Saint-Philippe-du-Seignal

commune française du département de la Gironde

Saint-Philippe-du-Seignal est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, (région Nouvelle-Aquitaine).

Saint-Philippe-du-Seignal
Saint-Philippe-du-Seignal
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Foyen
Maire
Mandat
Jean-Claude Vacher
2020-2026
Code postal 33220
Code commune 33462
Démographie
Gentilé Philippiens
Population
municipale
493 hab. (2019 en augmentation de 2,92 % par rapport à 2013)
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 42″ nord, 0° 15′ 20″ est
Altitude Min. 20 m
Max. 113 m
Superficie 3,38 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Bergerac
(banlieue)
Aire d'attraction Pineuilh
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Réolais et des Bastides
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Saint-Philippe-du-Seignal

Ses habitants(es) sont appelés Philippiens(nes).

GéographieModifier

Saint-Philippe-du-Seignal est une commune intégrée à la communauté de communes du pays Foyen, située à l'extrême est de la Gironde et limitrophe du département de la Dordogne. Elle s'étend sur 338 hectares. Son altitude varie de 27 à 113 m au point le plus haut, au relais hertzien. À l'est et au nord, elle est délimitée par le ruisseau le Seignal[1].

Communes limitrophesModifier

Saint-Philippe-du-Seignal est limitrophe de quatre autres communes, dont une dans le département de la Dordogne.

Communes limitrophes de Saint-Philippe-du-Seignal[2]
Saint-Avit-Saint-Nazaire
Pineuilh  
Ligueux Razac-de-Saussignac
(Dordogne)

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 801 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Port Ste Foy », sur la commune de Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt, mise en service en 1956[9] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 802,2 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bergerac », sur la commune de Bergerac, dans le département de la Dordogne, mise en service en 1988 et à 18 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,1 °C pour 1981-2010[14], puis à 13,3 °C pour 1991-2020[15].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Philippe-du-Seignal est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bergerac, une agglomération inter-départementale regroupant 22 communes[19] et 64 183 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pineuilh, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (54,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,4 %), zones urbanisées (12,7 %), forêts (12,7 %), prairies (4,1 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux et lieux-ditsModifier

Outre le bourg de Saint-Philippe-du-Seignal, le territoire se compose des hameaux et lieux-dits suivants :

  • à Barathon
  • au Moulin
  • aux Lucquets
  • aux Moulins
  • Biset
  • Bourgognade
  • Fonsalade
  • Goubière
  • Guillaume Blanc
  • Jau-Fumat
  • la Bourguette
  • la Grande Métairie
  • les Bories
  • les Granges
  • Pas des Ouailles
  • Pièces du Pont
  • Plaine de Pineuilh
  • Près du Seignal
  • Rochers de Pineuilh
  • Sémelot

HistoireModifier

L'histoire de Saint-Philippe-du-Seignal se rattache à celle de Sainte-Foy-la-Grande. Jusqu'à la création des communes en 1790, la paroisse de Sainte-Foy faisait bourse commune avec les paroisses voisines dont Saint-Philippe. Toutes les paroisses avaient des recettes d'impôts communes et leurs dépenses d'investissement et de fonctionnement étaient aussi mises en commun.

Ce territoire renfermait de nombreuses métairies appartenant à des bourgeois foyens qui exerçaient, dans leur ville, des professions de marchands ou gens de robe (notaire, juge...).

La plupart des terres étant inondables, le chènevis était la seule plante qui pouvait y être cultivée. En broyant les tiges, on en extrayait le chanvre. Dans les années 1620, on dénombrait à Saint-Philippe-du-Seignal trois tisserands, deux filasseurs (fabricants de cordages) et deux tailleurs d'habits.

Les vestiges de plusieurs moulins, à eau et à vent, attestent du caractère rural de la commune. Aujourd'hui, malgré l'existence de quelques cultures céréalières et de prairies, la viticulture prédomine comme le montre la présence de plusieurs domaines viticoles : