Ouvrir le menu principal

Société d'économie politique

Société d'économie politique
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
SEPVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Organisation
Fondateurs
Président
Denis Ferrand (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Secrétaire général
Pierre-François Gouiffès (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

La Société d'économie politique (SEP) est une association loi de 1901 française fondée en 1842 regroupant des universitaires, dirigeants et cadres supérieurs d'entreprises et hauts fonctionnaires destinée à la réflexion et aux rencontres sur les sujets économiques et sociaux (organisation de dîner-débats, publication des annales d’Économie Politique, prix du meilleur article économique). C'est un des bastions de la sociabilité des libéraux.

HistoireModifier

La Société d'Économie Politique est l'une des plus anciennes sociétés savantes en France. Elle porte ce nom depuis 1847; elle s'est d'abord appelée la Société des économistes. Elle a été fondée en 1842 par des disciples de Jean-Baptiste Say et de Frédéric Bastiat. Ils entendaient réclamer l'enseignement de l'économie politique dans la mesure où il n'existait alors que deux chaires publiques d'économie politique, au Collège de France et au Conservatoire des Arts et métiers[1]. C'est pourquoi elle proteste en 1848 contre la suppression de la chaire d'économie politique du Collège de France [2]. Ils cherchent également à promouvoir un libéralisme libre-échangiste, dans un contexte marqué par des polémiques sur le libre-échange. Un groupe de pression s'est mis en place en 1841-42 autour d'une maison d'édition (celle de Gilbert Guillaumin), d'un mensuel fondé en 1841, le Journal des économistes et d'une société savante fondée l'année suivante. Ce sont cinq jeunes publicistes qui fondèrent cette société à l'occasion d'un dîner, le 15 novembre 1842: l'éditeur Gilbert Guillaumin (1801-1864)[3] (41 ans), créateur du Journal des économistes, Joseph Garnier (30 ans), futur rédacteur en chef du Journal des économistes, Eugène Daire (44 ans), le Vosgien Adolphe Biaise et Pierre Bos dit Denis, qui quitta la Société plus tard pour rejoindre le camp protectionniste[4]. La société se développe autour du réseau de Guillaumin et de celui du fils de Jean-Baptiste Say, le négociant Horace Émile Say. Le recrutement est élitiste et s'est d'abord fait par cooptation. La société s'est ouverte à partir des années 1860 aux hauts-fonctionnaires[5]. La société comprend 50 membres en 1847, 80 en 1849, 117 en 1859, 148 en 1864, 165 en 1868, 211 en 1879, 227 en 1883[6]. La Société décide alors de limiter le nombre de ses membres. Ceux-ci ont pour la plupart une large surface sociale: implication à la fois dans le monde des affaires, dans celui de la politique (certains sont députés, sénateurs, ministres), dans l'enseignement (facultés de droit à partir des années 1870, Collège de France, École libre des sciences politiques à partir de 1872 - 20 actionnaires originels sont membres de la SEP[7] et plusieurs membres y enseignent, Conservatoire national des arts et métiers, École des hautes études commerciales de Paris, etc.), la presse (outre le Journal des économistes de Joseph Garnier, Gustave de Molinari, Yves Guyot, ou encore Louis Germain-Martin, L'Économiste français de Paul Leroy-Beaulieu à partir de 1873, le Journal des débats de Léon Say[8], Le Siècle d'Yves Guyot, Le Temps d'Émile Mireaux, etc.), dans celui de l'Académie des sciences morales et politiques.

50 ans après sa fondation elle n'a toujours pas de siège propre ; elle a son siège social au 14, rue de Richelieu à la librairie Guillaumin, dirigée alors par la fille du fondateur de la Société[9]. Frédéric Passy s'écrie lors du 50e anniversaire de l'association, alors qu'a été voté le Tarif Méline protectionniste : « Nos pères ont affranchi le travail. La Révolution a émancipé les masses laborieuses, proclamé la liberté, l'égalité la fraternité ». Et il s'attriste « qu'à la proclamation des droits de l'homme, (l'époque réponde) par la protection des aliments et des vêtements ». Léon Say, quant à lui, déclare: « La liberté du commerce et la liberté du travail sont ou menacées ou perdues » or cette dernière est « la pierre angulaire de la Révolution française » et sa disparition provoquerait la fin d'une civilisation, « la décadence (...), un recul, un retour en arrière »[10]. Pour son 70e anniversaire, la Société tient une séance solennelle à la Sorbonne, en présence de délégués de sociétés étrangères semblables[11]. Yves Guyot, qui préside cette séance, affirme que « loin d'être gênée par le reproche de représenter l'économie libérale, (la Société d'économie politique) s'en fait honneur ». Les convictions de ses membres n'ont pas été « plus entamées par les théories et les menées socialistes que par les tentatives protectionnistes », portées alors par l'Association de l'industrie et de l'agriculture françaises et sa Société d'économie politique nationale fondée notamment par Edmond Théry en 1897.

La plupart des membres de la société sont hostiles à la progressivité de l'impôt et à l'impôt sur le revenu dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle[12]. Dans les années 1930, la défense du libéralisme est notamment prise en charge par la Société d'économie politique, au moment où la crise économique entraîne sa remise en cause[13].

S'ils sont partisans d'un libéralisme libre-échangiste, les membres de la Société ne partagent pas le même point de vue sur plusieurs questions. Ainsi celle du monopole étatique de la sécurité, que critique Gustave de Molinari en 1849, contrairement aux autres économistes de la Société[14]. Ou celle de la colonisation. Un Paul Leroy-Beaulieu ou un Joseph Chailley sont favorables à la colonisation, contrairement à la plupart des économistes de la Société, tels Gustave de Molinari, Yves Guyot, auteur en 1885 de Lettres sur la politique coloniale[15], ou Frédéric Passy[16]. Yves Guyot a critiqué les prises de position contradictoires de Paul Leroy-Beaulieu au sujet de la politique économique des Boers au Transvaal à l'occasion de la Guerre des Boers[17]. Sur d'autres points, des économistes ont pu critiquer le manque de légitimité d'industriels pourtant membres de la société[18]. Parfois, des membres de la Société se mettent à critiquer les chefs de file de l'association, tel Léon Walras qui écrit à propos de Léon Say: « Que M. Say ait ou non quelque valeur comme politicien, c'est ce que je ne chercherai point ici ; mais sa valeur comme homme de science est absolument nulle. Jamais il n'a éclairci un point d'économie politique. Il ne dit que des bêtises. Au surplus, que ferait-il de la science ? Sénateur, académicien, président de 96 sociétés, associations, ligues, etc., il passe son temps à rouler en fiacre, d'estrade en estrade, de banquet en banquet, vrai Tartarin de Tarascon entouré de ses chasseurs de casquettes. Et malgré tout, M. Say veut être le pontife de l'économie politique comme Cousin était le pontife de la philosophie[19] ».

La Société rassemble aujourd'hui près de 450 membres[20].

Dîners-débatsModifier

Chaque mois, une personnalité est invitée à présenter ses vues lors d'un dîner-débat. Le Figaro notait lors du 50e anniversaire de la Société : « De ces origines autour d'une table de restaurant, les réunions périodiques de la Société ont toujours gardé un caractère gastronomique elles consistent en un banquet qui se tient, le 5 de chaque mois, au grand hôtel. A la fin du dîner, les cigares s'allument et on discute de questions mises à l'ordre du jour par le secrétaire de la docte et grave association ». Le prix du déjeuner est alors de 10 francs[9]. Le Journal des économistes a retranscrit les débats de la société, surtout à partir de 1845. Ils étaient rédigés par Joseph Garnier. La société publie ses propres comptes rendus à partir de 1882, dans ses Annales puis dans son Bulletin. La presse des élites, notamment Le Temps[21], évoque parfois les séances de l'association. Après la Seconde Guerre mondiale, les séances de la Société ont lieu généralement au Nouveau cercle (288, boulevard Saint-Germain) le 2e mardi du mois[22]. Le Monde les évoque parfois, notamment lorsqu'une personnalité est invitée[23]. Revue des deux Mondes a pu aussi les évoquer[24].

Les dîners de la Société ont lieu actuellement au Cercle de l'Union interalliée.

