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Salles-la-Source

commune française du département de l'Aveyron
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Salles.

Salles-la-Source
Salles-la-Source
Commune de Salles-la-Source :
vue de son bourg chef-lieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Vallon
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Conques-Marcillac
Maire
Mandat
Jean-Louis Alibert
2014-2020
Code postal 12330
Code commune 12254
Démographie
Gentilé Salles-Sourçois
Population
municipale
2 200 hab. (2016 en augmentation de 5,11 % par rapport à 2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 14″ nord, 2° 30′ 54″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 613 m
Superficie 78,03 km2
Localisation

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Salles-la-Source
Liens
Site web Site officiel

Salles-la-Source est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

SiteModifier

La commune se situe dans le sud du Massif central et fait partie du département de l'Aveyron, de l'arrondissement de Rodez et du canton de Marcillac-Vallon. Son territoire est vaste : elle s'étend sur 7 803 hectares. Le bourg chef-lieu de la commune de Salles-la-Source se trouve sur la route qui va de Rodez (la préfecture du département, distante d'une douzaine de kilomètres) à Conques, qui est à une vingtaine de kilomètres.

Hydrographie et reliefModifier

Pour les deux tiers de sa superficie, Salles-la-Source occupe la pointe ouest du causse Comtal, plateau calcaire dans le prolongement des Grands Causses. La faille sud du causse Comtal, où la rivière du Créneau a creusé sa vallée, sépare la commune en deux. Son altitude moyenne est de 408 mètres, son point le plus haut culmine à 613 mètres.

Le Ruisseau de Fontanges et le Ruisseau de Bruejouls coulent également sur la commune.

ToponymieModifier

La communauté a porté le nom de « Salles Comtaux » (Salas comtals en langue d'oc) du XIe siècle jusqu'à la Révolution française où, après être devenue commune, elle fut rebaptisée durant la Terreur et, à la différence de nombreuses communes ayant subi un sort identique, ne recouvra pas son ancien nom une fois les troubles apaisés. À défaut d'en avoir adopté un officiellement, le gentilé Salles-Comtois - Salles-Comtoise est parfois utilisé.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Époque moderneModifier

Époque contemporaineModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Bernard Cazals    
mars 2008 mars 2014 Robert Caule DVD  
mars 2014 En cours Jean Louis Alibert SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2].

En 2016, la commune comptait 2 200 habitants[Note 1], en augmentation de 5,11 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1502 0232 2862 1592 2102 5072 6012 8202 704
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8943 0602 9182 8322 7562 8052 8002 6032 574
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2632 1802 1851 8981 8011 7721 7011 4961 487
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 3001 1481 1871 2941 5941 8001 9122 0752 204
2016 - - - - - - - -
2 200--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Avec plus de soixante exploitations agricoles, l'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage de brebis et de vaches pour la production de broutards destinés à l'engraissement. Les éleveurs traient le lait de leurs brebis pour l'industrie et l'artisanat de Roquefort-sur-Soulzon, de leurs vaches pour d'autres fromages AOP comme le bleu des causses ou pour leur production fromagère fermière. Les adrets sont complantés de vignes par les agriculteurs qui produisent du vin de Marcillac (AOC). Une diversification existe, tournée vers le tourisme rural.

Une chute d'eau présente dans le village est utilisée pour produire de l'énergie via une centrale hydroélectrique construite en 1928. Une conduite de 840 mètres transporte l'eau depuis un petit barrage souterrain jusqu'à la micro centrale située 133 mètres plus bas. L'énergie produite est revendue à EDF. Depuis de nombreuses années, elle exerce également un attrait touristique important, qui pourrait et devrait être développé selon l'association Ranimons la cascade !.

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices religieuxModifier

Église Saint-AmansModifier

Article détaillé : Église Saint-Amans de Cadayrac.

L'église Saint-Amans de Cadayrac date du 4° quart des XVe et XVIe siècles   Inscrit MH (2004)[5].

Église Saint-AustremoineModifier

L'église Saint-Austremoine est une église romane  Classé MH (1942)[6].

Église Saint-PaulModifier

L'église Saint-Paul   Classé MH (1937)[7] est une église romane du (XIIe siècle), contenant un Christ roman.

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Église de SouyrisModifier

Article détaillé : Église de Souyris.

