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Sandrine Kott

historienne et germaniste française

Sandrine Kott, est une historienne française, professeure à l'université de Genève.

Sommaire

BiographieModifier

Après des classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Condorcet, Sandrine Kott fait des études d'histoire à l'université de Nanterre et est reçue à l'agrégation d'histoire en 1984. Elle poursuit ses recherches pour son doctorat en Allemagne (Bielefeld) et aux États-Unis (Université Columbia, New-York) avant la soutenance à Paris VII en 1991. Elle est habilitée à diriger des recherches de l'université de Paris I en 2001.

Depuis 2004 elle est professeure d'histoire contemporaine de l'Europe à l'université de Genève après avoir été en poste à l'université de Poitiers. Elle a été membre de l'Institut universitaire de France entre 1997 et 2002. Elle est chercheure associée au centre de recherches en sciences sociales Marc-Bloch à Berlin. Elle est membre de l’Academia Europaea[1].

Elle participe au comité de rédaction de Genèses, sciences sociales et histoire et du Journal of Modern European History et du Central European History Journal.

Ses domaines de recherche principaux sont l’histoire sociale et culturelle des pratiques philanthropiques et de l’État social en France et en Allemagne, la socio-histoire des pays communistes et post-communistes d’Europe centrale. Elle travaille actuellement sur la circulation des savoirs et savoir-faire en matière économique et sociale dans l’espace européen durant la période de la Guerre froide à travers les sources des organisations internationales et en particulier celles de l’Organisation Internationale du Travail[2].

Elle est membre fondatrice du « History of international organizations network »[3].

Elle est membre depuis avril 2013 de la commission des historiens pour l'histoire du ministère du travail allemand sous le nazisme (Unabhängige Historikerkommission zur Erforschung der Geschichte des Reichsarbeitsministeriums im Nationalsozialismus)[4].

Le 17 juin 2015, elle est nommée déléguée ministérielle au renforcement de l'apprentissage de l'allemand par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en France[5].

Elle a été membre du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire[6].

PublicationsModifier

Monographies
  • Sozialstaat und Gesellschaft. Das deutsche Kaiserreich in Europa, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2014.
  • Histoire de la société allemande au XXe siècle. La RDA (1949-1989), Paris, La Découverte, 2011.
  • Dictionnaire des nations et des nationalismes dans l’Europe contemporaine, Paris, Hatier, 2006.
  • Bismarck, Paris, Presses de la FNSP, collection Facettes, 2003.
  • Le communisme au quotidien. Les entreprises d'État dans la société est-allemande (1949-1989), Paris, Berlin, 2001.
  • L'Allemagne du XIXe siècle, Paris, Hachette, collection Carré Histoire, 1999.
  • L'État social allemand. Représentations et pratiques, Paris, Berlin, 1995.

Liste complète des publications sur le site de l'université de Genève

RéférencesModifier

Liens externesModifier