Dirigeants, animateurs et membresModifier

Présidents (année d'admission)Modifier

La société d'économie politique comporte une présidence, un bureau et un conseil d'administration. Longtemps, la société a été présidée, de 1845[25] aux années 1920, par deux présidents à la fois. Les présidents, après avoir exercé leur mandat durant 4 ans, étaient remplacés de la manière suivante : le premier président par le second, le second était choisi parmi les vice-présidents ou les anciens présidents (article 3 des statuts de 1886 et 1890)[26].

Secrétaires perpétuels (1849), puis secrétaires généraux (1930)Modifier

  • Joseph Garnier, 1849-1881
  • Alphonse Courtois[47] (1851), un des doyens à sa mort en 1899 de la presse financière, auteur d'ouvrages consacrés à la finance, ancien professeur d'économie politique à la Société d'enseignement professionnel à Lyon, attaché au Crédit lyonnais, 1881[48] - 1898. Alors questeur de la SEP, il a été l'un des initiateurs de la Société d'économie politique de Lyon en 1866[49].
  • Jules Fleury (1890), ingénieur civil, professeur à l'École libre des sciences politiques (1895-1904), 1898 -1906[50]
  • Daniel Bellet (1864-1917)[51] (1895), ancien fonctionnaire du ministère des travaux publics (en congé puis révoqué), professeur à l'École libre des sciences politiques[52]et à l'École des hautes études commerciales de Paris, rédacteur au Journal des économistes et à L'Economiste français, secrétaire général de la Ligue du libre-échange présidée par Yves Guyot et fondée en novembre 1910, 1906[53]- 1917
  • Emmanuel Vidal (1897), ancien secrétaire général de la chambre syndicale des banquiers en valeurs à terme près la bourse de Paris (1898-1905), rédacteur en chef d'un journal financier, La Cote de la bourse et de la banque (dit Cote Vidal) de 1887 à 1920, collaborateur de journaux financiers, professeur à l'École des hautes études commerciales de Paris[54], 1917-1930
  • Émile Mireaux, 1930-1935
  • Yann-Morvan Goblet (1906), docteur ès-lettres, rédacteur au quotidien Le Temps, 1935 - ?
  • Paul Naudin, Directeur général du Comité d'action économique et douanière (CAED), puis vice-président de son avatar, le Comité d'Action et d'Expansion Economique, professeur à l'École des hautes études commerciales de Paris, président-fondateur de la chambre de commerce France-Amérique latine, directeur général de la Fédération des importateurs de la métallurgie et de la mécanique[55] ? - 1959
  • Bernard Aubé[56]
  • Gérald Heim de Balsac[57], 1962-1975
  • Claude Bourillon[58], conseiller économique du Crédit du Nord et Union parisienne, collaborateur de la Revue des deux Mondes, 1975- ?.
  • Philippe Chalmin
  • Stéphane Mottet, Maître de conférences à l'Université de Poitiers, Professeur à l'Université Paris-Nord
  • Jean-Paul Betbèze[59]
  • Jean-Baptiste de Cabanes (Vice-Président depuis novembre 2016), ancien juriste d'entreprise, avocat d'affaires[60]
  • Pierre-François Gouiffès[61] (Membre du Directoire du groupe SNI et Président du Directoire d’EFIDIS, essayiste, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris), depuis novembre 2016

Membres notables ( année de l'admission )Modifier

Plusieurs dirigeants ou membres de la Société ont été membres honoraires du Cobden Club (en), un club britannique libre-échangiste: Frédéric Passy, Gustave de Molinari, Yves Guyot, Paul Delombre, Gaston Menier, Eugène d'Eichtal, Paul Beauregard, Jules Charles-Roux[63].

