Sancha de León

reine consort de Castille et de Léon

Sancha de Léon
Illustration.
Statue de Sancha de Léon datant du XVIIIe siècle visible au palais royal de Madrid.
Fonctions
Reine consort de Castille
Biographie
Date de naissance vers 1018
Date de décès
Lieu de décès Léon
Sépulture Basilique Saint-Isidore de León
Nationalité espagnole
Père Alphonse V de León
Mère Elvira Menéndez (en)
Grand-père paternel Bermude II de León
Grand-mère paternelle Elvire de Castille
Grand-père maternel Mendo II Gonçalves
Fratrie Bermude III de León
Conjoint Ferdinand Ier de León
Enfants Urraque de Zamora
García II de Galice
Sanche II de Castille
Alphonse VI de León
Elvira de Toro (en)

Sancha de León (vers 1018[1] – [2]) est une reine de León.

BiographieModifier

Sancha est la fille de Alphonse V de León par sa première femme, Elvira Menéndez[1]. Elle devient l’abbesse laïque du monastère de San Pelayo.

En 1029, un mariage est arrangé entre elle et le comte García Sánchez de Castille[3]. Cependant, après être venu au Léon pour le mariage, García est assassiné à son retour dans son royaume par un groupe de vassaux mécontents. En 1032, Sancha est remariée au neveu et successeur de García, Ferdinand Ier de León et de Castille, qui est alors âgé de onze ans[4].

Lors de la bataille de Tamarón en 1037 Ferdinand tue le frère de Sancha[4] Bermude III de León[5], faisant de Sancha l'héritière du royaume et permettant à Ferdinand d'être lui-même couronné roi de León.

Elle est une fervente catholique, qui, avec son mari, a commandé le crucifix qui porte leur nom[6] comme un cadeau pour la basilique Saint-Isidore[7].

DescendanceModifier

Sancha a cinq enfants :

Mort et enterrementModifier

Elle décède dans la ville de León, le . Elle est alors inhumée dans le panthéon royal de la basilique de Saint-Isidore[10], avec ses parents, son frère, son mari et trois de ses enfants Elvira, Urraca et García[11].

L'inscription latine suivante est sculptée sur la tombe dans laquelle sont déposés les restes de la Reine Sancha : « H. R. SANCIA REGINA TOTIUS HISPANIAE, MAGNI REGIS FERDINANDI UXOR. FILIA REGIS ADEFONSI, QUI POPULAVIT LEGIONEM POS DESTRUCTIONEM ALMANZOR. OBIIT ÈRE MCVIII. III, N. M. » Ce qui se traduit par : « C'est là que réside Sancha, Reine de Toute l'Espagne, épouse du grand roi Ferdinand et fille du roi Alphonse, qui ont peuplé le León après la destruction d'Almanzor. Morte le 3 novembre 1108. »

RéférencesModifier

  1. a et b Sánchez Candeira 1999, p. 48.
  2. (es) Antonio Viñayo González, « Sancha Alfónsez », dans Diccionario biográfico España, Real Academia de la Historia (lire en ligne)
  3. Bernard F. Reilly, 26.
  4. a et b Justo Pérez de Urbel et Ricardo Del Arco y Garay, Historia de España, vol. 6, España cristiana, comienzo de la reconquista (711-I038), 2d ed.
  5. Reilly, Bernard F. 1982. The Kingdom of León-Castilla under Queen Urraca, 1109–1126, 3. Princeton: Princeton University Press.
  6. Gómez-Moreno, María Elena (1947). Mil Joyas del Arte Español. Barcelona: Instituto Gallach.
  7. Sureda, Joan (1988). Historia Universal del Arte: Románico/Gótico. Barcelona: Editorial Planeta
  8. Sánchez Candeira 1999, p. 226.
  9. a b c et d Sánchez Candeira 1999, p. 227.
  10. (es) Teresa Martiala Sacristán et Fernando Suárez Bilbao, Alfonso VI: Imperator totius orbis Hispanie, Editorial Sanz Y Torres S.l., , 132 p. (ISBN 9788492948451, lire en ligne), « Infantas y reinas en la corte de Alfonso VI »
  11. (es) Maria Ángeles Utrero Agudo et J. I. Murillo Fragero, « San Isidoro de León. Construcción y reconstrucción de una basílica románica », Arqueología de la Arquitectura, Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Universidad del País Vasco, no 11,‎ , p. 14 (DOI 10.3989/arq.arqt.2014.011, lire en ligne)

BibliographieModifier

  • Blanco Lozano, Pilar. Colección diplomática de Fernando I (1037-1065). León: Centro de Estudios e Investigación «San Isidoro» (CSIC-CECEL) y Archivo Histórico Diocesano, 1987. (ISBN 84-00-06653-7).
  • (es) Alfonso Sánchez Candeira, Castilla y León en el siglo XI, estudio del reinado de Fernando I, Madrid, Real Academia de la Historia, (1re éd. 1950) (ISBN 978-84-8951241-2)

Liens externesModifier