Simon II de Châteauvillain

Seigneur champenois

Simon II de Châteauvillain, né vers 1245 et mort le , est seigneur de Châteauvillain, Arc-en-Barrois, Baye et Pleurs à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle. Il est le fils aîné de Jean Ier de Châteauvillain, dit l'Aveugle et de son épouse Jeanne de Milly, dame de Pleurs. Par son arrière-grand-mère paternelle, il est d'origine capétienne[Note 1].

Simon II de Châteauvillain
Image illustrative de l'article Simon II de Châteauvillain
De gueules semé de billettes d'or au lion du même brochant sur le tout.

Autres noms latin : Symon de Castri-Villani
Titre Seigneur de Châteauvillain
(1287 - 1306)
Prédécesseur Blason ville fr Châteauvillain (Haute-Marne).svg Jean Ier de Châteauvillain
Successeur Blason ville fr Châteauvillain (Haute-Marne).svg Jean II de Châteauvillain
Souverains Blason région fr Champagne-Ardenne.svg Comté de Champagne
Suzerains Arms of the Kings of France (France Ancien).svg Royaume de France
Biographie
Dynastie Maison de Broyes
Naissance c. 1245
Décès
Père Blason ville fr Châteauvillain (Haute-Marne).svg Jean Ier de Châteauvillain
Mère Milly.svg Jeanne de Milly
Conjoint Blason Comte-de-Flandre.svg Marie de Dampierre
Enfants Jean II de Châteauvillain
Gui de Châteauvillain
Simon de Châteauvillain
Robert de Châteauvillain
Hugues de Châteauvillain
Marguerite de Châteauvillain

Il devient seigneur de Châteauvillain lorsque son père renonce à ses titres en sa faveur à cause de son grand âge et de ses handicapes.

BiographieModifier

Son mariage avec Marie de Dampierre vers 1285, issue d'une branche cadette de la famille champenoise de Dampierre mais qui obtient le riche comté de Flandre, démontre la renommée de la famille de Châteauvillain[1].

En 1285, il s'unit avec Guillaume, prieur de Mormant, pour fonder un village à Leffonds, alors peu peuplé, et ils réalisent tous deux une charte en , très libérale, qui affranchit ses habitants et tous ceux qui viendraient s’établir dans ce village[2].

En 1287, il devient seigneur de Châteauvillain et d'Arc après que son père Jean Ier, dit l'Aveugle renonce à ses titres au profit de son fils aîné, sans doute à cause de son grand âge et des blessures qu'il aurait pu recevoir pendant la septième croisade[1].

En 1303, il est pressé par le roi Philippe le Bel de le rejoindre à Arras pour combattre la révolte flamande[3].

En 1297, Marie de Dampierre meurt et est inhumée dans l'église des chanoines de Chateauvillain. Simon de Châteauvillain meurt à son tour le alors que son père est encore vivant[4].

Mariage et enfantsModifier

 
Blason des comtes de Flandre.

En 1285, il épouse Marie de Dampierre, veuve de Guillaume de Juliers, dit l'ancien[Note 2], fille de Gui de Dampierre, comte de Flandre, et de sa première épouse Mahaut de Béthune, avec qui il a au moins cinq enfants[5],[6] :

  • Jean II de Châteauvillain, qui succède à son père comme seigneur de Châteauvillain.
  • Gui de Châteauvillain, qui fait une carrière ecclésiastique.
  • Simon de Châteauvillain, chanoine à Langres puis évêque de Langres de 1328 jusqu'à sa mort en 1335.
  • Robert de Châteauvillain, qui fait une carrière ecclésiastique.
  • Hugues de Châteauvillain, qui devient seigneur de Pleurs et de Baye. Tige d'un branche cadette de la famille de Châteauvillain.
  • probablement Marguerite de Châteauvillain, septième abbesse d'Argensolles jusqu'à sa mort en 1351.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • André Du Chesne, Histoire généalogique de la maison de Broyes et de Châteauvillain, Paris, Sébastien Cramoisy, (lire en ligne).  
  • Jean-Baptiste Carnandet, Notes et documents pour servir à l'histoire de Châteauvillain, Paris, J. Techener, libraire, (lire en ligne).  
  • Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne, Chaumont, Imprimerie et lithographie la veuve Miot-Dadant, (lire en ligne).  
  • Henri d'Arbois de Jubainville, Histoire des ducs et comtes de Champagne, tomes 4a et 4b, Paris, Librairie Auguste Durand, (lire en ligne).  
  • Charles-François Roussel, Le diocèse de Langres : histoire et statistique, tome 2, Langres, Librairie de Jules Dallet, éditeur, (lire en ligne).  
  • Charles Didier, Histoire de la seigneurie et de la ville de Châteauvillain, Chaumont, Imprimerie veuve Miot-Dadant, (lire en ligne).  
  • Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, tome 3, Dijon, Imprimerie Darantière, (lire en ligne).  
  • G. Guenin, « Les origines féodales et les premiers seigneurs de la terre d'Arc et de Châteauvillain », Annales de la Société d'Histoire, d'Archéologie et des Beaux-Arts de Chaumont, vol. 5,‎ (lire en ligne).  

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Isabelle de Dreux, épouse d'Hugues III de Broyes et mère de Simon Ier de Châteauvillain, tige de la famille de Châteauvillain, est fille de Robert Ier de Dreux, comte de Dreux et cinquième fils du roi des Francs Louis VI le Gros.
  2. Marie de Dampierre et Guillaume de Juliers ont eu ensemble deux enfants : Guillaume de Juliers, dit le Jeune, mort en 1304 à la bataille de Mons-en-Pévèle, le second, également prénommé Guillaume, qui fait une carrière ecclésiastique.

RéférencesModifier

  1. a et b Charles Didier 1881, p. 33.
  2. G. Guenin 1923, p. 254.
  3. G. Guenin 1923, p. 255.
  4. Jean-Baptiste Carnandet 1856, p. 16.
  5. Étienne Pattou (dernière mise à jour : 22/05/2019), « Maison de Châteauvillain » [PDF], sur racineshistoire.free.fr, (consulté le ).
  6. (en) Charles Cawley, « Simon II de Châteauvillain », sur fmg.ac/MedLands (Foundation for Medieval Genealogy) (consulté le ), Champagne Nobility.