Église de Souyris   Inscrit MH (1944)[8] des XIIIe et XIVe siècles.

CroixModifier

Article détaillé : Croix de Salles-la-Source.

Croix   Inscrit MH (1947)[9] datée de 1789, elle se compose de trois parties monolithes.

Chapelle Saint-LaurentModifier

La chapelle Saint-Laurent[10] aujourd'hui partiellement ruinée, est d'origine romane.

Édifices civilsModifier

MégalithesModifier

Très riche en témoignages du néolithique, la commune possède 67 dolmens et plus de 200 tumulus selon un dernier inventaire[11], construits il y a environ 4 500 ans. C'est sur le causse Comtal que l'on trouve la plus grande concentrations de dolmens de France.

Dolmen du GenevrierModifier
Article détaillé : Dolmen du Genevrier.

Dolmen et tumulus du Genévrier   Classé MH (1889)[12].

Dolmen de MontaubertModifier
Article détaillé : Dolmen de Montaubert 1.

Site archéologique du dolmen I de Montaubert   Inscrit MH (1993)[13].

Dolmens de PérignagolModifier

Site archéologique du dolmen de Pérignagol I du Néolithique   Inscrit MH (1994)[14].

Site archéologique du dolmen de Seveyrac ou de Perignagol II du Néolithique   Inscrit MH (1997)[15].

Dolmen de Saint-AntoninModifier
Article détaillé : Dolmen de Saint-Antonin.

Dolmen de Saint-Antonin   Classé MH (1989)[16].

Dolmen des VéziniesModifier
Article détaillé : Dolmen des Vézinies 3.

Site archéologique du dolmen III des Vézinies du Néolithique   Inscrit MH (1997)[17].

Vestiges gallo-romainsModifier

Ces vestiges sont situés près de Cadayrac et comprennent un amphithéâtre.

Château du ColombierModifier

Article détaillé : Château du Colombier.

Château du Colombier   Inscrit MH (1995)[18] des XIVe et XVe siècles, représentatif de l'architecture seigneuriale et domestique du Rouergue.

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Château de CougousseModifier

Article détaillé : Château de Cougousse.

Le château de Cougousse   Inscrit MH (1993)[19] est un exemple d'architecture de maison de vignes des XVIe et XVIIe siècles.

Château de la GardeModifier

Château de la Garde   Inscrit MH (1976)[20] du XVIIe siècle.

Patrimoine naturelModifier

Tindoul de la VayssièreModifier

Il s'agit d'un gouffre dont la cavité mesure 2 365 m.

Cascade de Salles-la-SourceModifier

Salles-la-Source présente une particularité assez rare : une chute d'eau qui tombe au milieu du village, ce qui attire un certain nombre de touristes actuellement en équilibre avec le mode de vie paisible de la population locale. Cette cascade est alimentée par une rivière souterraine qui coule depuis le tindoul de la Vayssière. Cette rivière est constituée de plusieurs bras dont l'un a été dès le XIXe capté pour faire tourner une roue implantée sur un des pignons de la filature construite au cœur du village, juste à côté de la cascade. Avec l'électrification, la filature n'a plus utilisé l'énergie hydraulique. L'eau a été canalisée pour alimenter une centrale hydroélectrique construite pour cette occasion en 1928.

Le débit de la rivière souterraine est très variable, proche de 0 litre à près de 700 litres par seconde selon la saison. La chute comme la centrale vivent sur cette variabilité des débits.

A noter que la baignade y est autorisée...

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Divergence d'intérêts à propos de la cascadeModifier

En 2010, la municipalité et une partie des habitants réunis en association[21] contestent l'utilisation du cours d'eau pour alimenter la centrale hydroélectrique. La commune ne perçoit plus l'indemnité liée à la concession qui a couru de 1972 à 2005. Une argumentation patrimoniale, écologique et surtout d'intérêt économico-touristique est mise en avant : le débit de la cascade conditionnerait l'afflux de touristes attirés par le spectacle d'une chute d'eau abondante, qu'elle soit courante ou figée par le gel. Ils estiment que la très faible quantité d'énergie produite ne justifie pas l'atteinte visuelle portée au site[22], [23], [24].

