Servon (Seine-et-Marne)

commune française du département de Seine-et-Marne

Servon
Blason de Servon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Torcy
Intercommunalité Communauté de communes de l'Orée de la Brie
Maire
Mandat
Marcel Villaça
2020-2026
Code postal 77170
Code commune 77450
Démographie
Gentilé Servonnais
Population
municipale
3 251 hab. (2017 en augmentation de 4,17 % par rapport à 2012)
Densité 439 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 01″ nord, 2° 35′ 14″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 97 m
Superficie 7,40 km2
Élections
Départementales Canton d'Ozoir-la-Ferrière
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Servon
Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne
Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Servon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Servon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Servon
Liens
Site web servon.fr

Servon est une commune française Francilienne située à l’ouest du département de Seine-et-Marne.

Servon est la 77e commune de Seine-et-Marne en population (3 251 habitants en 2017). Ses habitants sont appelés les Servonnais[1].

Servon comporte 2 châteaux et une église classée aux monuments historiques. La ville est également traversée par le Chemin des Roses, long de 18 kilomètres et classé espace naturel sensible par la Seine-et-Marne.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune de Servon, située à l'ouest du département, à quelque 25 kilomètres de Paris en limite de Brie-Comte-Robert. Servon se situe à la frontière avec la ville de Santeny, dans le Val-de-Marne.

Elle est en partie séparée des secteurs les plus proches de l’agglomération parisienne (petite couronne) par la forêt de Notre-Dame (lisière sud).

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Servon
Santeny
(Val-de-Marne)
Lésigny Férolles-Attilly
Mandres-les-Roses
(Val-de-Marne)
 
Périgny
(Val-de-Marne)
Brie-Comte-Robert
 
Servon dans son environnement.

UrbanismeModifier

 
Venelle dans le centre historique, près du lavoir.

Le centre historique, noyau initial de la commune, s’est constitué autour de l’église : maisons paysannes et petites maisons de maître, ainsi que trois grandes propriétés et leur parc : la Dame Blanche, le château de Servon et le château de Villemenon.

Des lotissements ont progressivement été réalisés depuis une cinquantaine d’années[Quand ?] : quartiers de la Porte Rouge (près de l’ancienne gare SNCF), du Pied de Coq, de la Jarrie et de la Croix Blanche (de chaque côté de la route menant à Forcilles et Férolles-Attily), la ZAC de la Butte aux Bergers (qui compte 245 pavillons). Et plus récemment[Quand ?] un lotissement des Marronniers et un autre à la place de l'Ancienne-École.

La commune est marquée par un faible niveau de l'offre en logements sociaux, 8,5 % du parc de résidences principales en 2016, l’article 55 de la loi SRU fixant un objectif de 25%.

Afin de répondre à l’objectif de 25% de logements sociaux, le PLU de Servon prévoit « que lors de la réalisation d’un programme de 3 à 8 logements, au moins 1/3 du nombre total de logements (valeur arrondie à l’unité par défaut) soit affecté à du logement locatif social » et « que lors de la réalisation d’un programme de plus de 8 logements, au moins 50% du nombre total de logements (valeur arrondie à l’unité par défaut) soit affecté à du logement locatif social ».[2]

La politique d’urbanisation et de densification urbaine, conduite par la municipalité, a soulevé et continue de soulever des contestations fortes, ayant notamment rythmées la campagne électorale de 2020.

LogementModifier

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 1 246 dont 88,9 % de maisons et 10,7 % d'appartements[Note 1].

Parmi ces logements, 95,4 % étaient des résidences principales, 0,7 % des résidences secondaires et 3,9 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 86,5 % contre 12,7 % de locataires[3] dont, 6,6 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 2] et, 0,8 % logés gratuitement.

Occupation des sols simplifiéeModifier

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 61,9 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 10,71 % d'espaces ouverts artificialisés et 27,39 % d'espaces construits artificialisés[4]

Voies de communications et transportsModifier

La commune est traversée par la RN 19 de Paris à Troyes et la RN 104 (Francilienne).

