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Sainte-Croix (Ain)

commune française du département de l'Ain
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Croix.

Sainte-Croix
Sainte-Croix (Ain)
Vue de l'église.
Blason de Sainte-Croix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Meximieux
Intercommunalité Communauté de communes de la Côtière à Montluel
Maire
Mandat
Michel Levrat
2014-2020
Code postal 01120
Code commune 01342
Démographie
Gentilé Saint-Cruzien
Population
municipale
566 hab. (2016 en augmentation de 6,79 % par rapport à 2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 40″ nord, 5° 03′ 12″ est
Altitude Min. 235 m
Max. 294 m
Superficie 10,62 km2
Localisation

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Sainte-Croix
Liens
Site web saintecroix.fr

Sainte-Croix est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de Sainte-Croix s'appellent les Saint-Cruziens.

GéographieModifier

 
La Sereine à Sainte-Croix.

Le bourg s’est installé au creux du vallon de la Sereine. Ce cours d’eau a entaillé le plateau de la Dombes perpendiculairement à sa côtière sud. Les deux plateaux comportent des cultures, des fermes isolées et des habitations. Les terres sont très argileuses. Les bois couvrent 30 % de la surface totale. Les étangs ont presque tous été asséchés (on en dénombrait treize en 1863[1]).

Communes limitrophesModifier

  Le Montellier  
Montluel N
O    Sainte-Croix    E
S
Pizay

HistoireModifier

 
Tour du château vers 1990.

Le territoire de Sainte-Croix, pris en fourche entre deux voies romaines menant l’une de Montluel à Besançon (en passant par Jailleux et Villars), l’autre de Montluel à Genève (en longeant la Côtière), mais non traversé par elles, ne présente pas pourtant de trace d’implantation romaine ou prémédiévale.

Les peuplements originels semblent s'être faits autour d'une chapelle ou à l’abri d'une petite forteresse médiévale. En effet, la première citation historique de Sainte-Croix se trouve dans une bulle du pape Lucius III, par laquelle sa paroisse fut confirmée à l'abbaye de l'Ile Barbe (près de Lyon) en 1183. D’un point de vue civil, la seigneurie de Sainte-Croix semble avoir appartenu aux sires de Montluel durant une grande partie du treizième siècle, selon les historiens Guichenon et Guigue.

En 1281, le château (qui était déjà bâti mais a été beaucoup modifié depuis) passa à Hugues Palatin (originaire de Riottiers). En 1325, une maison-forte (qui semble distincte du château et dont on ignore l'emplacement) fut détruite par les troupes du dauphin du Viennois en guerre contre les sires de Beaujeu, suzerains des lieux. Vers 1370, Sainte-Croix apparaît comme seigneurie d'une branche de la famille d'Ars (Guichard puis Agnès). Mourant sans enfant, Agnès d’Ars légua ses propriétés vers 1406 à une parente, Philiberte de Corent, épouse d'Antoine du Bourg. Sainte-Croix resta à la famille du Bourg jusqu’en 1524 puis arriva par alliance à la famille savoyarde de La Forest qui la conserva sur trois générations. Une succession rapide de ventes fit passer la seigneurie à un « citoyen de Lyon », Justinian Panse, puis à des « gentilshommes italiens », François et Mario de Turetin dont les héritiers firent affaire avec Guy ou Christophe de Crues vers 1650.

C’est de cette époque que date la première petite étude sociologique du village, grâce au travail de l’intendant Bouchu. Outre les possessions des personnes les plus aisées (quatre domaines, deux tuileries, un moulin, un étang et une rente noble), on y lit notamment qu’il «ne s’y fait aucun commerce, que du labourage » et qu’« il y a environ 40 familles qui font 200 communiants, pauvres à l’exception de deux ».

La famille de Crues resta à Sainte-Croix jusqu’à la Révolution. Son dernier seigneur, Pierre-François Dubreuil de Crues, fut guillotiné à Lyon en 1793. Sous son règne, l’état de la population ne varia guère, comme en témoigne le second « état des lieux » historique du village, celui de J.B. Riboud (1786), qui écrivait : « les propriétaires nobles ont beaucoup acquis et étendu leurs possessions » (ils ont quatre-cinquièmes des fonds) mais « les habitants sont pauvres » et « il n’y a point de communaux ». P. F. Dubreuil de Crues possédait, quant à lui, « six domaines, un moulin, une tuilerie, d’amples prairies, quantité de bois taillis, une rente noble, maison-forte et accessoires ».

En 1828, les successeurs de Dubreuil de Crues vendirent toutes leurs propriétés aux frères Crozier, bourgeois lyonnais, dont les héritiers, conservateurs et catholiques, domineront les municipalités jusqu’en 1929, avec de rares intervalles républicains, très mouvementés car mal acceptés par les précédents.

