Société d'étudiants

organisation, gérée par des étudiants pour les étudiants, généralement au sein d'une université

Une société d'étudiants est une société regroupant des étudiants ou, plus rarement, des lycéens (en Suisse on parlera aussi de collégiens ou de gymnasiens). Il existe à travers le monde toute sorte de société d'étudiants.

Monde germaniqueModifier

Dans le monde germanique (Allemagne, Autriche, Suisse alémanique et Liechtenstein), les Studentenverbindungen sont anciennes. Pour leur forme la plus ancienne, celle du « Corps », elle remonte à la fin du XVIIIe siècle. On trouve d'autres formes de sociétés d'étudiants dans le monde germanique, comme les Burschenschaften.

Monde anglo-saxonModifier

Les fraternités et sororités regroupent les étudiants des universités, en particulier parmi les universités américaines du nord.

BelgiqueModifier

En Belgique on utilise les termes cercle (kring en Flandre, lié à une faculté, une section ou une école), régionale (regroupant des étudiants selon un critère géographique), ordre (éventuellement secret) ou encore guilde (dont l'objet se rapporte le plus souvent essentiellement au chant folklorique estudiantin).

FranceModifier

En France on parle souvent de corporations même si les associations concernées semblent chercher pour la plupart à substituer ce terme par d'autres (bureau des élèves, amicale, etc.). Certaines associations d'anciens élèves ont une forte popularité, comme chez les Gadzarts.

Les étudiants français possèdent également un folklore depuis 1888 : La Faluche. Cette communauté s'organise par regroupement de filière au sein des villes étudiantes.

SuisseModifier

En Suisse, une première société d'étudiants apparait à Lausanne en 1806 sous le nom de Belles-Lettres, en référence à l'auditoire dont étaient issus ses membres. Le phénomène se généralise ensuite, avec la fondation de la société de Zofingue, s'inspirant des Burschenschaften allemande. Les sociétés de Belles-Lettres adoptent par la suite une partie du folklore de ces société dite "germaniques" en l'adaptant au mœurs romandes. En 1857, les étudiants de l'actuelle École polytechnique fédérale de Lausanne, faute d'être considérés comme de véritables étudiants du fait qu'ils étudiaient des sciences techniques fondent la société Stella Valdensis[1] qui a pour but d'allier l'étude des sciences et la culture des lettres.

Notes et référencesModifier

  1. Olivier Meuwly, Histoire des sociétés d'étudiants à Lausanne, 1987

Voir aussiModifier