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Saint-Symphorien-le-Château

ancienne commune française du département d'Eure-et-Loir
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Symphorien.

Saint-Symphorien-le-Château
Saint-Symphorien-le-Château
Le château d'Esclimont entouré par la Rémarde.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Maintenon
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Voise
Commune Bleury-Saint-Symphorien
Statut Ancienne commune
Code postal 28700
Code commune 28361
Démographie
Gentilé Castel-Symphorinois
Population 830 hab. (2009)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 04″ nord, 1° 45′ 42″ est
Altitude Min. 122 m
Max. 162 m
Superficie 9,39 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Bleury-Saint-Symphorien
Localisation

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Saint-Symphorien-le-Château

Saint-Symphorien-le-Château est une ancienne commune française, située dans le département d'Eure-et-Loir et la région Centre-Val de Loire.

Entre le et le , elle a formé avec la commune de Bleury la commune nouvelle de Bleury-Saint-Symphorien[1], elle-même devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien[2].

GéographieModifier

SituationModifier

Saint-Symphorien-le-Château se situe aux confins de la Beauce et du Hurepoix. Située en Eure-et-Loir, elle est limitrophe du département des Yvelines.

HydrographieModifier

  • Le « ru de Perray » affluent rive droite de la Voise traverse la commune. Il s'appelle « la Rémarde » en entrant dans la région Centre-Val de Loire.

ToponymieModifier

HistoireModifier

« Le 7 aoust 1693 a été inhumée Marie Tessier, 7 ans, fille de Pierre Tessier et Marie Landry, dévorée par une beste, près du village d'Essarts »[3]. En ces temps difficiles, les loups sévissaient dans la région et d'autres victimes sont mentionnées dans les registres paroissiaux d'Ymeray, Montlouet et Écrosnes.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 ? Guy de La Vasselais SE  
mars 2001 mars 2008 Jacques Lamaure    
mars 2008 décembre 2011 Stéphane Lemoine[4] UMP  

Population et sociétéModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en [6],[Note 1].

En 2009, la commune comptait 830 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
470425443505461470441484509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
452434427429415401405400393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
377350373277252265255295270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2009
276297250388859834820814830
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Château d'EsclimontModifier

Le château actuel succède à une forteresse médiévale et a été transformé à de nombreuses reprises au cours des temps. Il se composait d'un quadrilatère de bâtiments, élevés au XVIe siècle, flanqué de tours rondes.

Au début du XVIIIe siècle, deux des quatre côtés de l'édifice furent abattus, ouvrant celui-ci sur son parc. Les façades furent alors rhabillées une première fois, avec notamment l'ajout sur chaque façade principale d'un avant-corps central surmonté d'un fronton triangulaire.

Sous le Second Empire un nouveau rhabillage des façades, mené par l'architecte Henri Parent, tend à leur rendre leur style Renaissance, avec, en particulier, l'ajout d'échauguettes et de lucarnes de style flamboyant.

L'édifice se compose aujourd'hui d'un corps de logis cantonné de tours côté parc et d'un pavillon surmonté d'un comble à l'impériale côté cour. De ce côté, ce logis est prolongé, en retour, par une longue aile plus basse, à travers laquelle se fait l'accès à la cour d'honneur, cernée de douves en eaux. L'entrée dans la propriété se fait en empruntant un passage sous le corps de garde du XIVe siècle, un donjon rectangulaire pourvu de mâchicoulis et surmonté d'un haut comble en pavillon [9].

Le château a été bâti en 1543 par Étienne Poncher, archevêque de Tours. Il est ensuite transmis à sa sœur, épouse de Jacques Hurault de Cheverny, puis au frère de celui-ci, Philippe Hurault de Cheverny, garde des sceaux du Roi Henri III et chancelier du Roi Henri IV.

En 1639, le domaine d'Esclimont est acquis par Claude de Bullion, surintendant des Finances du Roi Louis XIII. Le domaine reste dans sa descendance pendant trois siècles et demi. Sous Louis XIV, le château appartient à Charles-Denis de Bullion, qui fait procéder à d'importantes transformations. A l'extinction de la Maison de Bullion, Esclimont entre, par alliance, dans la Maison de Montmorency-Laval, puis dans celle d'Albert de Luynes. Sosthènes de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville (1785-1864) en hérite au XIXe siècle, puis son fils Sosthène II de La Rochefoucauld, aussi duc de Doudeauville (1825-1908), qui fait procéder aux restaurations du Second Empire. Sosthène II de La Rochefoucauld a pour successeur son fils, Édouard de La Rochefoucauld, duc de Bisaccia (1874-1968). Vendu en 1981, le château d'Esclimont est, depuis, un château-hôtel.

Au XVIIIe siècle, le parc est dessiné à la française, avec une pièce d'eau axiale et un canal en eau. En 1867, le duc de Doudeauville le fait redessiner dans le style paysager par les frères Denis et Eugène Bühler, auxquels il confie aussi le réaménagement du parc de son château de Bonnétable. En 1919, un nouveau parterre est tracé devant la façade sur parc du château, sur un dessin d'Ernest de Ganay [10].

Église Saint-SymphorienModifier

Patrimoine naturelModifier

  Site classé (1965) : le château, le parc et une partie du domaine d'Esclimont [11].

Personnalités liées à la communeModifier

Guy de La Vasselais (1902-1976), maire de Saint-Symphorien en 1945, militaire et sénateur d'Eure-et-Loir de 1959 à 1971.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

RéférencesModifier

  1. Arrêté préfectoral du 27 décembre 2011 portant création de la commune nouvelle Bleury - Saint-Symphorien, à compter du ., préfecture d'Eure-et-Loir
  2. « arrêté préfectoral du 20 novembre 2015 portant création de la commune nouvelle d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien » (consulté en juin 2017)
  3. Registre des baptêmes, mariages et sépultures, archives départementales d'Eure-et-Loir, vue 12/262.
  4. La République du Centre « L'UMP Stéphane Lemoine candidat aux cantonales » - article consultable sur le site officiel de Stéphane Lemoine
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. [ Calendrier départemental des recensements], sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008 2009 .
  9. Claude Fregnac, Philippe Siguret et autres, Merveilles des Châteaux d'Ile de France, Paris, Hachette, , 322 p., p. 214 à 217.
  10. Ernest de Ganay, Châteaux & Manoirs de France, Ile de France, volume V, Paris, Vincent, Fréal & Cie, , p. 67-71 et planches 94 à 96.
  11. « Le château, le parc et une partie du domaine d'Esclimont », sur Direction Régionale de l'Environnement Centre (consulté le 5 mars 2018).