Savigny-en-Revermont

commune française du département de Saône-et-Loire

Savigny-en-Revermont
Savigny-en-Revermont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Revermont 71
Maire
Mandat
Robert Goyot
2020-2026
Code postal 71580
Code commune 71506
Démographie
Population
municipale
1 142 hab. (2018 en diminution de 2,64 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 38′ 06″ nord, 5° 25′ 19″ est
Altitude Min. 188 m
Max. 223 m
Superficie 27,21 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Lons-le-Saunier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pierre-de-Bresse
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Savigny-en-Revermont

Savigny-en-Revermont est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle fait partie de la communauté des Savigny de France et de Suisse.

GéographieModifier

La commune se situe près de la limite entre les départements du Jura et de Saône-et-Loire.

 
Situation de Savigny-en-Revermont.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Savigny-en-Revermont est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (49,5 %), forêts (19,6 %), terres arables (13,6 %), prairies (9,4 %), zones urbanisées (5,1 %), eaux continentales[Note 3] (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Origine : "a Sapinis".

HistoireModifier

Savigny se situe à mi-chemin de Lons et de Louhans. Or ces deux seigneuries relevaient des comtes de Bourgogne, de Vienne et de Mâcon, les comtes de Mâcon étant largement possessionnés en Bresse chalonnaise. Au début du XIIIe siècle, l'héritière Béatrice de Vienne († 1239 ; fille du comte Guillaume IV) reçoit de nombreux fiefs venus de ses ancêtres de Bourgogne et de Mâcon, dont Lons en partie, Louhans, Ste-Croix et... Savigny. Elle épouse en 1219 Hugues III de Neublans d'Antigny : c'est l'origine de la Maison de Vienne (voir l'article Etienne). Savigny échoit à leur fils cadet Henri Ier de Neublans d’Antigny, seigneur de Sainte-Croix (voir de nombreuses sources indexées à cet article ; Henri † après 1269, sans doute encore en vie en 1287 car cette année-là meurt son fils Guillaume (Ier) de Ste-Croix, semble-t-il prédécédé), frère puîné d'Hugues (IV), comte de Vienne (né vers 1220 et † en 1277, il reçut Lons en partie, Pymont (Jura), Montmorot en partie, Pymont (Saône-et-Loire), Mirebel, Pagny, Seurre et St-Georges : à Seurre et Jallanges).

Guillaume Ier de Ste-Croix marie Jeanne de Joigny, dame de Lacour et de Coulanges, fille de Guillaume III, comte de Joigny ; ils enfantent :

  • - Henri II d'Antigny-Ste-Croix, marié à Marguerite de Bellevesvre dame de Chay : d'où la suite des sires de Sainte-Croix ; - Simon de Ste-Croix, † 1338, chanoine-doyen de St-Vincent de Mâcon et dernier comte héréditaire de Joigny ; - Guillaume de Ste-Croix, seigneur de Longe-Pierre, et...
  • - Etienne de Ste-Croix (peut-être né vers 1280/1290), seigneur de Savigny, Lacour et Coulanges, marié à Béatrice de Joinville, fille de Guillaume de Joinville-Gex et veuve d'Eudes de Bellevesvre (qui était le beau-frère d'Henri II d'Antigny). La généalogie des Ste-Croix de Savigny n'est pas toujours clairement établie (certains auteurs lui attribuent un fils, Etienne II, ce qui introduit une génération supplémentaire) : on donne ici le schéma le plus simple, où Etienne[8],[9] est directement le père de quatre fils, peut-être nés entre 1300 et 1320 :

Pour la suzeraineté, en 1289, le comte de Savoie, Amédée V (seigneur de la Bresse par son mariage en 1272 avec Sibylle de Baugé/de Bâgé, fille héritière de Guy, seigneur de Bâgé et de Bresse), cède ses droits éminents sur la ville de Savigny-en-Revermont au duc de Bourgogne, Robert II, aussi comte de Chalon[14].