Sources principales :

  • Samuel Guichenon. Histoire de la Bresse et du Bugey. 1650 ;
  • BOUCHU. Déclaration des biens des communes de Bresse. 1665-70 ;
  • Cartulaire de l’abbaye de Savigny. 1853 ;
  • DEBOMBOURG. Atlas historique du département de l’Ain. 1860 ;
  • GUIGUE. Topographie historique de l’Ain. 1873 ;
  • RIBOUD. Notes sur les pays de Bresse. 1886.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Michel Levrat SE Agriculteur
mars 2001 mars 2014 Roland Marret    
juin 1995 mars 2001 Léon Levrat    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie de Sainte-Croix.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2016, la commune comptait 566 habitants[Note 1], en augmentation de 6,79 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
246260181316280320229364379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
348330361373385364391376408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369335315306303268260226182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
193176169263365468529534559
2016 - - - - - - - -
566--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

La commune était essentiellement rurale jusqu’au milieu du XXe siècle. Les seuls métiers non agricoles étaient les métiers de subsistance et de services : meunier, tuilier, sabotier, maréchal-ferrant, épicier ou cafetier. Au XIXe siècle cependant, des jeunes avaient commencé à travailler pour les manufactures de Montluel. Comme la plupart des communes rurales, Sainte-Croix a vu sa population fondre jusqu’en 1975.

Il reste moins d’une dizaine de foyers de cultivateurs (9 % de la population active). Les autres résidents travaillent dans la région proche, jusqu’à Lyon voire plus loin : le recensement de 1999 dénombrait parmi les actifs 27 % d’employés, 25 % d’ouvriers, 25 % de professions intermédiaires, 12 % de cadres et assimilés.

Culture et patrimoineModifier

MonumentsModifier

 
La halle de Sainte-Croix.
 
Chapelle de Sainte-Croix.

Le châteauModifier

D’un point de vue civil, le château, acquis en 1967 par le comité d’entreprise d’EDF., est la construction dont l’origine est la plus ancienne (il a été bâti avant 1281). Cependant, il a été beaucoup remanié à plusieurs reprises, Cet édifice, autrefois de forme carrée et fait de briques rouges, comme plusieurs châteaux de la Dombes, a subi au moins deux remaniements sévères dans son histoire. Au XIXe siècle d’abord, les frères Crozier détruisirent une aile et une tour ronde, ce qui lui fit perdre une certaine similitude avec le château de Bouligneux.

Les moulinsModifier

La commune compte deux anciens moulins, privés donc non visitables, qui ont conservé leur roue et, pour l’un d’eux son glacis : le moulin des Vernes (probablement le plus ancien : au moins 1760 d’après la carte de Cassini, et peut-être 1650 d’après Guichenon) et, à quelques pas de l’église, le moulin de la Combe (près de l’église ; au moins 1828).

L'église et la chapelleModifier

D’un point de vue religieux, l’église actuelle date de 1888. De style néogothique, elle abrite notamment deux bénitiers, dont l’un date de 1650, d’élégantes stalles en bois de chêne et deux grandes peintures à l’huile sur toile marouflée. Ses vitraux ont été entièrement restaurés en 1997.

La construction de cette église a coïncidé avec la destruction de l’ancienne dont il ne reste que la chapelle datant vraisemblablement du XVIe siècle (peut-être 1565). Cette chapelle se trouve dans l’ancien cimetière qui a été installé sur les fondations de l’église d’origine. L’élégant porche de cette dernière a été conservé et placé à l’entrée de la chapelle. L’intérieur comporte quelques éléments architecturaux bien dégradés, mais non restaurés en raison de la pauvreté de la commune qui a cependant protégé l’ensemble en le mettant hors d’air et d’eau en 1990. La dalle funéraire de Camille de Crues donne la généalogie de la dernière famille seigneuriale de Sainte-Croix. Elle a été classée sur l’inventaire des monuments historiques en 1920. On peut observer également une fenêtre gothique à meneaux, une croisée d’ogives retombant sur quatre culs-de-lampes très endommagés, des restes de fresques et d’une litre seigneuriale aux armes des de Crues, ainsi qu’une piscine liturgique Renaissance surmontée d’une tête de mort.

Sources :

  • Préinventaire du patrimoine du canton de Montluel ;
  • Articles de Colette Messaz dans divers bulletins municipaux.

HéraldiqueModifier

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Les armes de Sainte-Croix se blasonnent ainsi[6] : D'or à un pal de gueules chargé de trois croisettes d'argent.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Dictionnaire des étangs de la Dombes (1863)
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Banque de blason, sur labanquedublason2.com (section “communes de France” puis “01” puis “Sainte-Croix”).

Voir aussiModifier

Voir la catégorie : Sainte-Croix (Ain).

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BibliographieModifier

  • Guy Brunet, Paul Percevaux et Louis Trenard, Histoire des communes de l'Ain : La Dombes, Horvath, , p. 314-315

Articles connexesModifier

Lien externeModifier