Société astronomique de Genève

La Société astronomique de Genève a été fondée le à Genève, en Suisse, sous le nom de Société astronomique Flammarion avec pour but la diffusion de l'astronomie et des sciences qui s'y attachent. Elle s'inspire de l'esprit et des méthodes de Camille Flammarion, fondateur de la société astronomique de France et l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages de vulgarisation de l'astronomie.

Société astronomique de Genève
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Domaine d'activité
Siège social
Pays
Organisation
Site web

HistoriqueModifier

Les statuts de la société astronomique de Genève furent adoptés par l'assemblée générale constitutive du , au cours de laquelle le premier comité fut élu et dont le premier président était M. J. H. Jeheber, libraire. Sont également mentionnés les noms des 22 membres fondateurs (dont M. M. Du Martheray, secrétaire général et M. A. Gandillon, secrétaire). En outre à cette occasion, l'astronome Camille Flammarion fut nommé en qualité de président d'honneur et son disciple Ferdinand Quénisset en tant que membre honoraire.

C'est après une conférence sur ce sujet donné par Quénisset à Genève dans la salle de la réformation située à la Rue du Rhône, conférence qui eut beaucoup de succès et un retentissement, que la société vit le jour. Le premier local se trouvait quant à lui au casino Saint-Pierre, 3 rue de l'Évêché, et l'observatoire sur le toit de la maison du Faubourg. C'est le , au cours d'une assemblée générale, que l'article 1 des statuts fut modifié de sorte que la société s'appelât "Société astronomique de Genève" avec pour but, le développement et la diffusion de l'astronomie et des sciences qui s'y rattachent.

Aujourd'hui, le local de la société se situe au 6, rue des Terreaux-du-Temple (à côté du théâtre de Saint-Gervais), à Genève. La société compte plus d'une centaine de membres.

Les statuts de la Société Astronomique de Genève ont été révisés par vote à l'unanimité de l'assemblée générale le  :

  • la durée du mandat du comité a été abaissée de deux ans à un an
  • le statut de membre passif a été ajouté
  • la limitation à quatre ans du mandat du président a été supprimée à la demande de l'assemblée générale

Au cours de l'assemblée générale du qui s'est tenue exceptionnellement au Musée d'Histoire des Sciences de la Ville de Genève, une nouvelle révision statutaire a été effectuée afin de créer la présidence d'honneur. Lors de cette même assemblée, Michel Mayor, découvreur avec Didier Queloz de la première exoplanète "51 Pegasi b", a été élu à l'unanimité à la présidence d'honneur de la Société Astronomique de Genève.

En 2015, la Société astronomique de Genève a participé au concours ExoWorlds en soutenant le nom "Epicurus" sur proposition de Michel Mayor pour l'exoplanète 51 Pegasi b. La participation de la société a fait la Une de la Tribune de Genève (Édition des 15-).

Le , l'assemblée générale de la Société a voté à l'unanimité :

  • la création d'une cotisation famille
  • la possibilité de tenir l'assemblée générale jusqu'à fin juin en cas de circonstances exceptionnelles.

La Société est fréquemment sollicitée par le public, les institutions publiques et la presse.

Pollution lumineuseModifier

Depuis 2015, la Société astronomique de Genève a donné plusieurs dizaines de conférences scientifiques avec le Muséum d'Histoire Naturelle de Genève sur la thématique de la pollution lumineuse. Cette conférence conçue avec une approche multidisciplinaire combine la biologie, l'astronomie, l'énergie et aborde aussi l'aspect sociologique du rapport de l'homme avec la lumière. Cette conférence a permis de nombreuses prises de conscience tant au niveau de la population que de des élus du Grand Genève. Les deux orateurs:

  • Eric Achkar, président de la Société astronomique de Genève et ingénieur
  • Pascal Moeschler, biologiste et conservateur au Muséum d'Histoire Naturelle de Genève.

sont intervenus tant auprès des élus suisses que des élus français. Leur conférence a permis des expérimentations exceptionnelles de l'éclairage public de plusieurs communes (Collonges/Salève, Archamps, Valleiry, Bernex, Prangins) pour redécouvrir le ciel étoilé. La population a pu donc découvrir la richesse du ciel étoilé et a manifesté durant ces occasions son souhait de revoir durablement le ciel sans excès d'éclairage. Cette prise de conscience a amené plusieurs communes à agir au niveau de leur plan lumière après leurs conférences scientifiques et techniques.

Leur audition auprès des députés du Grand Conseil du Canton de Genève est synthétisé par cette vidéo accessible à ce lien [1].

Cette conférence scientifique a permis l'éclosion du projet commun formulé par Pascal Moeschler et Eric Achkar : l'extinction exceptionnelle de l'éclairage public du Grand Genève (un territoire regroupant des communes à la fois en Suisse et en France, incluant le pays de Gex, le Genevois Français, le Canton de Genève, le district de Nyon, le pays Bellegardien, etc) pendant une nuit afin de voir les étoiles façon exceptionnelle compte tenu de la surface du territoire concerné.

La date a été fixée au et consiste en un non-allumage de l'éclairage public durant une nuit. Le nom de ce projet est "La Nuit est Belle" du nom de l'exposition qui s'est tenue au Muséum d'Histoire Naturelle de Genève du jusqu'au mois d' abordant les effets multiples de la pollution lumineuse. Le but: rallumer les étoiles et montrer aux habitants du territoire du Grand Genève que la nuit est belle. Cette date a été choisie en raison:

  • de la proximité de la nouvelle lune
  • de la visibilité des planètes Jupiter avec leurs lunes et Saturne avec ses anneaux.
  • de la verticalité de la Voie Lactée juste après le coucher du soleil, qui est visible comme une immense arche céleste, pour montrer que "La Nuit est belle" et car cette vision est un déclencheur de modification de représentations collectives au service de la problématique générale de la pollution lumineuse

Pascal Moeschler et Eric Achkar prônent une institutionnalisation de "La Nuit est Belle" à grande échelle et à d'autres pays comme annoncé dans les médias (TV5 Monde, Public Radio International (USA), Télévision Suisse Alémanique, etc).

AffiliationsModifier

La Société astronomique de Genève est membre de la Société astronomique suisse (SAS) ainsi que de l'Union romande des sociétés d’astronomie (URSA).

ObservatoiresModifier

La Société astronomique de Genève possède deux observatoires.

  • Le premier se situe dans le Jura, près de Saint-Cergue. L'observatoire de Saint-Cergue est équipé d'un télescope Schmidt-Cassegrain de 16 pouces (400 mm) de diamètre ouvert à F/10. Sa monture est une Paramount ME entièrement pilotée par ordinateur.
  • Le second, se trouve au centre de Genève. Inauguré le , il est équipé d'un télescope Schmidt-Cassegrain de 10 pouces (250 mm) de diamètre entièrement piloté par ordinateur et d'une caméra CCD.

PrésidencesModifier

Présidence
Grégory Giuliani 2000-2004
Severine Passaplan-Gerber 2004-2006
Grégory Giuliani 2006-2010
Yann Schluchter 2010-2012
Eric Achkar 2012-
Présidence d'honneur
Michel Mayor

(prix Nobel de Physique 2019)

2015-

Notes et référencesModifier

  1. « Grand Conseil de Genève », sur ge.ch (consulté le 5 août 2019)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

RéférencesModifier

[1]Vidéo résumé de l'audition parlementaire du : il faut bouger le curseur de la vidéo à : « M 2422-A », heure de démarrage : 17h03:25