Humbert de Luyrieu de La Cueille, seigneur de Savigny, Lacour et Coulanges (cette terre est alors cédée à Charles de Savoisy), marié à Jeanne de Sassenage, est suivi par leur fille Alix de Luyrieu, qui épouse en 1425 Pierre de La Baume de Montrevel, sire d'Hilan et du Mont-Saint-Sorlin, fils du maréchal Jean.

Mais dans la suite du XVe siècle, on retrouve Savigny et La Cueille aux mains d'une autre branche des Luyrieu, des cousins fort éloignés, les Luyrieu de Prangin, Vellière, Cule et Montvéran (descendants d'Humbert de Savoie et de sa fille Catherine de Gerbaix). Ainsi, Philippe-Françoise de Luyrieu († 1538), fille d'autre Humbert de Luyrieu de La Cueille (et de sa femme Catherine, que Guichenon dit fille bâtarde de Charles, duc de Bourgogne, épousée en 1467, qui l'aurait gratifié de droits sur Arinthod, Tramelay, Oliferne)[15],[16],[17] et ([18], p. 236 et 237), l'apporte à son mari François (II) Mareschal baron de Meximieux, sire de Montaney et Bourg-St-Christophe, Grand-chambellan de Savoie,

Un des fils de Charles de Seyssel et d'Isabeau Mareschal, Philibert de Seyssel La Chambre, baron de Ruffey et de Montfort, frère d'Antoine, hérite de Savigny ; de sa femme Anne de Lugny, fille de Philibert de Lugny de St-Trivier (cousin issu de germain de Jean de Lugny, le beau-père de François Chabot ; de la succession des Lugny viennent Branges[20], Ruffey, Nanton), il a deux fils : - Claude († 1586) et - Jean de Seyssel La Chambre († ap. 1609)[21] ; ce dernier, comte de Montfort, baron de Ruffey et de Branges, comte de Savigny en 1596, a de sa 2° femme, Claudine de Nanton d'Asnières-les-Bois :

  • Pierrette-Edmée/Esmonde de Seyssel La Chambre, qui épouse en 1604 René d'Amoncourt, seigneur de Montigny, d'où : - François d'Amoncourt, comte de Savigny († entre 1634 et 1650), et - Philiberte d'Amoncourt († 1669), baronne de Branges, mariée en 1625 à Antoine (de) Barillon de Morangis (1599-1672), directeur des Finances et conseiller d'Etat (François et Philiberte d'Amoncourt resteront sans postérité).

La succession passe alors aux St-Mauris de Montbarrey, Jean de Seyssel ayant eu de sa 1° épouse, Claudine de Baronnat, deux filles : - Jeanne de La Chambre, qui épouse en 1609 Charles Damas comte de Thianges et de Chalencey, marquis de Dio ; et - Claudine/Claude-Hélène de La Chambre, qui marie en 1620 Léonor de St-Mauris, seigneur du Fay († 1635 ; fils d'Alexandre de St-Mauris et de Dorothée Bouton du Fay). Les Saint-Mauris[22] furent comtes de Savigny jusqu'à la Révolution, notamment le prince de Montbarrey (1732-1796), arrière-arrière-petit-fils de Léonor et Claudine de Seyssel La Chambre.

Érigé en comté en 1596 pour Jean de Seyssel-La Chambre.

Privilèges sur le sel de Salins accordés par Louis XIII en 1616.

Saccagé par les ligueurs, puis par les Comtois.

