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Sciences économiques et sociales

ensemble de disciplines académiques parmi les sciences humaines et sociales, qui se donnent pour objet d'étude les relations entre l'économie et la société

Les Sciences économiques et sociales (ou SES) sont enseignées dans les lycées français depuis la rentrée de 1966. Cette discipline scolaire est une matière composite de par ses champs scientifiques de référence, relevant des sciences sociales. Citons respectivement l’économie, la sociologie, la science politique, l’histoire économique et sociale, l'anthropologie, l'ethnologie, la psychologie sociale, la démographie, le droit, etc. Le croisement de ces disciplines vise une compréhension des enjeux économiques et sociaux du monde contemporain, à travers la transmission de savoirs et la formation d'un esprit critique.

Les SES, aujourd'hui durablement installées dans le paysage éducatif, ont fêté leur 50 ans d'existence en 2016. Cet anniversaire fut célébré à travers des évènements, des appels à témoignage et des balades sociologiques dans toute la France.

Place des SES au lycéeModifier

En seconde générale et technologique, cette discipline n’est qu’un enseignement d’exploration. Comme son nom l’indique, les SES de seconde sont faites en sorte pour que l’élève qui n’a jamais suivi auparavant d’enseignement économique puisse découvrir le monde économique et social qui l’entoure. Elles sont enseignées à raison de 1h30 par semaine. En première et en terminale ES, cette discipline prend une toute autre importance ; c’est la matière principale et elle est enseignée à raison de 5h par semaine. Au baccalauréat ES, cette discipline est d’une durée de 4h coefficientée 7 pour ceux qui auront choisi la spécialité mathématiques, et d’une durée de 5h ainsi qu’un coefficient 9 pour ceux qui auront choisi la spécialité économie approfondie ou sciences sociales et politiques.

Avant la réforme du lycée de 2010-2011Modifier

Les cours de sciences économiques et sociales ne distinguaient pas explicitement les approches économiques et sociologiques : ils étaient bâtis autour d'un "objet problème" ou d'un thème qui amenait à croiser les regards du sociologue et de l'économiste. Ainsi, en seconde, l'étude du thème de la famille mobilisait autant le savoir sociologique que le savoir économique (la famille comme lieu de production et de consommation). Les cours étaient organisés en classe entière et, en partie, en demi-groupe sous forme de travaux dirigés (TD).

En classe de SecondeModifier

Le volume horaire était de 1 h 30 hebdomadaire par élève, réparties en 2 h de cours + 1 h en demi-groupe de TD tous les quinze jours (soit 2 + 1 = 3 h par semaine pour le professeur)

En classe de PremièreModifier

En première ES, le volume horaire était de 5 h hebdomadaire par élève, réparties en 4 h de cours + 1 h en demi-groupe de TD par semaine (soit 4 + 1 + 1 = 6 h pour le professeur).

En classe de TerminaleModifier

En terminale ES, le volume horaire était de 6 h hebdomadaire par élève, réparties en 5 h de cours + 1 h en demi-groupe de TD par semaine (soit 5 + 1 + 1 = 7 h pour le professeur).

Les enseignements de spécialitéModifier

En Première ES, l'option SES représentait 2 heures de cours par semaine, en plus des 5 heures de SES obligatoires. Il s'agissait surtout d'une initiation à la science politique. Les élèves ne choisissant pas cette option devaient alors choisir l'option mathématiques ou "langue de complément".

En Terminale ES, les SES spécialité représentait 2 heures de cours par semaine, en plus des 6 heures de SES obligatoires. Il consistait en l'approfondissement de huit grands auteurs de l'économie et de la sociologie. Les élèves ne choisissant pas cette spécialité devaient alors choisir une spécialité mathématiques ou une spécialité "langue de complément".

Après la réforme du lycée de 2010-2011Modifier

Les sciences économiques et sociales deviennent un enseignement d’exploration de la classe de seconde générale et technologique, mais reste la matière principale des élèves choisissant la série générale ES (économique et sociale). En Première, les élèves suivent l'enseignement obligatoire de SES sans choisir d'enseignement de spécialité.

En Terminale, les élèves doivent par ailleurs choisir une spécialité parmi les mathématiques appliquées, les sciences sociales et politiques et l'économie approfondie : quelle que soit la spécialité choisie, il s'agit d'1h30 supplémentaire par semaine, épreuve de coefficient 2 au baccalauréat. Si la spécialité sciences sociales et politiques ou économie approfondie est prise, le coefficient passe de 7 à 9.

