Sel de Seignette

composé chimique

Sel de Seignette
Image illustrative de l’article Sel de Seignette
Image illustrative de l’article Sel de Seignette
Identification
Nom UICPA tartrate de potassium et de sodium
Synonymes

tartrate double de sodium et de potassium,
tartrate de potassium-sodium,
sel de Rochelle

No CAS 304-59-6
6381-59-5 (tétrahydraté)
No ECHA 100.132.041
No CE 206-156-8
No E E337
Apparence poudre cristalline blanche
Propriétés chimiques
Formule C4H4KNaO6  [Isomères]
KNaC4H4O6•4H2O
Masse molaire[1] 210,159 ± 0,005 4 g/mol
C 22,86 %, H 1,92 %, K 18,6 %, Na 10,94 %, O 45,68 %, 282,22 g/mol (tétrahydrate)
Propriétés physiques
fusion 75 °C
Précautions
SIMDUT[2]

Produit non contrôlé
Composés apparentés
Autres composés

acide tartrique, bitartrate de potassium, tartrate monosodique


Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le sel de Seignette ou sel de Rochelle, est le nom commun du tartrate double de sodium et de potassium. Il a été découvert entre 1648 et 1660[3] par le pharmacien huguenot Elie Seignette (1632–1698). Ce sel double est un additif alimentaire (numéro E337[4]) utilisé comme antioxydant et régulateur de pH[5]. Jusqu'à la synthèse des céramiques piézoélectriques au cours des années 1940, le sel de Seignette a aussi été utilisé pour ses propriétés piézoélectriques[6], ainsi que pour se débarrasser de l'aluminium présent dans le milieu de réaction après une réduction par LiAlH4, car il forme des complexes avec cet aluminium, ce qui le piège.

ÉlaborationModifier

On obtient ces sels en versant du tartre blanc dans une solution de soude jusqu'à disparition des émissions d’acide carbonique. Après évaporation du filtrat, on obtient de beaux cristaux rhomboédriques, dont on préservera la transparence en évitant de les faire sécher trop rapidement.

 
Orientation des plans optiques d'un monocristal de sel de Seignette.

Notes et référencesModifier

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. « Tartrate de potassium et de sodium » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  3. La découverte est parfois attribuée (à tort) à son fils Pierre Seignette dans certains ouvrages. Cf. à ce sujet Pötsch et al., Lexikon bedeutender Chemiker, Harri Deutsch Verlag, , « Elie Seignette ».
  4. Commission européenne, « La directive 95/2/CE concernant les additifs alimentaires autres que les colorants et les édulcorants », Journal officiel, no L 61,‎ , p. 1-56 (lire en ligne [PDF])
  5. Codex Alimentarius, Noms de catégorie et système international de numérotation des additifs alimentaires, CAC/GL 36-1989, p. 1-35. [lire en ligne] [PDF]
  6. Notamment par Guyton -Cady : cf. P. Vigoureux, « Piezo-electricity », Nature, no 160,‎ , p. 348 (lire en ligne)

Article connexeModifier