Secondigny

commune française du département des Deux-Sèvres

Secondigny
Secondigny
L'église Sainte-Eulalie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
Intercommunalité Communauté de communes de Parthenay-Gâtine
Maire
Mandat
Jany Péronnet
2020-2026
Code postal 79130
Code commune 79311
Démographie
Gentilé Secondignois, Secondignoises
Population
municipale
1 823 hab. (2018 en augmentation de 0,05 % par rapport à 2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 39″ nord, 0° 25′ 05″ ouest
Altitude Min. 157 m
Max. 249 m
Superficie 37,34 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Gâtine
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Secondigny
Liens
Site web Site de la mairie

Secondigny est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

La commune est située au centre du département des Deux-Sèvres au croisement de deux axes routiers importants : Bressuire-Niort et Poitiers-La Roche-sur-Yon, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Parthenay. Le Thouet prend sa source non loin de Secondigny, dans la commune du Beugnon.

Localisation et communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Secondigny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (32,5 %), prairies (30,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), forêts (6,7 %), cultures permanentes (5 %), zones urbanisées (3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

HistoireModifier

Secondigny entre dans l'histoire en 1068 lorsque le seigneur de Parthenay et archevêque de Bordeaux, Joscelin II, accorde à Raymond, abbé de Bourgueil, la faveur de faire édifier une église en dehors du château, lequel était déjà pourvu d'une chapelle. La construction de l'église commence dans la dernière décennie du XIe siècle.

A l'orée de la forêt, le prieuré augustinien de Notre-Dame-des-Bois se serait installé au XIIe siècle[7].

Au XVIe siècle, le maréchal Artus de Cossé-Brissac (1512-1582) est fait comte de Secondigny en 1566 : sa fille aînée Renée de Cossé hérite, mais reste sans postérité de son union avec Charles de Montmorency-Damville ; la succession passera au neveu de Renée, Louis Gouffier (1575-1642 ; fils de sa sœur Jeanne de Cossé et de Gilbert, duc de Roannais).

Le maréchal Charles de La Porte (1602-1664), 1er duc de La Meilleraye à Parthenay et Beaulieu, cousin germain de Richelieu, arrière-petit-neveu par alliance d'Artus de Cossé, fut aussi comte de Secondigny.

AdministrationModifier

Liste des maires[8]Modifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Daniel Fasanino PCF  
mars 2008 mars 2014 Gérard Vitré[9] UMP Conseiller général
mars 2014 En cours Jean-Paul Dufour DVD[10] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Secondigny, cela correspond à 2004, 2009, 2014[11], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, etc.) sont des estimations légales.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4241 4051 3681 3951 5811 7191 5871 7641 939
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9731 9732 1002 1572 1782 3552 5082 5812 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4152 4622 4252 2162 1592 0962 1462 1712 070
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 0532 0622 0202 0261 9071 7741 7211 7731 828
2018 - - - - - - - -
1 823--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

La commune est connue pour ses productions de pommes (reinette Clochard). Voilà quelques exemples des producteurs de pommes: Earl Desnoues[14] sur la route de Champdeniers ou encore Eric Michel. On peut y trouver du jus de pommes mais aussi du cidre et surtout des bonnes pommes de gâtine.

Lieux et monumentsModifier

Église Sainte-Eulalie[15],[16] : sans doute édifiée à partir du XIe siècle sur une motte féodale entourée de marais, elle présente de nombreuses analogies avec l'église Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux, située à 15 km de là, mais son clocher, construit au-dessus du bras droit du transept, sans doute au milieu du XIIIe siècle, l'en différencie. Dans le chœur, on trouve des traces de fresques d'époques romane, gothique et Renaissance, ainsi qu'une litre funéraire. Le portail Sud (fin XIIe siècle) est protégé par un porche à la mode bretonne, inhabituel en Gâtine.

Quant à la nef, elle a été rallongée de 3 travées de 1897 à 1900, dans le style roman d'origine.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre-Artus de La Voyrie (1738-1793), chevalier seigneur dudit nom en cette paroisse fut électeur pour la noblesse convoquée aux états généraux en 1789[17].
  • Louis Ganne (1815-1886), homme politique, maire de Parthenay en 1864, député des Deux-Sèvres de 1877 à 1886.
  • Louis Merle (1890-1973), né à Secondigny, médecin, historien régionaliste du Poitou, membre fondateur des Sociétés savantes et culturelles du département des Deux-Sèvres[18].
  • Roger Thabault (1895-1979), sociologue et pédagogue, a été instituteur à Secondigny en 1914.
  • Michel Menu (1916-2015), résistant et figure du scoutisme.

HéraldiqueModifier

  Blason
De gueules à trois chevrons d'or accompagnés en chef de deux angemmes d'argent[19].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michel Dillange - Vendée romane, Bas-Poitou roman - p. 30 - Éditions Zodiaque (collection « la nuit des temps » no 44) - La Pierre-qui-Vire - 1976

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Notes de type "Carte"
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  7. Maurice POIGNAT, Histoire des communes des Deux-Sèvres - Le Pays de Gâtine, Niort, Editions du Terroir, , 300 p. (ISBN 2-903283-24-9, OCLC 492974920), article "Secondigny".
  8. http://histoire.secondigny.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=36
  9. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  10. http://politique-ville.com/resultat.php?codeinsee=79311
  11. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 28 avril 2012).
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « EARL DESNOUES (ALLONNE) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 410778583 », sur www.societe.com (consulté le 5 janvier 2017).
  15. Diocèse de Poitiers : église Sainte-Eulalie
  16. Communauté de communes de Parthenay : L'église Sainte-Eulalie de Secondigny
  17. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1860, consulté le 26 août 2015
  18. « Louis Merle (1890-1973) », BnF, Data.
  19. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=17442