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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Doubrovski.
Serge Doubrovsky
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Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès (à 88 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Écrivain, critique littéraire, professeur
Distinctions
Auteur
Genres

Œuvres principales

Julien Serge Doubrovsky, né le [1] dans le 9e arrondissement de Paris[2], et mort le [3] dans cette même ville, est un écrivain, critique littéraire et professeur de littérature française.

Son œuvre comporte à la fois des essais critiques et des romans autobiographiques qu'il qualifie lui-même d'autofictions, terme dont il est le créateur (Fils, 1977).

BiographieModifier

EnfanceModifier

Serge Doubrovsky est le fils d'Israël Doubrovsky, tailleur, et de Mme Doubrovsky, née Weitzmann, secrétaire[2]. En 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, Serge Doubrovsky échappe à la déportation grâce à un gendarme du Vésinet venu prévenir sa famille, il part dès lors se réfugier chez une tante, à Villiers, où il reste caché dix mois[4].

CarrièreModifier

Premier prix du concours général de philosophie[5], ancien élève de l'ENS, Serge Doubrovsky est titulaire d'une agrégation d'anglais[6], docteur (1964)[7] et docteur d'État (1974)[8] ès lettres.

Il est chevalier des Palmes académiques[2]. Professeur de littérature française, il a notamment enseigné à l'université de New York, l'université Harvard, au Smith College et à l'université Brandeis[9].

Vie littéraireModifier

En 1977, il publie Fils, première œuvre qualifiée d'autofiction par son auteur : « Autobiographie ? Non, c’est un privilège réservé aux importants de ce monde, au soir de leur vie, et dans un beau style. Fiction, d’événements et de faits strictement réels ; si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau[10]. »

Il reçoit le prix Médicis 1989 pour Le Livre brisé, le prix de l'écrit intime pour Laissé pour conte en 1999 et le grand prix de littérature de la SGDL pour Un homme de passage en 2011.

En 1997, une vive polémique l'oppose à son cousin Marc Weitzmann, lorsque celui-ci publie son roman Chaos qui met en scène Serge Doubrovsky[11].

En décembre 2000, il est promu commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres[12].

En 2012, l'université de New York lui décerne la Medal of Honor of the Center for French Civilization and Culture.

Prix et distinctionsModifier

ŒuvresModifier

RomansModifier

EssaisModifier

  • Corneille et la dialectique du héros, Gallimard, 1964.
  • Pourquoi la nouvelle critique : critique et objectivité, Mercure de France, 1966.
  • La Place de la madeleine : écriture et fantasme chez Proust, Mercure de France, 1974.
  • Parcours critique, Galilée, 1980.
  • Autobiographiques. De Corneille à Sartre, PUF, 1988.
  • Parcours critique 2, ELLUG, 2006.

CollectifsModifier

Notes et référencesModifier

  1. (fr) (notice BnF no FRBNF11900492), consultée le 15 août 2012.
  2. a b c et d Notice biographique de Serge Doubrovsky, Who's who in France, consultée en ligne le 30 août 2014.
  3. « Mort de l'écrivain Serge Doubrovksy », sur Le Monde (consulté le 23 mars 2017).
  4. « L'agent de police en civil il a sonné à notre cloche derrière la grille dès l'aube risques et périls à 11 heures je dois vous arrêter partez sa peau pour nous a fait le tour youpins du Vésin la tournée des déportables lui-même si on l'avait pincé déporté à la porte lui venu nous prévenir moi couru dix mois durant me terrer à Villiers. » (Serge Doubrovsky, Fils [1977], Gallimard, coll. « Folio », 2001, p. 236.)
  5. (fr) David Caviglioli, « Vieux "je" », Le Nouvel Observateur, 3 mars 2011.
  6. (fr) Serge Doubrovsky, Encyclopédie Larousse, consulté le 21 janvier 2012.
  7. http://www.sudoc.fr/05608739X.
  8. http://www.sudoc.fr/119193531.
  9. (fr) Serge Doubrovsky, PUF, consulté le 21 janvier 2012.
  10. Serge Doubrovsky, Fils, éd. Galilée, 1977.
  11. (fr) Doubrovsky contre Weitzmann, Libération, 28 août 1997.
  12. (en) Arts & Sciences, New York University, consulté le 31 janvier 2012.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Études et essaisModifier

  • Emmanuel Samé, Autofiction : Père § Fils, Editions Universitaires de Dijon, 2013.
  • Mélikah Abdelmoumen, L'École des lectrices. Doubrovsky et la dialectique de l'écrivain, Presses universitaires de Lyon, 2011.
  • Régine Battiston et Philippe Weigel (Dir.), Autour de Serge Doubrovsky, Orizons, 2010.
  • Isabelle Grell (Dir.), Dalhousie French Studies, n° 91 spécial Serge Doubrovsky, été 2010.
  • Isabelle Grell (Dir.), Pourquoi Doubrovsky ?, éditions Le Bateau ivre, 2018.
  • Marie-France Lamoine-Franc, L'expérience romanesque de Serge Droubrovsky, Presses universitaires du Septentrion, 2000.
  • Patrick Saveau, Serge Doubrovsky ou l'écriture d'une survie, éditions Universitaires de Dijon, 2011.

ArticlesModifier

  • Isabelle Grell, « Pourquoi Serge Doubrovsky n’a pu éviter le terme d’autofiction », Genèse et autofiction, Academia-Bruylant, 2006.
  • Hélène Jaccomard, « Serge Doubrovsky : le pacte oxymorique », Lecteur et lecture dans l'autobiographie française contemporaine, Droz, 1993.
  • Régine Robin, « L'Auto-théorisation d'un romancier : Serge Doubrovsky », Études françaises, vol. 33, n° 1, 1997.

DocumentaireModifier

Liens externesModifier