Siège de Berg-op-Zoom (1747)

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Siège de Berg-op-Zoom
Description de cette image, également commentée ci-après
Le siège et le bombardement de la ville par l'armée française
Informations générales
Date 14 juillet au 18 septembre 1747
Lieu Berg-op-Zoom, Pays-Bas
Issue victoire française
Belligérants
Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Commandants
CronströmLieutenant-général de Lowendal
Forces en présence
environ 10 000 hommesenviron 30 000 hommes
Pertes
8 000 morts ou blessés20 000 morts ou blessés

Guerre de Succession d'Autriche

Batailles

Campagnes italiennes
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Coordonnées 51° 30′ 00″ nord, 4° 18′ 00″ est

Le siège de Berg-op-Zoom est un épisode de la guerre de Succession d'Autriche au cours duquel une partie de l'armée française du maréchal de Saxe, commandée par le Lieutenant-général de Lowendal (futur maréchal), pénètre dans les Provinces-Unies et assiège la ville de Berg-op-Zoom (Bergen-op-Zoom), en 1747.

Le siègeModifier

Après sa victoire de Lauffeld, le maréchal de Saxe détache une armée sous le commandement du lieutenant-général Ulrich Frédéric Woldemar de Lowendal, expert dans l'art des sièges, pour assiéger Berg-op-Zoom, place réputée imprenable car proche des forces anglaises du duc de Cumberland et autrichiennes de Charles de Batthyany qui protègent Maastricht.

Berg-op-Zoom était si fortifiée et si bien pourvue en hommes et en munitions que les Hollandais ne furent d'abord pas inquiétés : la forteresse donnait sur la mer de telle sorte que les navires pouvaient la ravitailler sans problèmes.

Le , le Français ouvrent les tranchées et l'artillerie commence à bombarder la ville le 20. Divers escarmouches se produisent pendant que les ouvriers français posent des mines sous les redoutes, les lunettes et les bastions, contrés par les sapeurs hollandais et sous le feu des canons. Après un mois de siège, les Français accèdent au chemin couvert. Le siège est loin d'être terminé : les alliés possèdent encore une lunette dans le secteur concerné, et pas moins de 75 mines vont être creusées à l'entour.

Dans la nuit du 9 au 10 août, les assiégés font une sortie et marchent sur Wouw en trois colonnes.
La première, composée de cinq compagnies de grenadiers et de deux bataillons, arrive par la chaussée de Rosendael sur une redoute gardée par une compagnie de grenadiers du régiment de Montboissier, soutenue par le 2e bataillon du régiment de Montboissier et quelques Volontaires bretons. Vainement cette colonne s'acharne-t-elle sur la redoute depuis une heure du matin jusqu'à quatre heures du soir, tous ses efforts sont repoussés.
Cent fusiliers du régiment de Montboissier, qui se trouvaient dans une autre redoute avec les grenadiers régiment d'Angoumois, ne montrèrent pas moins de valeur.
La troisième colonne ennemie, formée de quatre compagnies de grenadiers, de seize piquets anglais ou écossais et du régiment wallon de Cornabé, vint aussi se heurter quatre fois inutilement sur la redoute du chemin de Breda, défendue par 150 fusiliers des régiments de Montboissier et d'Angoumois. Une pièce de canon, que ces soldats avaient mise en batterie sur la chaussée, obligea cette colonne à se retirer.
Ce fut la seule tentative que firent les Alliés pour contrarier le siège de Berg-op-Zoom, et ils y perdirent 800 hommes.

Les Français étaient pressés car les pluies d'automne menaçaient de détruire les ouvrages de siège. Le , le commandant français tente une attaque surprise à quatre heures du matin : la ville est prise en un éclair. Après ce coup de main, la stupeur et l'effondrement des troupes alliées, les Français se laissent aller à un pillage qui indigne l'Europe entière. Le Maréchal de Saxe plaide la cause de Lowendal auprès du roi : « Sire, il n'est pas de moyen terme, vous devez le pendre, ou le faire Maréchal de France. »

La prise de Berg-op-Zoom coûta 20 000 morts ou blessés aux assiégeants et 8 000 aux assiégés.

ConclusionModifier

La chute de la ville cause une querelle entre la Hollande et l'Angleterre car le gouvernement britannique avait surestimé la capacité de résistances des Hollandais à l'invasion. Les Hollandais sont, eux, furieux que leurs alliés n'aient pas secouru la ville assiégée car ils étaient occupés par le maréchal de Saxe. La chute de cette ville ouvre les Pays-Bas et le Hanovre à l'invasion française.

Culture populaireModifier

Le siège de Berg-op-Zoom de 1747 est raconté dans le roman de la série à succès Assassin's Creed: Forsaken.

IconographieModifier

  • Martin Marvie, Vue de la ville et des forts de Berg-op-Zoom assiégée par l'armée française sous les ordres du Maréchal de Lowendal, gravure d'après S. Brouard, Rijksmuseum, Amsterdam.

Notes et référencesModifier

Sources et bibliographieModifier