BibliographieModifier

  • Lucette le Van-Lemesle, Le juste ou le riche: L’enseignement de l’économie politique 1815-1950, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2004 (Lire en ligne)
  • Nicolas Delalande, Les Batailles de l'impôt. Consentement et résistances de 1789 à nos jours, Seuil, 2011
  • Yves Charbit, Du malthusianisme au populationnisme: les économistes français et la population, 1840-1870, INED, 1981
  • Collectif, Y a-t-il des lois en économie ?: 11e colloque de l'Association Charles Gide pour l'Étude de la Pensée Économique, Presses universitaires du Septentrion, 2007
  • François Denord, Néo-libéralisme version française: Histoire d'une idéologie politique, Éditions Demopolis, 2007
  • Ibid., Aux origines du néo-libéralisme en France. Louis Rougier et le Colloque Walter Lippmann de 1938, dans Le Mouvement social, 2001/2, no 195 (Lire en ligne)
  • Nicolas Gallois, L'école française contre Walras, économiste hétérodoxe, dans L'Économie politique, 2011/3, no 51 (Lire en ligne)

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Yves Breton, Les économistes, le pouvoir politique et l'ordre social en France en 1830 et 1851, dans Histoire, économie et société, 1985, vol. 4, no 2
  2. Le Temps, 24 avril 1848
  3. Lucette Le Van-Lemesle, Le juste ou le riche, op. cit. , Chap. III, IIA et B (biographie)
  4. Journal des économistes, 1882 (séance de la Société du 6 novembre 1882, Notice historique, par son secrétaire perpétuel, Alphonse Courtois), Annales de la Société, séance du 6 novembre 1882, Notice historique, Lucette Le Van-Lemesle, Le Juste ou le riche, op. cit., Chap. III, II, Lucette Le Van-Lemesle, La promotion de l'économie politique en France au XIXe siècle, jusqu'à son introduction dans les facultés (1815-1882), dans la Revue d'histoire moderne et contemporaine, avril 1980
  5. Lucette Le Van-Lemesle, Revue d'histoire moderne et contemporaine, avril 1980, p. 288
  6. Lucette Le Van-Lemesle, Le Juste ou le riche, op. cit., Chap. IV, II-C
  7. Dominique Damamme, Genèse sociale d'une institution scolaire. L'École libre des sciences politiques, dans Actes de la recherche en sciences sociales, 1987, vol. 70, no 1
  8. Qui met en avant les discours de Léon Say: Journal des débats, 15 novembre 1882, Ibid., 6 novembre 1892, "Cinquantenaire de la Société d'économie politique"
  9. a et b Le Figaro, 6 novembre 1892
  10. Le Temps, 7 novembre 1892
  11. Le Temps, 31 mai 1912, "Le jubilé de M. Frédéric Passy"
  12. Nicolas Delalande, Les Batailles de l'impôt, op. cit.
  13. François Denord, op. cit.
  14. Débat à la Société d’économie politique sur l’anarcho-capitalisme de G. de Molinari (1849), sur le site de l'Institut Coppet, Fred Célimène et André Legris, Gustave de Molinari à Panama et la Théorie de l’évolution, dans la Revue d’Économie Régionale & Urbaine, 2007/1
  15. Il est plus modéré cependant lors d'un débat en 1893 dès lors que l'empire colonial est constitué: Bulletin de la Société d'économie politique, septembre 1893
  16. Alain Clément, L’analyse économique de la question coloniale en France (1870-1914), dans la Revue d'économie politique, 2013/1, Vol. 123
  17. Le Siècle, 19 janvier 1900, Ibid., 6 juin 1900
  18. Nicolas Delalande, Émile-Justin Menier, un chocolatier en République Les controverses sur la légitimité de la compétence politique d’un industriel dans la France des années 1870, dans Politix, 2008/4, no 84
  19. Nicolas Gallois, op. cit.
  20. Site de la Société : Présentation de la Société
  21. Par exemple; Le Temps, 8 juin 1898
  22. Revue d'histoire économique et sociale, Volume 30, 1952
  23. Le Monde, 15 décembre 1950, Le Monde, 19 février 1951, Ibid., 11 janvier 1952, Le Monde, 12 février 1955,"M. Baumgartner montre comment s'est améliorée la situation monétaire et financière", Le Monde, 10 octobre 1963, Le Monde, 28 décembre 1967, Le Monde, 5 décembre 1968, Le Monde, 10 février 1972
  24. La Revue des deux mondes, février 1976
  25. Annales de la Société d'économie politique, Notice historique, par Alphonse Courtois, secrétaire perpétuel