En Première ES et en Terminale ES, le tronc commun obligatoire SES représente 5 heures de cours par semaine. Les programmes de ces deux niveaux ont été rédigés par un groupe d'« experts », présidé par Jacques Le Cacheux, composé d'inspecteurs, d'universitaires (dont Didier Marteau, Bernard Valade et Yves Deloye), et de professeurs de lycée (dont Alain Beitone). Jean Gadrey a critiqué la composition de ce groupe d'experts[1]. Les programmes comprennent trois parties : "science économique", "sociologie générale et politique" et "regards croisés".

Les cours sont désormais organisés en classe entière. La création de demi-groupes est à la discrétion des chefs d'établissement ou, plus souvent, du conseil d'administration, en fonction de la dotation horaire globale dont l'établissement dispose.

En classe de SecondeModifier

Depuis la rentrée 2010, les élèves doivent choisir entre les deux "enseignements d'exploration" proposés en économie :

  • Sciences économiques et sociales.
  • Principes fondamentaux de l’économie et de la gestion.

Il est possible de prendre les deux. La durée de l'enseignement est d'1h30 par semaine pour chaque enseignement.

En classe de PremièreModifier

En première ES, le volume horaire est de 5 heures hebdomadaire par élève. Aucune option spécifique n'est proposée aux élèves.

En classe de TerminaleModifier

En terminale ES, le volume horaire est de 5 heures hebdomadaire par élève. À cela s'ajoute un enseignement de spécialité d'1h30 par semaine à choisir parmi "sciences sociales et politiques", "économie approfondie" et "mathématiques".

Après la réforme du lycée, de 2019Modifier

Aspects générauxModifier

Après la réforme du lycée de 2019, les sciences économiques et sociales ne sont obligatoires qu'en classe de seconde, uniquement. Néanmoins, les élèves peuvent choisir de continuer à pratiquer les SES après la fin de la seconde, en choisissant les sciences économiques et sociales, en enseignement de spécialité. Les programmes sont, en outre, modifiés.

En secondeModifier

En seconde, les sciences économiques et sociales sont une matière obligatoire. Elles sont dispensées, à hauteur de une heure trente, hebdomadaire. Le programme est subdivisé en quatre catégories : -Chapitre introductif ; -Science économique ; -Sociologie et science politiques ; -Regards croisés. Chacune de ces catégories est divisée en chapitres. Pour le chapitre introductif, il n'existe qu'un chapitre, intitulé "Comment les économistes, les sociologues et les politistes raisonnent-ils et travaillent-ils ?". La partie consacré à l'économie, est divisée en deux chapitres, nommés "Comment crée-t-on des richesses et comment les mesure-t-on ?" et "Comment se forment les prix sur un marché ?" La partie "Sociologie et science politique", est, elle aussi, divisée en deux parties, dont le nom est "Comment devenons-nous des acteurs sociaux ?" et "Comment s'organise la vie politique ?" La partie "Regards croisés", ne comprend qu'un chapitre, intitulé "Quelles relations entre le diplôme, l'emploi et le salaire ?"[2]

Les sciences économiques et sociales en première et en terminaleModifier

Les sciences économiques et sociales, ne sont plus obligatoires en première et en terminale, mais il demeure possible de les choisir, parmi ses enseignements de spécialité. Comme tous les enseignements de spécialité, les sciences économiques et sociales, sont enseignées, à hauteur de quatre heures hebdomadaires en première et de deux heures hebdomadaires, en seconde.

Les enseignants de SESModifier

Alors que la discipline ne comptait que quelques centaines d’enseignants à sa création, les effectifs ont depuis régulièrement progressé, même s'ils ne représentent qu'environ 1% de l'ensemble du second degré. Il y avait, en 2017, 5600 enseignants de SES, dont 4300 dans le secteur public et 1300 dans le secteur privé[3]. C'est un des rares corps de professeurs à présenter une certaine parité, avec 49% de femmes.

Les formations initiales des enseignants de SES, à l'image de leur discipline, sont diversifiées (sciences économiques, sociologie, sciences humaines, histoire, géographie, AES, droit, sciences politiques, IEP, écoles de commerce, etc.). Davantage que dans les autres disciplines, leurs trajectoires sont également plus hétérogènes : les expériences professionnelles antérieures autres que l’enseignement sont plus fréquentes.

Les enseignants de SES ont la particularité d'être fortement engagés dans leur discipline : près d'un sur deux est membre de l'Association des Professeurs de Sciences économiques et Sociales (APSES), qui bénéficie donc d'une représentativité atypique dans la profession[4].

RéférencesModifier

AnnexesModifier