EnvironnementModifier

HydrographieModifier

Le système hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 3,9 km[7].

ClimatModifier

Servon, comme tout le département, connaît un régime climatique tempéré, de type atlantique.

Politique et administrationModifier

Elections municipales de 2020Modifier

Les élections municipales de 2020 ont été caractérisées par un fort taux d’abstention dans toute la France. Servon n’y fait pas exception, 49,52% d’abstention au 1er tour le 15 mars 2020, et 52,95% d’abstention au 2nd tour le 28 juin.

Après avoir été élu maire de Servon par le conseil municipal en 2018, pour assurer l’intérim suite au décès de Dominique Stabile, Marcel Villaça a été confortablement réélu en 2020 par les servonnais.

La liste « (nous) Servon(s) notre village » conduite par Marcel Villaça a gagné les élections au 2nd tour avec 59,64 % des votes, face à la liste « Ensemble pour notre village » (34,7%) conduite par Yves Ralliere, ancien maire de Servon, qui échoue pour la 4ème fois successive à récupérer le siège du maire. La liste « #Servon natur’aimant » conduite par Eric Roblain passe de 26,14% des votes au 1er tour à 5,64% des votes au 2nd tour après s’être désistée peu avant la tenue du 2nd tour.

Le conseil municipal de Servon est aujourd’hui constitué de 19 élu(e)s de la majorité « (nous) servon(s) notre village » et 4 élu(e)s d’opposition «  Ensemble pour notre village ». Au passage, l’opposition perd 1 siège par rapport à la précédente mandature.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Servon se trouve dans le département de Seine-et-Marne. Rattachée depuis la Révolution française à l'arrondissement de Melun[8], elle intègre le l'arrondissement de Torcy afin de faire coïncider les limites d'arrondissement et celles des intercommunalités[9].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la neuvième circonscription de Seine-et-Marne. La députée de la circonscription est Michèle Peyron, depuis le 21 juin 2017. Elle a succédé à Guy Geoffroy, député 19 juin du 2002 au 20 juin 2017.

Servon faisait partie depuis 1793 canton de Brie-Comte-Robert[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton d'Ozoir-la-Ferrière. Les conseillers départementaux de ce canton sont Anne-Laure Fontbonne et Jean-François Oneto, respectivement maires de Férolles-Attilly et Ozoir-la-Ferrière.

Au élections régionales de 2015, la liste conduite par Valérie Pécresse (LR) a obtenu à Servon 40,03% des voix, la liste conduite par Claude Bartolone (PS) 31,48%, et la liste conduite par Wallerand de Saint-Just (FN) 28,49%.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre fondatrice de la communauté de communes de l'Orée de la Brie (CCOB), créée le 5 décembre 2003. La CCOB est constituée de Servon (77170), Brie-Comte-Robert (77170), Chevry-Cossigny (77114), et Varennes-Jarcy (91480) depuis le 1er janvier 2016. Le territoire communautaire comporte environ 27 500 habitants.

La CCOB est entourée par la métropole du « Grand Paris », la communauté de commune du « Val Briard », la communauté de commune « Brie des Rivières et Châteaux », la communauté d’agglomération « Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart », et la communauté de commune « Les Portes Briardes entre villes et forêts ».

La Seine-et-Marne, et Servon, n’étaient qu’indirectement concernés par la Métropole du Grand Paris, en effet chaque commune voisine de toutes celles concernées par la future métropole disposaient de la possibilité de l’intégrer ou pas. Le 16 octobre 2014, le conseil municipal a décidé à l’unanimité que Servon ne rejoindrait pas la métropole du Grand Paris.