Jusqu'à la Révolution française, Savigny-en-Revermont, localité du département de Saône-et-Loire relevant depuis 1801 du diocèse d'Autun, dépendit du diocèse de Besançon.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Routhier Philippe UDFpuis DVD Directeur d'entreprise, conseiller général du canton de Beaurepaire-en-Bresse (1992-2004)
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 1 142 habitants[Note 4], en diminution de 2,64 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8812 0432 3032 2962 4372 2922 3222 5022 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1522 1222 1502 0932 1112 1292 1021 9421 928
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9381 8811 8291 6331 7141 6231 4871 4001 198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 1501 0179229519579211 0861 1101 133
2013 2018 - - - - - - -
1 1731 142-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Moulins à eau.
  • Motte féodale du Bas de Savigny.
  • L'église Saint-Vivant, du XIXe siècle, qui a succédé à une église plus ancienne dont le clocher fut renversé par la foudre en 1690[27].

Ressources et productionsModifier

Polyculture, vigne, bovins, Coopératives laitières, Fromage, Scierie.

SitesModifier

  • Le paysage verdoyant de la Bresse bourguignonne.
  • L'étang de Villeron.
  • Les rives de la Vallière.
  • Les nombreux bois (bois de Ban).

Personnalité liés à la communeModifier

  • Évita Muzic (1999-) : cycliste française, née à Lons-le-Saunier, est originaire du village où elle passe son enfance.

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules à la croix florencée d’argent, au chef cousu d’azur chargé d’une aigle d’or.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 16 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 16 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Etienne de Sainte-Croix de Savigny », sur Geneanet, arbre de Guy Fouillade
  9. « La tombe du chanoine Etienne de Sainte-Croix, p. 339-346, par Etienne-Symphorien Bougenot », sur Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, chez Ernest Leroux, à Paris, 1892
  10. « Savigny-en-Revermont : de Jean de Ste-Croix au prince de Montbarrey, p. 350-352 », sur Description du duché de Bourgogne, t. III ; la Bresse chalonnaise, par Claude Courtépée, chez Victor Lagier, à Dijon, 1848
  11. « Jean de Sainte-Croix de Savigny », sur Geneanet, généalogie de Louis Brun
  12. « Le chanoine Etienne de Sainte-Croix », sur Le Journal de Saône-et-Loire, par Matthieu Auclair, juillet 2011
  13. « Dalle funéraire d'Etienne de Sainte-Croix », sur madamedartagnan
  14. Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey - Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282 - 1355), collection Histoire et Archéologie médiévales n°14, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2005, (ISBN 272970762X), p. 31.
  15. « Humbert de Luyrieu, fils de Guillaume de Luyrieu et d'Anne de La Chambre, et père de Philippine-Françoise de Luyrieu, épouse de François Mareschal de Meximieux », sur Geneanet, généalogie de Frédéric Mareschal
  16. « Titres de Famille ; Savigny-en-Revermont : des Lureuil/Luyrieu aux Saint-Mauris, p. 113-120 », sur Archives départementales de Saône-et-Loire, Inventaires-Sommaires antérieurs à 1790, Ire partie, éd. par Louis Michon, archiviste, à Mâcon, 1877
  17. « Luyrieu, p. 389 », sur Armorial historique de Bresse, Bugey, Dombes, Gex, Valromey et Franc-Lyonnais, par Edmond Révérend du Mesnil, chez Aimé Vingtrinier, à Lyon, 1874
  18. a et b « La Chambre de Sermoyé de Meximieux, p. 240-241 », sur Histoire de Bresse et de Bugey, par Samuel Guichenon, à Lyon, 1650
  19. « de La Chambre-Seyssel, par Jean Gallian, 2008 », sur jean.gallian
  20. « Seigneurs de Branges : des St-Trivier aux Lugny, Seyssel, d'Amoncourt et Barillon, p. 16-24, », sur Notice historique sur la commune de Branges, par le Dr Bernard Gaspard, chez Auguste Romand, à Louhans, 1883
  21. « Jean de Seyssel de La Chambre », sur Geneanet, généalogie de Jean-Pascal Poirier
  22. « Léonor de Saint-Mauris », sur Geneanet, généalogie d'Olivier Audéoud
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. « Calamités climatiques », article d'André Jeannet paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 98 de juin 1994 (pages 22 à 24).