  26. Annuaire de la société, 1924
  27. Bulletin de la Société d'économie politique, 1913, Bulletin de la Société d'économie politique, 1928
  28. Bulletin de la Société d'économie politique, 1917
  29. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées za
  30. Le Temps, 26 mars 1939
  31. Bulletin de la Société d'économie politique, 1932
  32. Le Monde, 8 janvier 1953
  33. Revue des deux mondes, 15 juillet 1962, "Propos de la quinzaine" ( élection de Durand-Reville et présentation du bureau )
  34. Biographie sur le site du Sénat
  35. Le Monde, 2 septembre 1966
  36. La Revue des deux mondes, mars 1976
  37. Revue politique et parlementaire, 1976, no 865, p. 46
  38. whoswho.fr: Biographie
  39. Article et biographie de Bienaymé
  40. lesechos.fr, 17 juin 1994. Ancien élève de l'École polytechnique et de l'École des Mines, il commence sa carrière comme conseiller du ministre de l'Industrie, Olivier Guichard, puis du Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas. Nommé en 1975 directeur général du Groupe Hachette, il prend en 1982 la direction de Rhône-Poulenc. Appelé en 1987 à diriger la Compagnie de Suez dont il devient le président en 1990, il rejoint le Groupe Rothschild cinq ans plus tard: lesechos.fr, 28 juin 1991, Biographie, Biographie
  41. institut-entreprise.fr, Biographie sur le site de l'Institut de l'entreprise, societedeconomiepolitique.org, Disparition d'Albert Merlin (décembre 2015)
  42. Biographie
  43. lesechos.fr, 28 novembre 2007, Biographie
  44. Biographie
  45. Biographie, Biographie
  46. Biographie
  47. Il a débuté en 1848 au journal Le Commerce comme rédacteur du bulletin financier: Journal des débats, 1er juin 1899, Nécrologie. Il intègre le bureau de la Société en 1865.
  48. Annales de la Société
  49. Annales de la Société d'économie politique, 1896
  50. Dossier de la Légion d'honneur de J. Fleury (1839-1906), Journal des économistes, octobre-décembre 1908, Biographie par Yves Guyot, Le Siècle, 7 juillet 1906, Nécrologie, par Y. Guyot: il est le fils d'un secrétaire général du ministère du commerce et de l'agriculture. Ingénieur de l'École nationale supérieure des mines de Paris (1863), il a travaillé en Amérique latine, en France, en Egypte pour la construction du canal de Suez de 1868 à 1873, pour la Compagnie de Suez à partir de 1884. Il a été membre de divers comités publics consultatifs et a collaboré à divers périodiques tels la Revue des deux mondes, le Journal des transports, le Journal des économistes, Le Siècle d'Yves Guyot durant l'affaire Dreyfus (il était dreyfusard comme Guyot). Enfin, il a été le secrétaire général d'un autre société savante avant de devenir celui de la SEP: la Société d'économie industrielle et commerciale.
  51. Journal officiel, 28 octobre 1917, Nécrologie: Membre de la Société de statistique de Paris depuis 1891,
  52. Il a remplacé Jules Fleury.
  53. Bulletin de la Société d'économie politique, 1906
  54. Dossier de la Légion d'honneur dans la base Léonore de Samuel Emmanuel Vidal-Naquet, dit Emmanuel Vidal (1859-1930)
  55. Le Monde, 1er octobre 1947, Le Monde, 23 janvier 1952, "Deux heureuses initiatives", Revue d'histoire économique et sociale, Volume 30, 1952, Revue politique et parlementaire, Volume 228, 1960, p. 90. Né en 1904, décédé en décembre 1959, il a été un proche de Jacques Lacour-Gayet, fondateur et dirigeant du CAED: cf. Laurence Badel, Un milieu libéral et européen: Le grand commerce français 1925-1948, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 1999
  56. Revue des deux mondes, 15 juillet 1962, "Propos de la quinzaine" ( élection de Durand-Reville et présentation du bureau )
  57. Élu vice-président en 1975 à la place de Roger Auboin: Journal de la Société statistique de Paris, 1975, p. 320 )
  58. La Revue des deux mondes, mars 1976, Ibid., juillet 1975
  59. Biographie
  60. Biographie, lemondedudroit.fr, 6 novembre 2012, Biographie
  61. Biographie
  62. Biographie
  63. Le Temps, 22 novembre 1903