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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Conca (homonymie).
Sebastiano Conca
Rinaldo and Armida.jpg
Rinaldo et Armida réalisé vers 1725.
Naissance
Décès
Activité
Maître
Mécène

Sebastiano Conca, dit « il Cavaliere » (né en 1680 à Gaète, dans le royaume de Naples et mort en 1764 à Naples) est un peintre italien de l'école napolitaine.

BiographieModifier

Aîné de dix enfants, Sebastiano Conca est formé à l'école napolitaine de Francesco Solimena. En 1706, il part à Rome avec son frère Giovanni, qui lui sert d'assistant.

Pendant plusieurs années, il travaille seulement à la craie, pour améliorer son dessin.

Il est patronné par le cardinal Pietro Ottoboni, qui le présente au pape Clément XI et peint un Jérémie pour la basilique Saint-Jean-de-Latran. En récompense de ce travail, le pape le fait chevalier, et le cardinal lui offre une croix de diamant.

En 1710, il fonde son académie, qui attire des élèves de toute l'Europe, parmi lesquels Pompeo Batoni, le Sicilien Olivio Sozzi, Giuseppe Tresca et Carlo Maratta et des Tyroliens, comme le fresquiste Johann Jakob Zeiller. Sa renommée grandit rapidement et il reçoit le patronage de la plupart des têtes couronnées d'Europe. En 1729, il entre à l'Accademia di San Luca, dont il prend la direction à deux périodes.

Après un bref séjour à la cour de Savoie, à Turin, il retourna à Naples en 1751. C'est de cette période que remontent les tableaux pour Saint-Pierre-Martyr et pour Sainte-Claire qui marquent son passage de la manière classicisante à un baroque voyant et fastueux propre à la peinture napolitaine de l'époque[1].

Le neveu de Conca, Tommaso, a lui aussi connu une certaine célébrité comme peintre.

ŒuvresModifier

  • l'Adoration des bergers (1720) et Probatica Piscina pour l'église della Santissima Annunziata de Sienne
  • La Glorification de sainte Cécile (1724), huile sur toile, 100 × 50 cm, appartements royaux, palais Pitti, Florence. Elle devait servir de carton à la fresque du plafond de l'église Sainte-Cécile de Rome. Elle fut offerte au duc de Parme[2].
  • La Naissance de la Vierge (1732)
  • Sainte Cécile, 1733, huile sur cuivre, signée sur la partition de musique, collection privée, vente Tajan 14-12-2006[3]
  • Le Christ mort, 1733, huile sur toile, cathédrale Saint-Jean de Besançon
  • Madone apparaissant à Élie, église Santa Maria del Carmine alle Tre Cannelle de Rome
  • Borée enlevant Orithyie, musée du Louvre

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. G. C., « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 640
  2. Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 480
  3. « Annonce Tajan », Connaissance des Arts, no 644,‎ , p. 11