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Sedane Ag Hita

militaire puis djihadiste malien

Sedane Ag Hita
Surnom Abou Abdel Hakim al-Kidali
Origine Malien, Touareg
Allégeance Drapeau du Mali Mali, puis
ShababFlag.svg AQMI
ShababFlag.svg Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (depuis 2017)
Grade Sergent-chef (armée malienne)
Émir (AQMI)
Commandement Katiba Youssef Ibn Tachfin
Conflits Guerre du Mali
Faits d'armes Bataille du Tigharghâr

Sedane Ag Hita, dit Abou Abdel Hakim al-Kidali est un militaire et djihadiste malien.

BiographieModifier

Originaire de Kidal, Sedane Ag Hita intègre la garde nationale de l'armée malienne où il reçoit le grade de sergent-chef[1],[2].

Il déserte par la suite pour rejoindre les djihadistes. Après peut-être un passage à Ansar Dine, il rallie AQMI et la katiba Al-Ansar, dirigée par Abdelkrim al-Targui[1],[2].

En novembre 2012, la katiba Youssef Ibn Tachfin est créée et Sedane Ag Hita en prend le commandement. Cette brigade, composée principalement de Touaregs, est active dans la région de Kidal et plus particulièrement dans l'Adrar Tigharghar[3].

En février 2013, Sedane Ag Hita échappe aux bombardements français pendant la bataille du Tigharghâr. Il se réfugie du côté d'Aguel'hoc et aurait alors annoncé avoir fait défection d'AQMI. Il tente d'entrer en contact avec le MNLA et aurait témoigné de la mort d'Abou Zeid[1],[2].

Selon RFI, Sedane Ag Hita serait directement impliqué dans l'enlèvement et le meurtre des journalistes Ghislaine Dupont et Claude Verlon le [4]. Il aurait pris part à l'opération dans le but d'obtenir la libération de ses neveux[5]. Ces derniers sont finalement relâchés en décembre 2014 en échange de l'otage Serge Lazarevic, mais l'un d'entre-eux, Mohamed Ali Ag Wadossène, est ensuite tué le 7 juillet 2015, lors d'une opération de l'armée française[5].

RéférencesModifier