On assiste depuis quelque temps à des questionnements sur l’intégration de Servon dans la communauté de commune des Portes Briardes entre villes et forêts, bien que pour l’instant rien n’ait été officiellement décidé.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1940 Marcel Férez
(1895-1940)
SFIO Avocat, conseiller d'arrondissement
Démissionnaire
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1947 mai 1953 Jacques Mouret    
mai 1953 mars 1971 François Leduc    
mars 1971 mars 1977 Pierre Renault    
mars 1977 mars 1983 François Leduc    
mars 1983 1985 Bertrand Levieil   Ingénieur des travaux publics
juillet 1985 mars 1995 Roger Lantz    
mars 1995 mars 2001 Yves Rallière[11] UMP  
mars 2001 mars 2008[12] Christian Daniel   Chargé de mission DIREN
mars 2008 avril 2018[13] M. Dominique Stabile[11] PS[14] Vice-président de la CC de l'Orée de la Brie (2014 → 2018)
Décédé en fonction
mai 2018[15] En cours
(au 3 mai 2018)
Marcel Villaça SE Imprimeur en préretraite
 
Des trompe-l'œil sont peints sur les transformateurs électriques pour mieux les intégrer dans le centre historique.

JumelagesModifier

Au , Servon n'a pas de jumelage officiel[16] mais est liée avec la ville de :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2017, la commune comptait 3 251 habitants[Note 3], en augmentation de 4,17 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264293284302359350331320298
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300346375335353365372388406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
400404355325369347375405547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8221 1741 1631 5261 9242 7912 8612 9403 154
2017 - - - - - - - -
3 251--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

En 2019 une école maternelle et primaire à Servon : l'école de la Butte-aux-Bergers.

SantéModifier

Un cabinet médical se situe au centre-ville, 6 rue de la poste et depuis peu, il existe un centre médical et dentaire situé dans la zone commerciale Eden au niveau de la Nationale 19.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2018 on dénombre 1693 foyers fiscaux à Servon, dont 1105 imposés, soit 65,3% des foyers fiscaux.

En 2018, le revenu fiscal de référence moyen par foyer à Servon était de 42 059 euros (la moyenne nationale est de 27 475 euros). L'impôt sur le revenu net moyen par foyer imposé, à Servon, était de 6 299 euros (la moyenne nationale est de 4 249 euros).

  • 169 foyers fiscaux (9,98%) correspondent à un tranche de revenus inférieure à 10 000 euros ;
  • 45 foyers fiscaux (2,66%) correspondent à un tranche de revenus allant de 10 000 à 12 000 euros ;
  • 227 foyers fiscaux (13,41%) correspondent à un tranche de revenus allant de 15 000 à 20 000 euros ;
  • 298 foyers fiscaux (17,60%) correspondent à un tranche de revenus allant de 20 000 à 30 000 euros ;
  • 365 foyers fiscaux (21,56%) correspondent à un tranche de revenus allant de 30 000 à 50 000 euros ;
  • 383 foyers fiscaux (22,62%) correspondent à un tranche de revenus allant de 50 000 à 100 000 euros ;
  • 84 foyers fiscaux (4,96%) correspondent à un tranche de revenus de plus de 100 000 euros ;

EmploiModifier

En 2017, la population âgée de 15 à 64 ans à Servon était de 2 096 personnes, parmi lesquels on comptait 78,9% d’actifs, dont 73,2% en emploi et 5,7% chômeurs. On dénombrait donc 21,9% d’inactifs, dont 10,6% d’élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés, et 6,7% de retraités ou pré-retraités (statistiques INSEE).

On dénombrait 119 chômeurs sur la commune de Servon en 2017, dont 50,8% de femmes (statistiques INSEE), touchant majoritairement la tranche d’âge 15-24 ans.

On dénombrait 1 459 emplois sur la zone de Servon en 2017 ; 1 551 actifs ayant un emploi résidant sur la zone ; un indicateur de concentration d’emploi de 94,1 ; et un taux d’activité parmi les 15 ans ou plus de 64,1% en 2017, en baisse par rapport à 2012.

