Salah Khalaf

Salah Khalaf (صلاح خلف), aussi connu comme Abou Iyad, est né en 1933 à Jaffa, mort assassiné le par un garde palestinien en Tunisie, du fait de son soutien supposé à la CIA contre l'organisation d'Abou Nidal . Il est l'un des fondateurs du Fatah, et il fut le numéro deux de l'OLP.

Salah Khalaf
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Biographie
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Décès
Nom officiel
صلاح خلفVoir et modifier les données sur Wikidata
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BiographieModifier

Il a été un « lionceau » de la milice Najjada fondée par son directeur d'école Muhammad al-Hawari. En 1948, il quitte Gaza pour Le Caire. Au début des années 1950, il fait ses études au Caire et fait la connaissance de Yasser Arafat lors d'un meeting de l'Union des Étudiants Palestiniens à Al-Azhar (où il étudiait la littérature). Il est à cette époque proche des Frères musulmans.

Parti enseigner au Koweït en 1959, il participe à la fondation du Fatah avec Yasser Arafat (Abou Ammar), Farouk Kaddoumi (Abou Loutof) et Khalil al-Wazir (Abou Jihad) en prenant pour nom de guerre Abou Iyad (traduction : « Père de Iyad », son fils ainé). De fin 1967 à octobre 1970, il est responsable des services de renseignements et de contre-espionnage de l’OLP.

Il joue un rôle essentiel dans l’élaboration du programme de 1968 proposant aux Israéliens qui rompraient avec le sionisme d’édifier avec eux un État démocratique multiconfessionnel sur toute la Palestine. À la suite de la rupture avec le roi Hussein en 1970-1971, il devient chef de l'organisation Septembre noir[réf. nécessaire].

À la suite de la guerre du Kippour, il renonce aux « opérations extérieures », engage son organisation sur le chemin de la recherche d’une solution politique et accepté l’idée d’un mini-État palestinien en Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem pour capitale. Il redevient ensuite responsable des services de renseignements et de contre-espionnage de l’OLP. Il est alors considéré comme le « numéro deux » de l’OLP, derrière Yasser Arafat[1].

En 1985, Abou Iyad, avec Abou Ammar (Yasser Arafat), tente une rencontre avec Shimon Peres via la France. Le dans une interview au journal saoudien Okaz, il déclare : « L'organisation rejette tout changement de l'article 19 de notre Charte » (voir: Charte nationale palestinienne).

Il est assassiné le à Carthage, dans la banlieue de Tunis, avec Abou Mohammed (Faqri Al-Oumari) et Aboul Hol (Hayel Abdul Hamid) par une rafale de kalachnikov tirée par Hamza Abou Zeïd, un garde du corps de ce dernier, qui était membre du groupe d’Abou Nidal (le Fatah-Conseil Révolutionnaire, mouvement dissident palestinien de tendance dure qui considérait que le Fatah avait trahi la cause palestinienne). Sabri al-Banna, connu sous le nom de guerre d'Abou Nidal, serait le commanditaire de cet assassinat[2].

CitationsModifier

Citations de Abou Iyad tirées du livre d'entretiens avec Éric Rouleau Palestinien sans patrie :

  • « Le lecteur jugerait mal l'impatience des Palestiniens à récupérer leur patrie s'il ne mesurait pas l'étendue de leur détresse. L'exil en soi est déjà une douleur que seuls ceux qui l'ont éprouvée sont capables de comprendre. Le malheur en est plus grand quand la perte d'un foyer est suivie de la séparation de ceux que l'on aime. Rares sont les familles palestiniennes qui n'ont pas éclaté en se dispersant, par nécessité dans divers pays. »
  • « À tous ceux qui s'interrogent sur la pertinence de la présence des fedayins dans la montagne libanaise, j'affirme que la route de Jérusalem passe par Ouyoun el Siman, Antoura et Jounieh. »

Notes et référencesModifier

  1. « Jeremy Corbyn, les Palestiniens et l'antisémitisme », Orient XXI,‎ (lire en ligne, consulté le 17 août 2018)
  2. « Abou Nidal mort d'un terroriste », sur Libération.fr (consulté le 21 avril 2016)

BibliographieModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier