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Une sinécure est, à l'origine (au Moyen Âge), un bénéfice ecclésiastique (beneficium sine cura) accordé à un clerc pour lui permettre d'effectuer un travail de recherche sans avoir à assurer de services religieux[1] ou, comme on dit, sans avoir charge d'âmes.

Ultérieurement, l'expression désigna un emploi, une charge qui n'implique aucun travail effectif[1].

Ce mot est couramment utilisé dans l'expression française « Ce n'est pas une sinécure », pour qualifier une lourde charge de travail, souvent désagréable, se réalisant avec beaucoup d'efforts.

Exemple d'utilisationModifier

« Être né sous l'signe de l'hexagone,

c'est vraiment pas une sinécure,

et le roi des cons, sur son trône,

il est français, ça j'en suis sûr.[2] »

  • « Hé bah allez, une journée d’plus en moins. On va aller dormir et pi demain on recommence. Je peux vous dire que tavernier, c'est pas une sinécure. » de Alain Chapuis dans Kaamelott, Livre I, 28 : La botte secrète, écrit par Alexandre Astier[3].
  • « L'affaire Fillon a braqué le projecteur sur ce métier jusque-là discret [assistant parlementaire], laissant l'impression d'une sinécure grassement payée. » Libération, 20 février 2017[4].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Sinécure, sur le site cnrtl.fr, consulté le 22 septembre 2014
  2. « Paroles de la chanson Hexagone par Renaud », sur paroles.net (consulté le 13 août 2019)
  3. « Je peux vous dire que tavernier, c'est pas une sinécure », sur zonesons.com (consulté le 13 août 2019)
  4. Laure Equy et Elise Godeau, « Assistants parlementaires : une profession dans l’ombre des ors », sur Libération,

AnnexesModifier

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