Sinisation

La sinisation, du préfixe sino- « chinois, relatif à la Chine », est le processus par lequel les sociétés non chinoises subissent l'influence de la culture chinoise, en particulier la langue, les normes sociétales et l'identité ethnique du peuple Han, le plus grand groupe ethnique de Chine[1].

Les domaines d'influence comprennent l'alimentation, l'écriture, l'industrie, l'éducation, la langue, le droit, le style architectural, la politique, la philosophie, la religion, la science, la technologie, les systèmes de valeurs et le mode de vie[2],[3].

En particulier, la sinisation peut faire référence à des processus ou des politiques d'acculturation, d'assimilation ou d'impérialisme culturel des normes de la Chine sur les sociétés voisines d'Asie de l'Est ou sur les groupes ethniques minoritaires en Chine. Les histoires de la Corée, du Japon et du Viêt Nam témoignent de ce processus par l'adoption du système d'écriture chinois, qui a longtemps été un élément unificateur de la sinosphère en tant que véhicule d'exportation de la culture chinoise vers ces pays asiatiques.

RéférencesModifier

  1. « Sinisation — Géoconfluences », sur geoconfluences.ens-lyon.fr (consulté le )
  2. Kuei-min Chang, « La nouvelle politique de sinisation et de régulation de la religion en Chine », Perspectives chinoises, nos 2018/1-2,‎ , p. 41–49 (ISSN 1021-9013, lire en ligne, consulté le )
  3. Ly Lam Fung, « Que signifierait la sinisation du monde ? », Revue internationale et stratégique, vol. 81, no 1,‎ , p. 79 (ISSN 1287-1672 et 2104-3876, DOI 10.3917/ris.081.0079, lire en ligne, consulté le )

BibliographieModifier

  • Rémi Castets, « Migrations et colonisation dans le Grand Ouest de la Chine », dans : Christophe Jaffrelot éd., L'enjeu mondial. Les migrations. Paris, Presses de Sciences Po, « Annuels », 2009, p. 73-84. DOI 10.3917/scpo.jaffr.2009.01 [1]
  • Marie-Claire Bergère, « L'influence du modèle soviétique sur la politique des minorités nationales en Chine », dans : Revue française de science politique, 29ᵉ année, n°3, 1979. pp. 402-425 DOI https://doi.org/10.3406/rfsp.1979.418600 [2]
  • Marie-Hélène Pozzar, « De la Grande Muraille à la cybermuraille : Nouvelles barrières immatérielles en République populaire de Chine », Études internationales, Volume 43, Numéro 1, Mars 2012, p. 89–110 DOI https://doi.org/10.7202/1009141ar [3]