En 2017, on y dénombre 10 agriculteurs/exploitants, 104 commerçants/artisans/chefs d’entreprises, 346 cadres et professons intellectuelles supérieures, 504 professions intermédiaires, 400 employés, et 247 ouvriers.

Entreprises et commercesModifier

Zones d’activitésModifier

Les activités industrielles et commerciales se répartissent dans trois secteurs qui bénéficient de la présence de deux axes de communication routiers (Francilienne et RN 19) :

  • une zone d'occupation spontanée au lieu-dit le Poirier Penché ;
  • une amorce de zone industrielle au sud-ouest de la N 19, au lieu-dit l'Arpent Ferret ;
  • une zone d'activité récemment aménagée, la ZAC de l'Orme Rond.

La RN 19 et la Francilienne constituent un atout remarquable pour les entreprises. Déjà de grands groupes comme Algeco, Truffaut, La Flèche Cavaillonaise, Weber et Broutin ont choisi Servon.

Centre commercial EdenModifier

La commune comprend également depuis 2017 un important centre commercial, dénommé « Eden », ouvert le long de la RN 19[20] dans la ZAC du Noyer aux Perdrix.

ToponymieModifier

On retrouve en France six lieux dénommés Servon. Quatre autres villages (en Ille-et-Villaine, Manche, Marne et Nièvre) et une rivière dans la Vienne.

Evolution de la dénominationModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Servum vers 1140[21],[22] ; Servon in Bria en 1348[23] ; Le fief de Servon en 1385[24] ; Un fief dit la Motte de Servon en 1483[25] ; Cervon en Brie en 1500[26] ; Servun au XVe siècle[27] ; Servon en Brie en[28] ; Servon ou Cervon au XVIIIe siècle (Jean Lebeuf)[29].

Etymologie du nom de ServonModifier

Selon Albert Dauzat, dérivé de silvus : nom qui évoque les bois[22].

Autre hypothèse : mentionné « Un fief dit la Motte de Servon » en 1483, du latin superior, comparatif de superus, soit « plus au-dessus, plus haut, plus élevé », d’où le gallo-roman °SUPERIORE > a.f. °sevror, °sevreux, et par métathèse °servor, °serveux. Cette hypothèse pose problème avec les formes anciennes, mais correspond à la situation de Servon sur une éminence, elle s'appuie sur le celte ser (rivière), qui donnerait au nom du village une origine topographique, signifiant « la colline près de la rivière[Note 4] » ou « la source sur le coteau[Note 5] ».

Histoire et patrimoine localModifier

Des fouilles archéologiques en 1992 dévoilent les traces d'une villa gallo-romaine[réf. nécessaire].

L'église, avec un sanctuaire[C'est-à-dire ?], est du XIIIe siècle.

La commune a été longtemps desservie par la ligne de Vincennes, qui reliait la gare de la Bastille à la gare de Verneuil-l'Étang et comprenait la gare de Santeny - Servon. Le service destiné aux voyageurs s'est arrêté en 1953 et celui des marchandises en 1970[30].

La ligne de Vincennes a été reprise jusqu'à Boissy-Saint-Léger par le RER A, et la gare de Servon est tombée à l'abandon. Elle fut détruite dans les années 2010.

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Sainte-Colombe.

L’église Sainte-ColombeModifier

L'église sainte Colombe et saint Louis date du XIIIe siècle, selon une plaque commémorative qui indique son inauguration le [31]. Classée monument historique depuis 1939[32], elle a faut l'objet de gros travaux en 2016[33].

Le château de ServonModifier

Le château de Servon : l'ancien château aurait hébergé Anne Boleyn, proche du seigneur de la région. Son parc aurait été en particulier aménagé au XVIIIe siècle ou XIXe siècle[34],[Note 6].

