Samuel Loyd (Philadelphie le - ) est un compositeur américain de casse-tête numériques et logiques relevant des mathématiques récréatives. Il est la figure de proue de l'école nord-américaine de problémistes (1860-1900)[1].

Sam Loyd
Samuel Loyd.jpg
Samuel Loyd (1841-1911)
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BiographieModifier

Il a popularisé le jeu du taquin. En tant que compositeur échiquéen, il a aussi produit nombre de problèmes d'échecs, souvent avec un thème astucieux. À la suite de sa mort, son livre Cyclopedia of Puzzles est publié en 1914.

Admirateur du Tangram, il a publié un ouvrage contenant 700 nouveaux dessins, ainsi qu'une histoire sur l'origine du casse-tête. À cette époque, les États-Unis et l'Europe vivaient une frénésie à propos de ce jeu, ce qui a procuré à Loyd d'importants revenus.

Exemples de problèmes d'échecsModifier

Saturday Courier, 1856

("La Comète")

abcdefgh
88
77
66
55
44
33
22
11
abcdefgh
Les Blancs jouent et font mat en 14 coups[2]
American Chess Journal, 1876

(problème orthodoxe à analyse rétrograde)

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77
66
55
44
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Les Blancs jouent et font mat en 1 coup[3]

OuvragesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Guide des échecs : traité complet, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, (ISBN 9-782221-059135), 1993, p. 1275
  2. Solution : 1. Rc5 Fg1 2. Rb6 Fa2 3. Ra7 4. Ra8! 5. Rb8 6. Rc7 7. Rd8 8. Re7 9. Rf8 10. Rg7 11. Rh6 12. Rg5 13. Rxh4 14. TxCg3# (Source : François Le Lionnais, Que sais-je ? n° 1592, Le Jeu d'échecs, Presses universitaires de France, 1974, p. 120)
  3. Solution: 1. a5 x b6 e.p. # car l'analyse rétrograde permet de démontrer que le dernier coup noir a nécessairement été: ...b7-b5. En effet au coup précédent le fou b8 n'a pas pu bouger sans que le roi noir blanc ait été en échecs ; le pion en b5 ne peut venir de b6 sans que le roi blanc ait été en échec ; les pions f7 et g7 sont sur leur case de départ ; le pion h3 était au départ en d7, a donc dû rester toute la partie sur la diagonale (c8 - h3) et ne vient donc pas de h4 ; le déplacement e7-f6 est antérieur car le fou f8 a dû quitter sa case d'origine pour être capturé par l'un des pions blancs ayant changé de colonne (il manque 8 pièces aux Noirs, dont 6 ont été prises par les pions blancs en g3, g4 et h7 qui ont au total changé 6 fois de colonne, les 2 pions noirs des colonnes a et c n'ayant pas pu être impliqués dans ces changements de colonne). (Source : François Le Lionnais, Que sais-je ? n° 1592, Le Jeu d'échecs, Presses universitaires de France, 1974, p. 124)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Joëlle Lamon, « Sam Loyd, un précurseur des mathématiques ludiques » in Les Cahiers de Ludo no 11 () p. 8-15, pdf p. 1-7
  • (en) Sid Pickard, The Puzzle King: Sam Loyd's Chess Problems and Selected Mathematical Puzzles (ISBN 978-1-88684605-0)
  • (en) Alain C. White, Sam Loyd and His Chess Problems, Amsterdam, Fredonia Books, (1re éd. 1913), 471 p., reprint (ISBN 1-4101-0166-5, présentation en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier