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Saint-Trinit

commune française du département de Vaucluse

Saint-Trinit
Saint-Trinit
Blason de Saint-Trinit
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Carpentras
Canton Pernes-les-Fontaines
Intercommunalité Communauté de communes Ventoux Sud
Maire
Mandat
Michel Archange
2014-2020
Code postal 84390
Code commune 84120
Démographie
Gentilé Saint-Trinitains ou Saint-Trinitais
Population
municipale
123 hab. (2016 en diminution de 0,81 % par rapport à 2011)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 12″ nord, 5° 27′ 59″ est
Altitude Min. 780 m
Max. 914 m
Superficie 16,66 km2
Localisation

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Saint-Trinit

Saint-Trinit est une commune française, située dans le département de Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saint-Trinitains ou Saint-Trinitais[a 1].

GéographieModifier

AccèsModifier

La route départementale 950 traverse la commune sur un axe est-ouest et permet d'accéder au village. Arrivent, elles aussi, au village les routes départementales 95 (au sud) et 157 (au nord).

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 1 666 hectares ; l'altitude varie entre 780 et 914 mètres[1].

L'ensemble de la commune est perché sur les monts de Vaucluse.

Grande variété géologique du crétacé : le massif est formé de calcaires de l'ère secondaire, souvent perméables. L'eau s'infiltre dans la roche, créant des réseaux souterrains (système karstique), ressortant en des points bas tel que la Fontaine de Vaucluse.

L'on dénombre plusieurs avens dont ceux du Souffleur à Saint-Christol (795 mètres), du Caladaïre, près de Montsalier (667 mètres), et de l'aven Autran (647 mètres) à Saint-Christol. Ils sont parmi les plus profonds du massif[2].

SismicitéModifier

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

HydrographieModifier

Le Croc descend depuis les Alpes-de-Haute-Provence et se jette dans la Nesque au niveau de la commune voisine de Sault.

ClimatModifier

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, mais est sujette, de par son altitude, à un climat semi-montagnard. Les étés sont chauds et secs, liés aux remontées en latitude d'anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux et les précipitations peu fréquentes. Celles sous forme de neige sont possibles.

Relevé météorologique du plateau d'Albion pour une altitude moyenne de 900 mètres.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −1 2 4 8 12 14 14 11 7 3 −1 5,5
Température moyenne (°C) 3,5 5,5 7,5 10 14 18,5 21 21 17 12,5 7,5 2 11,7
Température maximale moyenne (°C) 8 10 13 16 20 25 28 28 23 18 12 8 17
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 482,8
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8
−1
26,9
 
 
 
10
−1
24,3
 
 
 
13
2
23,8
 
 
 
16
4
44
 
 
 
20
8
40
 
 
 
25
12
27,9
 
 
 
28
14
20,9
 
 
 
28
14
32,7
 
 
 
23
11
45,9
 
 
 
18
7
53,5
 
 
 
12
3
52,4
 
 
 
8
−1
30,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

ToponymieModifier

HistoireModifier

Préhistoire et antiquitéModifier

Le passage des hommes du néolithique est attesté par différents types d'outillage (haches, racloirs, pointes de flèche, etc.) retrouvés sur le territoire de la commune. Mais jusqu'à présent aucune trace de colonisation romaine n'a pu être identifiée[a 1].

Moyen ÂgeModifier

Le nom de Santa Trinitat est attesté dès 1082[a 1], il est lié au prieuré bénédictin bâti par des moines[4]. Ripert de Mévouillon ancien évêque simoniaque de Gap, pour obtenir le pardon de ses fautes, avait donné à l'abbaye de Cluny tous ses domaines du plateau d'Albion devenus depuis Le Poët-en-Percip[5]. Ces derniers lui venait de sa mère Percipia, dame du Podio.

Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon est propriétaire de l’église paroissiale, dont elle perçoit les revenus[6]. En 1118, cette possession de l'ecclesia Sanctae trinitatis cum ipsa villa est confirmée par une bulle de Gélase II[5]. Mais au XIIIe siècle, ce fief passa dans la « mouvance et majeure seigneurie » des évêques de Carpentras[a 1]. Le prieur décimateur, qui dépendait toujours de l'abbaye Saint-André, percevait le 16e des récoltes et les Agoult da Saut, seigneurs civils, le 10e. En 1253, un conflit au sujet de la dîme opposa Raymond d'Agoult à dom Calvéria de Villeneuve. Un arbitrage eut lieu et les bénédictins furent déboutés[a 2]>.

RenaissanceModifier

 
La chapelle dédiée à saint Roch.

Lors des guerres de religion, l'appartenance de Saint-Trinit au comté de Sault, proche des Baronnies protestantes, fit craindre des attaques de la part des religionnaires. Le village étant ouvert, c'est-à-dire non entouré de remparts, les habitants fortifièrent leur église en 1580, ce qui contraint à la démolition de la voûte et d'une partie de la nef romane[a 1].

