Sans mobile apparent

film de Philippe Labro, sorti en 1971
Sans mobile apparent
Réalisation Philippe Labro
Scénario Philippe Labro
Jacques Lanzmann
Vincenzo Labella
Musique Ennio Morricone
Acteurs principaux
Sociétés de production Président Films
Cinétel
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Durée 98 minutes
Sortie 1971


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sans mobile apparent est un film franco-italien réalisé par Philippe Labro, sorti en 1971.

Le film est une adaptation de Dix plus un (Ten Plus One dans l'édition originale américaine) de Salvatore Lombino, publié sous le pseudonyme Ed McBain.

SynopsisModifier

Nice, 1971. L'inspecteur Carella enquête sur deux meurtres semblables commis la même journée. Deux autres surviennent le lendemain. Une course contre la montre s'engage pour trouver le lien entre ces quatre meurtres sans mobile apparent.

En trois jours, trois cadavres : celui d'un promoteur immobilier, Forest, celui d'un jeune playboy, Barroyer et celui d'un astrologue, Kleinberg. L'inspecteur Carella décide de fouiller la vie des trois victimes, car il existe, il en est sûr, un lien entre elles. Grâce à la belle-fille de Forest, Sandra, il entre en possession du carnet de rendez-vous de l'industriel, sur lequel figure une liste de noms féminins. Parmi eux, celui d'une de ses amies, Jocelyne Rocca. Carella l'invite chez lui et apprend qu'elle a connu les trois victimes à l'université. Il pressent qu'elle sera la quatrième victime ; mais il est trop tard, elle est tuée, elle aussi, en sortant du domicile de l'inspecteur. L'arme du crime est un fusil à lunettes : c'est le seul élément que possède l'inspecteur Carella. Carella se dirige vers l'université : le professeur Palombo est justement en train de répéter une pièce, Juliette, dont le personnage principal est joué par Sandra Forest. Ceci intrigue Carella qui la suit alors qu'elle quitte la répétition. Il la surprend quelques minutes plus tard en train de voler un document. Celui-ci permet à l'inspecteur de découvrir ce qui unissait les victimes et de protéger l'éventuelle « cinquième » : reste à trouver le mobile du crime et à rattraper l'assassin.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

ProductionModifier

TournageModifier

Le tournage a débuté le . Le film a été en grande partie tourné à Nice, y compris dans les studios de La Victorine situés dans cette ville.

La scène d'introduction a été tournée dans la baie de Villefranche-sur-Mer. Les scènes des meurtres de l'industriel et de l'astrologue ont été tournées dans le quartier du Mont Boron, rue Henry de Bournazel pour le premier et dans la résidence du Parc Vigier pour le second. L'appartement de Carella se situe Quai des Deux Emmanuels sur le port de Nice et celui du tireur lors du quatrième meurtre en face, sur le Quai Lunel. L'émission de télévision est tournée sur la Place Rossetti dans le Vieux-Nice devant la Cathédrale Sainte-Réparate. L'appartement d'Hélène Vallée se trouve bien au Régina Palace, boulevard de Cimiez, comme cela est précisé dans le film. On peut apercevoir également le parc de Valrose (scène de la répétition théâtrale), l'hôtel Negresco, l'aéroport de Nice, le Musée Masséna (locaux de la police), ainsi que le cimetière de l’Est (scène finale).

Autour du filmModifier

  • Dans l'émission « À voix nue » (France-Culture, 2013), Philippe Labro a expliqué sa grande amitié avec Jean-Pierre Melville, et leurs coups de fil quotidiens durant le tournage, pendant lesquels Melville lui donnait des conseils judicieux.
  • Labro, à l'époque romancier, journaliste, homme de radio et réalisateur, crée un film-reportage montrant bien son époque. Le fonctionnement médiatique tout d'abord : Sacha Distel blasé par son travail d'animateur, les journalistes arrivant en meute à l'hôtel Negresco demandant à l'accueil un appel pour joindre leur journal à Paris, les téléphonistes qui gèrent le standard téléphonique, l'arrêt des rotatives dévoilant la une du journal. Le monde judiciaire ensuite : la salle d'interrogatoire du commissariat, les jambes des CRS et des policiers qui envahissent la ville, puis à l'audience une femme qui prend des notes en sténo.
  • Autre élément visuel concernant l'époque (en pleine guerre du Vietnam) : à 7 min 55, des jeunes peignant subrepticement les symboles de la paix sur les automobiles avant de déguerpir.
  • À 1 h 7 min : Philippe Labro apparaît brièvement, de dos, dictant un titre par téléphone à Paris avant de se retourner face caméra dans un plan très bref comme le faisait Hitchcock, brève apparition nommée au cinéma caméo.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier