Saint-Simon (Aisne)

commune française du département de l'Aisne

Saint-Simon
Saint-Simon (Aisne)
Mairie de Saint-Simon.
Blason de Saint-Simon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois
Maire
Mandat
Agnès Mauger
2020-2026
Code postal 02640
Code commune 02694
Démographie
Gentilé Saint-Simonien(ne)s
Population
municipale
639 hab. (2018 en augmentation de 7,04 % par rapport à 2013)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 44″ nord, 3° 10′ 34″ est
Altitude Min. 62 m
Max. 89 m
Superficie 6,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Ribemont
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Simon
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Saint-Simon

Saint-Simon est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Ses habitants s'appellent les Saint-Simoniens et ses habitantes les Saint-Simoniennes.

GéographieModifier

Village de l'ancien Vermandois, fondé sur la rive gauche de la Somme.

Au lieu-dit le Point Y débute le canal de la Somme qui termine son cours à Saint-Valery-sur-Somme. Le nom Point Y vient du fait qu'une boucle du canal de Saint-Quentin forme avec le canal de la Somme la lettre Y.

Communes limitrophesModifier

  Tugny-et-Pont Artemps  
Dury N Clastres
O    Saint-Simon    E
S
Ollezy Annois Flavy-le-Martel

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Simon est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,1 %), forêts (17,1 %), zones urbanisées (9,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,2 %), eaux continentales[Note 3] (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Le village adopta le nom de Saint-Simon en souvenir du bienheureux Simon de Crespy mort en 1082.

HistoireModifier

L'emplacement où s'élève le village de Saint-Simon demeurait encore au XIe siècle inculte et couvert de broussailles, et faisait partie du territoire d'Avesne, hameau dépendant aujourd'hui de Saint-Simon.

Eudes Ier, comte de Vermandois, fit dit-on, défricher ce terrain et y construisit un château, autour duquel se fixèrent quelques habitations qui ont donné naissance au village actuel.

Le village dépendait de la seigneurie des Rouvroy, érigée en duché-pairie en 1635 par Louis XIII, au profit de son favori, Claude de Rouvroy, père du célèbre mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon

Avant la Révolution française, la société locale est divisée entre gros fermiers, propriétaires de fermes dépassant la centaine d’hectares, et ouvriers agricoles très dépendants. Ces deux classes s’affrontent lors de la décennie révolutionnaire. Un des épisodes de cet affrontement est celui de la levée en masse décrétée par la loi du 24 février 1793. Le règlement de la levée prévoyait, en cas d’insuffisance des volontaires, le recours au tirage au sort ou à l’élection pour désigner les recrues manquantes. La municipalité, élue par les ouvriers agricoles, choisit l’élection, et l’élection désigna les fils des gros propriétaires pour partir à l’armée, sorte de revanche pour les petits ouvriers[8].

Le village fut détruit pendant la Première Guerre mondiale.

Circonscriptions d'ancien régimeModifier

Circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime
Circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime

Politique et administrationModifier

 
La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois dans le département de l'Aisne.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Saint-Simon[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle fait désormais partie du canton de Ribemont.

IntercommunalitéModifier

La commune faisait partie de la communauté de communes du canton de Saint-Simon (C32S), créée fin 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du 30 mars 2016[10] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[11].

Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[12].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1802 1808 Jean-Claude DUCLOS    
1808 1815 Guillaume DUCREUX    
1815 1839 Jean Charles François LEGRAND    
1839 1842 Médard BUTIN    
1842 1877 Charles François HUGUES    
1877 1878 Pierre Joseph Ferdinand MAGOIS   Adjoint au maire
1878 1896 Louis Joseph Stanislas MASCRET    
1896 1914 Édouard MAGNIER    
1914 1919 Henri MOUFLIER    
1919 1945 Léon MAGNIER    
1945 1947 Louis LEGRAND    
1947 1952 Edmond Gaétan GOBINEAUX    
1952 1971 Alfred GOUT    
1971 1989 Michel LEMOINE    
1989 mai 2020 Jean Lefèvre DVD Retraité de l'agriculture
Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14]
mai 2020[15] En cours
(au 28 mai 2020)
Agnès Mauger    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 639 habitants[Note 4], en augmentation de 7,04 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
262315321404540586597578619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
596600600654718695695615606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
556583572377438527512495559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
606564530600687651642615633
2018 - - - - - - - -
639--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason
De sable à la croix d’argent chargé de cinq coquilles de gueules[20].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
La commune de Montescourt-Lizerolles et des communes du département voisin de la Somme porte le même type d'armoiries[20]. Le statut officiel du blason reste à déterminer.

AnecdoteModifier

Un OVNI aurait été aperçu à Saint-Simon en 1955[21].

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Laurent Brassart, « "Plus de vingt paysanneries contrastées en révolution". De la pluralité des dynamiques sociales du politique en milieu rural pendant la révolution », Annales historiques de la Révolution française, 359 | janvier-mars 2010, mis en ligne le 01 janvier 2013, consulté le 08 avril 2014.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2016 portant Schéma départemental de coopération intercommunale de l'Aisne » [PDF], Approbation du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Aisne (consulté le ).
  11. « Schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Intercommunalité dans l'Aisne, Préfecture de l'Aisne, (consulté le ), p. 34 et 41-44.
  12. Préfecture de l'Aisne, « Arrêté n°2016-1077 en date du 15 décembre 2016 portant fusion de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin et de la communauté de communes du canton de Saint-Simon - Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne du mois de décembre 2016 - Partie 2 » [PDF], sur http://www.aisne.gouv.fr/, (consulté le ), p. 55-59.
  13. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  14. « Saint-Simon : Jean Lefèvre réélu avec huit nouveaux conseillers : L’élection du maire de Saint-Simon s’est déroulée en deux tours. Au premier tour, la liste du maire sortant, Jean Lefèvre, est arrivée en tête avec l’élection de quatorze conseillers sur quinze », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  15. « L'écharpe change de main à Saint-Simon, Jean Lefèvre quitte la vie politique locale après 49 ans d’actions », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ) « La liste d’Agnès Mauger est arrivée en tête au premier tour de scrutin municipale à Saint-Simon ».
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Guillaume Ducreux », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  20. a et b « 02694 Saint-Simon (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
  21. Source : http://ufologie.net/foiafr/g09f.htm