L'apparition des épidémies de peste suivit les guerres. Pour s'en protéger, il fut édifié, à côté de l'église, entre 1629 et 1630, une chapelle qui fut dédiée à Saint Roch[a 3].

Période moderneModifier

Le le département de Vaucluse fut créé. Il regroupe alors les districts d'Avignon et de Carpentras, ceux d'Apt et d'Orange -auparavant rattachés aux Bouches-du-Rhône- ainsi que le canton de Sault, qui dépendait des Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

Période contemporaineModifier

À partir de l'hiver 1942-1943, le plateau de Sault vit arriver les réfugiés d'Alsace-Lorraine. Déjà, en , dans les villages et hameaux de celui-ci, Philippe Beyne, son adjoint Maxime Fischer et leurs équipes avaient accueilli et installé plusieurs dizaines de réfractaires au S.T.O.. Ils les munirent de fausses cartes d'identité et de cartes d'alimentation. Pour faciliter leur approvisionnement, ils avaient été regroupés près des villages d'Aurel, de Saint-Trinit et de Saint-Christol[7]

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Michel Rosa PRG  

Politique environnementaleModifier

La protection et la mise en valeur de l'environnement font partie des compétences de la communauté de communes Ventoux Sud.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2016, la commune comptait 123 habitants[Note 1], en diminution de 0,81 % par rapport à 2011 (Vaucluse : +2,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
274270258284300303244271255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
259259270262248248249241213
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20119719216914713711611393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
837782658699118121123
2013 2016 - - - - - - -
127123-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

On trouve sur la commune voisine de Sault école primaire et maternelle, ainsi que le collège du Pays-de-Sault qui dessert les communes du plateau et de ses environs.

SantéModifier

Les communes voisines de Sault et Saint-Christol possèdent divers équipement dont une pharmacie et une maison de retraite. Hôpital sur Apt.

CultesModifier

Catholique (église et petite chapelle à l'orée du village).

ÉconomieModifier

Au XIXe siècle, outre l'élevage, la commune produisait de l’épeautre, de l'avoine, des pommes de terre et des amandes[4]. Aujourd'hui, les activités agricoles sont de moyenne montagne de type provençal avec une production de lavande, de lavandin, d'épeautre et des produits dérivés. L'élevage ovin et la production de miel tiennent aussi une place importante.

Les activités liées au tourisme vert occupent une place importante dans l'économie locale (gites, chambres d'hôtes et une ferme-auberge).

CommerceModifier

 
Le Bistrot de Saint-Trinit, labellisé bistrot de pays.

Le Bistrot de Saint-Trinit, qui porte le label Bistrot de pays[12], adhère à une charte dont le but est de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[13].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église de la Sainte-Trinité.
 
L'église.
 
Maison ancienne.

Église de la Sainte-TrinitéModifier

Article détaillé : Église de Saint-Trinit.

L'église de la Sainte-Trinité est constituée d'une courte nef, d'une travée de chœur et d'une abside pentagonale voûtée en cul-de-four. Un arc triomphal sépare la nef de la travée. Cette église n'est pas celle citée dans la bulle de Gélase II, puisque nombre d'éléments architecturaux, ramènent se construction, pour le chœur et la travée, au milieu du XIIe siècle. Quant à la nef, elle ne fut achevée qu'un demi-siècle plus tard. Sa voûte a été entièrement refaite en 1652[a 4].

Chapelle Saint-RochModifier

Petite chapelle édifiée entre 1629 et 1630 pour protéger le village de la peste[a 3]..

Personnalités liées à la communeModifier

  • Les Agoult, famille de la noblesse provençale.

HéraldiqueModifier

Article détaillé : Armorial des communes de Vaucluse.

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent, à un loup ravissant d'azur accompagné au premier canton dextre d'un sautoir alésé de gueules[14]


Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • François et Claude Morénas, Circuits de découverte des Monts de Vaucluse, guide de sentiers pédestres conçu par Regain, Auberge de jeunesse à Saignon (Vaucluse), Reboulin, Apt, 1974
  • Guy Barruol, Provence Romane II, La Pierre-qui-Vire, 1981.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.
  • Frédéric Médina, Les Monts de Vaucluse, Équinoxe, coll. « Carrés de Provence », 2003 (ISBN 2841353745)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. Cavités de + de 50 m de dénivellation - Alpes de haute Provence
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. a et b Jules Courtet, op. cit., p. 294.
  5. a et b Guy Barruol, op. cit., p. 291.
  6. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 229
  7. Aimé Autrand, Le département de Vaucluse de la défaite à la Libération (mai 1940-25 août 1944), Éd. Aubanel, Avignon, 1965.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. La charte Bistrot de Pays
  13. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  14. Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse
  1. a b c d et e p. 387.
  2. p. 295.
  3. a et b p. 388.
  4. p. 294-297.