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Savoia-Marchetti S.55
Vue de l'avion.
Un S.55P de l'Aeroflot vers 1933

Constructeur Drapeau : Italie Savoia Marchetti
Rôle Reconnaissance
Statut Retiré du service actif
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Équipage
5 ou 6
Motorisation
Nombre 2
Type Moteur V12
Dimensions
Envergure 24,00 m
Longueur 16,75 m
Hauteur 5,00 m
Surface alaire 93 m2
Masses
À vide 5 750 kg
Performances
Vitesse maximale 279 km/h
Plafond 5 000 m
Rayon d'action 3 500 km

Le Savoia-Marchetti S.55 était un hydravion a double coque produit en Italie au début de 1924. Dès son introduction, il a établi des records de vitesse, de charge utile, d'altitude et de rayon d'action.

Sommaire

Conception et développementModifier

Le S.55 mit en vedette de nombreuses innovations. Tous les passagers ou les marchandises sont placés dans les deux coques, mais le pilote et l'équipage de l'avion sont dans un poste de pilotage dans la partie la plus épaisse de la section de l'aile entre les deux coques. Le S.55 avait deux hélices à rotation opposées, entraînées par deux moteurs montés dos-à-dos. Les moteurs ont été fortement inclinés vers le haut. Deux rampes de câbles d'embase raccordent la structure en triple-ailettes de la queue à la double coque et à l'aile.

Historique opérationnelModifier

 
Un S.55 roumain en 1943

Même si son design était singulier, le Savoia-Marchetti S.55, était un appareil reconnu pour sa navigabilité. En 1926, le S.55P prototype établit 14 records du monde de vitesse, d'altitude et de la distance avec une charge utile[1]. Les plus grands succès du S.55 ont cependant été ses nombreux vols entre l'Europe et les Amériques.

Le Brésilien João Ribeiro de Barros et son équipage de trois personnes ont fait une traversée de l'Atlantique avec le S.55 Jahú le 24 avril 1927. Au départ de l'Île Santiago, il a traversé l'Atlantique dans le Jahú et a atterri sur l'île de Fernando de Noronha, au Brésil.

Le Savoia-Marchetti S.55 fait un certain nombre de premières traversées de l'Océan Atlantique, à une époque où le faire était encore une entreprise très risquée et difficile, commençant quand le Plus Ultra, un Dornier Wal espagnol piloté par Ramón Franco, fit une traversée depuis l'Espagne vers Buenos Aires, en Argentine, en janvier 1926, puis le Santa Maria , piloté par Francesco de Pinedo décolle de Dakar, Sénégal pour atterrir  à Pernambuco, au Brésil, le 13 février 1927. C'était trois mois avant la traversée de Charles Lindbergh, mais près de 8 ans après que Alcock et Brown aient effectué le premier vol sans arrêt en 1919 dans un Vickers Vimy. Après la traversée, l'avion a été échangé au Brésil contre des grains de café.

Les pilotes Francesco de Pinedo et Carlo del Prete ont décollé de Sesto Calende en Italie, dans un S.55 vers l'ouest pour traverser l'Atlantique Sud. Quatre mois plus tard, ils sont de retour en Italie, après avoir volé près de 48 280 km en 193 heures de vol et ayant fait un peu plus de 50 arrêts, y compris à Rio de Janeiro, Buenos Aires et New York.

Le maréchal de l'Air italien de l'époque Italo Balbo est devenu célèbre pour l'organisation d'un escadron de S.55 pour les traversées de l'Atlantique, culminant en 1933 avec un vol de 24 avions à l'Exposition universelle de Chicagoun siècle de progrès. Le 1er juillet 1933, le Général Balbo a commandé un vol de S-55 de Orbetello, en Italie, accomplissant la traversée en un peu plus de 48 heures, en maintenant une formation en « V » strict. Ces grandes flottes d'aéronefs ont été parfois appelées des « Balbo ».

L'avion est allé servir dans la Regia Aeronautica comme bombardier à longue portée et avion de patrouille, mais à l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale, le dernier S.55 n'était plus en service et resta en réserve.

Aéronef survivantModifier

Le dernier exemplaire est conservé au Brésil, au musée TAM "Asa de um sonho", à São Carlos, São Paulo. L'avion, immatriculé I-BAUQ et nommé « Jahú », était le S.55 utilisé par le Commandant João Ribeiro de Barros dans sa traversée de l'Atlantique Sud en 1927[2].

VariantesModifier

S.55
90 Prototypes et modèles de production d'origine livrés entre 1927 et 1930, y compris deux prototypes.
S.55C
Variante civile livrée de 1925 à 1926, huit appareils furent construits.
 
SIAI S.55X
S.55P
Amélioration de la variante civile avec une coque agrandie pour 10 passagers et des cockpits fermés, livrés entre 1928 et 1932, 23 appareils construits.
S.55A
Variante militaire livrée avec des moteurs Fiat A.22R de 418 kW (560 ch), 16 appareils construits.
S.55M
Variante avec certaines structures en bois remplacées par du métal, sept appareils construits par Piaggio en 1930.
S.55 Scafo Allargato
Coque élargie et approfondie et cockpits fermés, 16 appareils construits par Savoia-Marchetti et 16 appareils construits par CANT.
S.55 Scafo Allargatissimo
Variante avec une coque encore considérablement élargie, 20 appareils construits par Savoia-Marchetti, 16 appareils construits par Macchi et six appareils construits par CANT.
S.55X
Variante équipée de moteurs Isotta Fraschini Asso 750 pour des vols en formation sur l'Atlantique Nord, plus tard armés et utilisés comme appareils de reconnaissance et de bombardement. 25 appareils construits.

 

Les opérateursModifier

Opérateurs civilsModifier

  Union soviétique

Opérateurs militairesModifier

  Royaume d'Italie
  • Regia Aeronautica
  Brésil
  Espagne (1937)
  Roumanie
  • Force aérienne royale roumaine (7 avions entre 1933 et 1943)

Spécifications (S.55X)Modifier

Caractéristiques généralesModifier

  • Équipage: 5-6
  • Longueur: 16,75 m
  • Envergure: 24,00 m
  • Hauteur: 5,00 m
  • Surface ailaire: 93,0 m2
  • Poids à Vide: 5 750 kg
  • Maximale au décollage: 8 260 kg
  • Motorisation : 2 Isotta-Fraschini Asso 750V, 656 kW (880 ch) chacun

PerformanceModifier

  • Vitesse maximale: 279 km/h
  • Rayon d'action: 3 500 km
  • Plafond de service: 5 000 m

ArmementModifier

  • 4 mitrailleuses de 7,7 mm
  • 1  torpille ou
  • 2 000 kg de bombes

Quelques PhotosModifier

Notes et référencesModifier

  1. Yenne 2003, p. 58.
  2. (en) Lee Howard et Giancarlo Garello, « Flying-boat in the family », Aeroplane, Kelsey Publishing,‎ , p. 94–95

BibliographieModifier

  • (en) Bill Yenne, Seaplanes & Flying Boats: A Timeless Collection from Aviation's Golden Age, New York, BCL Press, (ISBN 1-932302-03-4).

Lien externeModifier