le parc de la Jacques-Cartier et le parc des Grands-Jardins) et ce n'est qu'en 1937 qu'un troisième parc est désigné, soit le parc de la Gaspésie.

Jusqu'à la fin des années 1970, certains autres territoires se voient attribuer la désignation de parc, comme en 1950, le Parc de La Vérendrye (qui deviendra une réserve faunique en 1979). Mais le parc du Mont-Orford, créé en 1938, est le premier à être voué à la conservation intégrale du milieu naturel.

Puis arrive 1977. Le gouvernement du Québec se dote de la Loi sur les parcs lui donnant le pouvoir d'établir des parcs de conservation et de récréation où l'exploitation des ressources (à l'exception de la pêche) est interdite. Les premiers parcs confirmés sous cette nouvelle loi sont le parc du Mont-Orford en 1979 et les parcs du Mont-Tremblant, de la Gaspésie, de la Jacques-Cartier et des Grands-Jardins en 1981. Tous les parcs du réseau actuel ont par la suite progressivement été créés sous cette loi.

En 1999, le gouvernement a confié à la Sépaq le mandat d'assumer la gestion des activités et des services des parcs situés au sud du 50e parallèle en vue de les protéger et de les mettre en valeur dans la perspective d'un réseau de calibre international.

Puis en 2001, la Loi sur les parcs est modifiée afin de remplacer les notions de parc de conservation et de récréation par la désignation de parc national répondant aux critères internationaux établis par l'Union mondiale pour la nature (UICN).

L'histoire ne s'arrête pas ici puisque le gouvernement du Québec travaille actuellement à la création de nombreux parcs qui seront principalement situés au nord du 50e parallèle. Le parc national des Pingualuit, créé en 2004, en est le premier exemple.


En 2020, en raison de la Pandémie de Covid-19 au Québec, les parcs de la SÉPAQ connaissent un achalandage record, avec une augmentation estivale de 14 % par rapport à la même période en 2019[1].

RéseauModifier

Le réseau géré par la Sépaq se divisent en trois grandes catégories :

Établissements touristiquesModifier

En tout, il y a 8 établissements touristiques au Québec. Ils ont comme mission de préserver et de mettre en valeur certaines richesses patrimoniales et équipements touristiques qui sont confiés par le gouvernement[2]. Les établissements doivent respecter les principes de développement durable et avoir des opérations et services respectueux de la qualité de l'environnement.

Parcs nationauxModifier

La Sépaq gère 24 des 29 parcs nationaux du Québec. Ils ont comme mission de protéger les patrimoines naturels et culturels mais aussi de les rendre accessible au public.[3]

Réserves fauniquesModifier

La Sépaq gère 13 des 21 réserves fauniques du Québec. Les réserves fauniques visent à conserver et mettre en valeur la faune. Ils contrôlent aussi la chasse, la pêche et le piégeage dans ces territoires[4].

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Benoit Legault, « Les parcs de la SÉPAQ ont été plus achalandés que jamais en 2020 », sur Le Devoir, (consulté le 18 mai 2021)
  2. « Mission - Établissements touristiques », sur Sépaq (consulté le 21 avril 2018)
  3. « Mission - Parcs nationaux », sur Sépaq (consulté le 21 avril 2018)
  4. « Réseau - Réseves fauniques », sur Sépaq (consulté le 21 avril 2018)

Voir aussiModifier

Lien externeModifier