Le château de VillemenonModifier

L’ancien domaineModifier

Le domaine du château de Villemenon est traversé par le Réveillon qui coule en provenance de Lésigny[34]. Situé à l’extérieur du village, sur la route en direction de Lésigny, le domaine de Villemenon est un fief rival de Servon existant depuis le 12ème siècle, qui changera de nombreuses fois de propriétaires.

François de Verthamon, conseiller au Parlement de Paris, a acheté Villemenon (château, terres, titres et droits seigneuriaux) en 1645 à Suzanne Parent.[35]

Louis XIII était venu déjeuner au château de Villemenon[35].

Le château actuelModifier

Le château actuel a été construit dans le style Renaissance vers 1840[36].

Depuis les années 60, Hélène Martini, impératrice des nuits parisiennes, ayant possédé jusqu’à dix-sept cabarets et théâtres à Paris, dont Les Folies Bergère et Mogador, avait discrètement choisi comme havre de paix le château de Villemenon.[37]

Suite au décès d’Hélène Martini le 05 août 2017, le portail et la cheminée Renaissance du château de Villemenon, se sont retrouvés aux enchères à Drouot, provoquant un certain émoi pour les défenseur du patrimoine local. La conservatrice de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) avait décliné sa compétence pour protéger ces éléments patrimoniaux, ceux-ci n’étant pas protégés au titre des Monuments historiques de Seine-et-Marne.[38]

Une impressionnante collection de 6 000 costumes de scènes et accessoires créées par et pour les Folies Bergère était stocké, jusqu’en 2012, dans une dépendance du château de Villemenon, avant d’avoir été dispersée lors de ventes aux enchères.[38]

Polémiques autour de la destruction de la ferme BombonModifier

Située dans le vieux bourg de Servon, la Ferme Bombon et sa maison de maître s’étendait sur près de 9 000 m2, sur un site datant de 1406[14]. La propriétaire était décédée en octobre 2012, et sa ferme vendue à l’AFTRP (devenu Grand Paris Aménagement), qui là céda au promoteur immobilier Nexity. La Ferme se situait dans le périmètre de protection de l’église Saint-Colombe classée monument historique.

En 2013, une association de riverains et d’habitants de Servon s’est constituée, les Amis du patrimoine de Servon (APS), pour contester en justice un projet immobilier sur la Ferme Bombon[14]. La municipalité et le promoteur Nexity souhaitait y implanter 90 logements. Jugé trop dense, le projet avait été réduit à 69 logements, et le nombre de places de parking revu à la hausse (140 places).

Le chemin des RosesModifier

Le Chemin des Roses (autrefois chemin Vert), un chemin de terre long de plus de 16 km, relie Servon à Yèbles en passant par les communes de Brie-Comte-Robert, Grisy-Suisnes, Coubert, Solers et Soignolles-en-Brie. Il a été créé sur l'ancienne voie ferrée de la ligne de Vincennes. Le chemin est inauguré en 1993 pour le tronçon qui lie Brie-comte-Robert et Coubert et complété en par l'inauguration de la liaison entre Servon et Yèbles.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

  • La reine d'Angleterre Anne Boleyn, épouse d'Henri VIII, aurait vécu quelque temps au château durant son séjour de jeunesse en France.
  • Le général Jeanningros (1816-1902) a fini sa vie à Servon et repose dans le cimetière municipal. Une plaque à sa mémoire est située dans la rue qui porte son nom.
  • Le judoka Frédéric Demontfaucon a vécu à Servon.
  • Le comédien Thomas Solivéres (1990) a passé son enfance à Servon où il a été membre de la troupe de théâtre.
  • Le cascadeur Daniel Vérité s'est retiré à Servon[39].
  • La reine de la nuit parisienne, Hélène Martini, propriétaire du château de Servon, décédée à Paris à l'âge de 92 ans le [40].
  • Le comédien William Lebghil a passé son enfance à Servon.

