Siptah

pharaon égyptien

Siptah
Image illustrative de l’article Siptah
Portrait de Siptah provenant de son sarcophage dans la vallée des Rois
Période Nouvel Empire
Dynastie XIXe dynastie
Fonction Pharaon
Prédécesseur Séthi II
Dates de fonction -1194 à -1188
Successeur Taousert
Famille
Père Amenmes ou Séthi II
Mère Soutérery
Sépulture
Nom Tombe KV47
Type Tombeau
Emplacement Vallée des Rois

Siptah, d'abord nommé Ramsès-Siptah puis Mérenptah-Siptah (né vers -1206 - mort en -1188), est un roi de la XIXe dynastie et règne de -1194 à -1188. Taousert devient régente à cause de son jeune âge.

GénéalogieModifier

Historiquement, on croyait que Tiâa, une épouse de Séthi II, était la mère de Siptah[1]. Cette opinion a persisté jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'un relief du Musée du Louvre (E 26901) associe le nom de Siptah au nom de sa mère, une certaine Souteritery[2]. Souteritery était peut-être un nom cananéen plutôt qu'un nom égyptien autochtone, ce qui signifierait qu'elle était une concubine cananéenne[2]. Cependant, Dodson et Hilton affirment que cela n'est pas correct[3]

L'identité de son père est actuellement inconnue ; certains égyptologues spéculent qu'il pourrait s'agir d'Amenmes plutôt que de Séthi II puisque Siptah et Amenmes ont tous deux passé leur jeunesse à Akhmîm[1] et que tous deux sont spécifiquement exclus de la procession de Ramsès III à Médinet Habou des statues des rois ancestraux contrairement à Mérenptah ou Séthi II. Cela suggère qu'Amenmes et Siptah étaient liés de telle manière qu'ils étaient considérés comme des souverains illégitimes et qu'ils étaient donc probablement père et fils[4]. Cependant, une autre interprétation est que Siptah était considéré comme illégitime par les rois de la XXe dynastie, car Siptah a eu besoin de l'aide du chancelier Bay pour s'assurer la royauté puisqu'il n'était qu'un autre fils mineur de Merenptah plutôt qu'un fils direct de Séthi II.

Une statue de Siptah à Munich montre le roi assis sur les genoux d'un autre, manifestement son père. La statue du père, cependant, a été détruite. Selon Dodson, le seul souverain de l'époque qui aurait pu être l'objet d'une telle destruction est Amenmes, et de même, il est le seul roi dont la progéniture a nécessité une promotion aussi explicite. La destruction de cette figure est susceptible d'avoir suivi de près la chute de Bay ou la mort de Siptah lui-même, lorsque toute réhabilitation éphémère d'Amenmes aura pris fin[5]. Si Siptah était un fils de Séthi II, il est peu probable qu'il ait été considéré comme un roi illégitime par les rois du Nouvel Empire de la XXe dynastie.

En raison de sa jeunesse et peut-être de sa filiation problématique, il a été placé sous la tutelle de la reine régente Taousert, veuve de Séthi II[2].

RègneModifier

Affligé d'une atrophie au pied, liée à une malformation génétique ou une poliomyélite[6], il monte sur le trône âgé d'environ douze ans. Son favori, le chancelier Bay, comblé d'honneur, assume le pouvoir. En l'an 3 de son règne, il change son nom de Ramsès-Siptah en Mérenptah-Siptah. Bay fut sans doute assassiné en l'an 5 de son règne, sûrement à l'instigation de la régente. Il meurt deux ans après sans descendance. La dynastie n'ayant plus d'héritiers, Taousert assume le pouvoir.

SépultureModifier

Siptah est enterré dans la vallée des Rois, dans la tombe KV47 qui resta inachevée à cause de la brièveté de son règne.

TitulatureModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Cyril Aldred, The parentage of King Siptah, JEA 49 (1963), p. 41-60.
  2. a b et c Gae Callender, The Cripple, the Queen & the Man from the North, KMT Volume 17, No.1 (Spring 2006), p. 52 ; la source de Callender vient de la page 140 de l'article de Thomas Schneider, Siptah und Beja, ZAS 130 (2003).
  3. Aidan Mark Dodson, Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, (American University of Cairo Press) (2004), p. 176.
  4. J.E. Harris & E.F. Wente, An X-Ray Atlas of the Royal Mummies, (Chicago, 1980), p. 147.
  5. Aidan Mark Dodson, Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, (American University of Cairo Press) (2004), p. 181.
  6. selon Philippe Chatel, dans Dictionnaire historique de l'Égypte antique, 2001.

SourceModifier

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