Le litige porte sur l'existence ou non d'une clause contractuelle de débit minimum imposé à l'industriel privé disposant de la concession. Un des arguments des opposants est l'utilisation partielle du domaine public pour le fonctionnement de la centrale sans contrepartie[21]. Début 2011, l'association a reçu de nombreux soutiens (Conseil général, personnes politiques[25],[26], etc.), la préfecture de l'Aveyron n'agrée quant à elle toujours pas les arguments des opposants. Le 18 juin 2011, une marche de protestation symbolique est effectuée de Salles-la-Source à la préfecture de l'Aveyron à Rodez. De nombreuses personnes y affirment leur soutien, dont Christian Teyssèdre, maire de Rodez, des conseillers généraux, Yves Garric et José Bové[27]. Le 25 juin 2011, une délégation de « Ranimons la cascade ! » a sensibilisé la ministre de l’Écologie et du Développement durable Ségolène Royal sur la valorisation du site de la cascade. Yves Garric, vice-président de l'association, a remis en cadeau une photo de la cascade à la ministre en présence de José Bové[28],[29]. Une étape importante est franchie le 22 avril 2016 avec le rapport interministériel qui donne la décision de gestion de la cascade au préfet de l'Aveyron[30].


Patrimoine culturelModifier

DialecteModifier

La commune fait partie de l'ancienne province du Rouergue dans le midi de la France où l'occitan (langue vivante minoritaire non Officielle[31]) a longtemps été la langue véhiculaire[32]. En ce qui concerne la commune, il existe une variante, le rouergat qui est un sous-dialecte du dialecte languedocien[31].

Personnalités liées à la communeModifier

  • L'abbé Charles Carnus1749 - †1792) est un spéléologue, pionnier dans le domaine aérien, scientifique, homme d'église français. Il est né le à Peyrinhac près de Salles-la-Source.
  • Jean-Joseph Tarayre (1770-1855), général français de la Révolution et de l’Empire, né le 21 mai 1770 à Solsac, hameau de Salles-la-Source.

BibliographieModifier

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. José Monestier), Marcilhac : Balsac, Claravals, Moret, Muret, Nòuviala, Prunas, Salas-Comtals, Sent-Cristòfa, Valadin / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Marcilhac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 392 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-52-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38803935)
  • Gustave Desjardins (Éditeur scientifique), Cartulaire de l'abbaye de Conques en Rouergue, Paris, A. Picard, , 518 p., in-8 (notice BnF no FRBNF34114898)

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  5. Notice no PA12000032, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Notice no PA00094178, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Notice no PA00094177, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Notice no PA00094179, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Notice no PA00094174, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. La chapelle de Saint Laurent
  11. Patrimoine sur le site de la commune
  12. Notice no PA00094176, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00125558, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no PA00132665, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PA12000008, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no PA00094175, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no PA12000009, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no PA00135446, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no PA00125559, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PA00094173, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. a et b Ranimons la cascade site de l'association de contestation à l'utilisation actuelle de la cascade, consultés le 8 février 2011
  22. Salles-la-Source. Soutien des élus en… cascade., La Dépêche du Midi, 17/12/2010
  23. Salles-la-Source. La cascade mobilise., La Dépêche du Midi, 10/11/2010
  24. Salles-la-Source. La cascade fait toujours des remous., Anaïs Arnal, La Dépêche du Midi, 05/10/2010
  25. Soutien de responsables d'Europe Écologie
  26. Soutien d'un sénateur
  27. Vidéo et discours du rassemblement devant la préfecture, le 18 juin.
  28. « Ranimons la cascade a offert une photo de la cascade à Ségolène Royal », sur ladepeche.fr (consulté le 27 avril 2016)
  29. Yves Garric, Qu'est-ce qu'elle a ma voix ?, Saint-Affrique, Fleurines, , 510 p. (ISBN 978-2912690586), Photos p6 "Oh ! Quelle belle cascade ! " , s'est exclamée Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, lorsque je lui ai remis cette photo du joyau de Salles-la-Source, l'ami José Bové m'ayant utilement ouvert la voie jusqu'à elle.
  30. « «Etape capitale» pour le collectif Ranimons la cascade ! », sur Centrepresseaveyron.fr (consulté le 27 avril 2016)
  31. a et b IDD du Parcours Roman - Langues et dialectes sur le site du collège Hugo-Lavelanet, consulté le 30 novembre 2010
  32. Centre culturel occitan du Rouergue sur site du Centre culturel occitan du Rouergue, consulté le 30 novembre 2010