Servon dans les artsModifier

La gare de Santeny - Servon : apparaît dans le film La Grande Vadrouille (1966) : lorsque l'un des personnages se fait arrêter dans un train, c'est à la gare de Santeny-Servon qu'il est débarqué.

HéraldiqueModifier

La commune a repris les armes de la famille de Lyonne, ancienne titulaire du comté de Servon créé par Louis XIV. Les armoiries se composent de trois bandes horizontales bleue et or, et des têtes de lionnes (sans crinières) or.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  2. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  4. Servon est bordée par la vallée du Réveillon,
  5. La rivière Réveillon prend sa source dans la forêt d'Armainvilliers et atteint Servon après avoir traversé Chevry-Cossigny et Férolles-Attilly.
  6. L'ancien château de Servon fut successivement la propriété de :
    • du 10 juin 1730 à 1764 : Joseph Dubois, directeur des Ponts et Chaussées, conseiller d'État, secrétaire du cabinet du roi et frère du cardinal-ministre Dubois ;
    • de 1764 au 1er août 1780 : Marie Anne Guillemette de Sahuguet d'Amazie du Vialard qui le reçoit en héritage en tant que seule héritière de son oncle. Celle étant décédée célibataire, ses héritier vendirent le château ;
    • du 1er août 1780 au 30 juin 1796 : Pierre Jean Laurent de Villedeuil ;
    • du 30 juin 1796 au ? : François Dupraz ;
    • du ? jusqu'à sa mort le 29 mai 1807 : Marie Sophie Romet (1787-1807), qui le transmet à sa sœur :
    • du 29 mai 1807 au 16 juillet 1823 : Jeanne Félicité Romet, épouse de Jean-Baptiste Selves (1756-1823), avocat au Parlement de Toulouse, ex-président du tribunal criminel du Lot, législateur, juge de la cour de justice criminelle et spéciale de Paris, à la mort de ce dernier, le partage de ses biens attribue le château à :
    • du 16 juillet 1823 au 18 septembre 1834 : Jeanne Claudine Victoire Moret (ca 1788-1859), épouse en secondes noces de Armand Moret, militaire du génie royal, vend le château à l'un de ses fils d'un premier lit :
    • du 18 septembre 1834 au 24 mars 1838 : Joseph Félix Amédée Belugey de Granville (1811-/1876) qui le revend ;
    • du 24 mars 1838 à 1840 date de sa démolition : Jules Vincent Hubert Descours qui revend ensuite la propriété à ;
    Le château actuel :
    • du 9 octobre 1857 au 25 février 1870 : Henri Bournet, négociant, l'un des propriétaires des magasins "Au Gagne-Petit", qui reconstruit le château actuel vers 1868-1869 mais meurt peu avant qu'il ne soit terminé. Ces héritiers le vendent ;
    • de 1870 à 1875 : M. Jeanson ;
    • de 1875 à 1911 : M. Boutet ;
    • de 1911 à ? : M. Drouin ;
    • de ? à ? : M. Méhu, banquier à Paris ; (Le Vieux Saint-Maur. Éditeur F. Champion, 1931, page 125

RéférencesModifier

  1. « Seine-et-Marne > Servon (77170) », sur Site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 6 mars 2015).
  2. « PLU de Servon en 2020 »
  3. Statistiques officielles de l‘INSEE, section Logement consulté le 14 juin 2020
  4. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Reveillon ((F48-0400)) » (consulté le 14 juin 2020)
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 du Noyer aux Perdrix (F4829550) » (consulté le 14 juin 2020)
  7. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 4 février 2019
  8. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Arrêté du 30 décembre 2016 du préfet de la région d'Île-de-France portant modification des limites territoriales des arrondissements du département de Seine-et-Marne », Recueil des actes administratifs de la préfecture d'Île-de-France, no spécial IDF-001-2017-01,‎ , p. 11-23 (lire en ligne [PDF], consulté le 21 août 2018).
  10. « Servon », sur http://www.genea77-shage.info (consulté le 22 avril 2018).
  11. a et b D. D., « Dominique Stabile et Yves Rallière : le duel pour la mairie de Servon : Deux listes briguent la mairie : Servon, notre village menée par Dominique Stabile, le maire sortant, et Ensemble pour notre village, menée par Yves Rallière, maire de 1995 à 2001 », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2018) « Le nouveau maire, qui habite Servon depuis 26 ans, est conseiller municipal depuis 1995. Il a commencé comme simple conseiller municipal, avant de devenir adjoint du maire Christian Daniel, chargé des affaires scolaires, de la jeunesse et de l’enfance. Délégations qu’il a conservées sous les mandats de Dominique Stabile ».
  12. M.L. Fontainebleau, « 24 heures », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2018) « Christian Daniel, l'actuel maire de Servon, ne se représentera pas. C'est Dominique Stabile, 53 ans, son premier adjoint, qui conduira la liste Bien vivre notre village, une liste sans étiquette politique, mais portée par des personnalités plutôt à gauche. En face, Yves Rallière (UMP), maire de la commune entre 1995 et 2001, sera à la tête de la liste Ensemble et déterminés pour Servon, elle aussi sans étiquette mais « dotée d'une sensibilité de droite », comme l'indique Yves Rallière ».
  13. Thomas Martin, « Seine-et-Marne. Le maire de Servon, Dominique Stabile, est décédé », La République de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2018).
  14. a b et c « La démolition de la ferme Bombon vivement contestée », Le Parisien, (consulté le 6 mars 2015).
  15. P.D.S, « Seine-et-Marne : Marcel Villaça devient le nouveau maire de Servon : L’ancien premier adjoint a été élu ce jeudi soir. Il succède à Dominique Stabile, décédé le 20 avril dernier », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mai 2018) « citation française ».
  16. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des Affaires étrangères (consulté le 6 mars 2015).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  20. « Servon : « Eden », le centre commercial de la N 19, sort de terre », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2018) « La première phase, étendue sur 50 000 m², comportera 17 000 m² de magasins disposés en arc de cercle dont un O'Marché Frais de 9 000 m² qui emploiera près de 70 personnes, mais aussi « Intersport, Gifi, La Vignerie, Chaussea, Maxi Toys, Orchestra, Grand Optical, le restaurant Au Bureau et une enseigne de bagels… », énumère Bertrand Toussaint, patron de Habitat & Commerce, le propriétaire et promoteur du projet ».
  21. Cartulaire de Longpont.
  22. a et b Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, page 8, (ISBN 2402033592).
  23. Archives nationales, X1a 129, fol. 278.
  24. Archives nationales, P 1, no 9.
  25. Archives nationales, P 1, no 309.
  26. Archives du Doubs, B 223.
  27. Obit. prov. Sens, I, p. 344.
  28. Archives de la Seine-et-Marne, E 687.
  29. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 518.
  30. L'officiel du syndicat d'initiative Brie-Comte-Robert, p. 17.
  31. Notice no PM77001672, base Palissy, ministère français de la Culture
  32. Notice no PA00087285, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Nicolas Sivan, « 850 000 € de travaux font renaître l'église », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2018).
  34. a et b Notice no IA77000353, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. a et b Marie Grenier, Histoire de Servon - Tome 1 - Monuments et Patrimoine, Santeny, Presse de Santeny, , 115 p., chapitre 5 : Verthamon - page 79
  36. Cercle d’histoire de Servon, « Cercle d’histoire de Servon »
  37. « Hélène Martini possédait le château de Villemenon »
  38. a et b « Un monument Renaissance en vente chez Drouot »
  39. http://www.servon.fr/Daniel-Verite-le-cascadeur-discret-mars-2005.
  40. « Mort d’Hélène Martini, « impératrice » des nuits parisiennes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 10 août 2017)