Seyran Ateş

avocate allemande, imame et féministe
Seyran Ateş
Portrait - Seyran Ates.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (59 ans)
IstanbulVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Avocate, écrivaine, militante pour les droits des femmes, imameVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Partis politiques
Idéologie
Site web
Distinctions

Seyran Ateş (née le à Istanbul (Turquie)) est une avocate allemande, imame et féministe.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Sa famille émigre en Allemagne quand elle a six ans. Élevée dans un milieu très conservateur, elle quitte le domicile familial à l'âge de 17 ans, pour aller vivre dans des squats à Berlin[1]. Excellente élève, elle étudie le droit à l'université libre de Berlin et exerce en tant qu'avocate depuis 1997. Elle est spécialisée en droit pénal et en droit de la famille[2].

Carrière d'avocateModifier

Elle défend les femmes turques et kurdes victimes de violences conjugales et se spécialise dans la défense des victimes de crimes dits « d'honneur ». En 1984, un mari violent tire à trois reprises sur Seyran Ateş et sa cliente, qui en décède[3].

Sa position, sur la société musulmane en occident qu'elle considère souvent plus conservatrice que la société musulmane en Turquie, met sa vie en danger[4]. Sous la pression de menaces de mort, Seyran Ates, abandonne momentanément sa carrière d’avocate en 2006[1]. En raison des menaces de mort dont elle fait l'objet après la publication du livre L'islam a besoin d'une révolution sexuelle, elle cesse à nouveau son activité d'avocate en 2009.

Carrière d'imameModifier

Seyran Ateş ouvre la mosquée Ibn Ruschd-Goethe à Berlin, le [5]. La mosquée porte les noms du philosophe et médecin arabe Ibn Ruschd (Averroès) et du penseur allemand Goethe, pour faire le lien entre les cultures musulmanes et occidentales. C'est la première mosquée progressiste en Allemagne. Elle est ouverte à tous les courants religieux de l'Islam, sunnite, chiite, alévi, soufi. Les femmes et les hommes prient côte à côte. Niqabs et tchadors sont interdits[1]. Les femmes n'ont pas à porter le voile dans la mosquée[6].

Distinctions et honneursModifier

PublicationsModifier

  • Bei Trennung: Tod, dans: Robertson-von Trotha, Caroline Y. (ed.): Tod und Sterben dans der Gegenwartsgesellschaft. Eine interdisziplinäre Auseinandersetzung (= Kulturwissenschaft interdisziplinär / Études culturelles interdisciplinaires, vol. 3), Baden-Baden 2008
  • Große Reise ins Feuer: Die Geschichte einer deutschen Türkin, Reinbek bei Hamburg, 2006
  • Individualität: Ich sein de l'oder Ich haben?, dans: Flensburger Hefte, no 87, Flensburg, 2005
  • Seyran Ateş (trad. d'Olivier Mannoni), La traversée des flammes : turque, allemande et libre, Calmann-Levy, 2005, 186 p. (ISBN 978-2702136249),
  • Selam, Frau Imamin: Wie ich in Berlin eine liberale Moschee gründete, Ullstein Verlag Gmbh, 2017, 304 p. (ISBN 978-3550081552)

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Nathalie Versieux, « Berlin : Seyran Ates, une femme qui veut révolutionner l’image de l’islam », Libération.fr,‎ 17 et 18 juin 2017 (lire en ligne, consulté le )
  2. [1]"Tolerance for the tolerant," Signandsight.com, August 9, 2005.
  3. [2] National Public Radio interview, January 22, 2008.
  4. (de) Peter Schneider, « In Germany, Muslims grow apart », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. SPIEGEL ONLINE, Hamburg Germany, « Frauenrechtlerin gründet Moschee: "Unsere Religion nicht den Rückständigen überlassen" - SPIEGEL ONLINE - Politik », sur SPIEGEL ONLINE (consulté le )
  6. « Une mosquée « libérale », ouverte aux femmes et aux homosexuels, inaugurée à Berlin », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  7. 1000 FriedensFrauen Weltweit. Seyran Ates(sic!), abgerufen am: 13. April 2018, (deutsche Digitalfassung von 1000 PeaceWomen Across the Globe, Serie: Kontrast Book, Verlag Scalo, Zürich 2005).

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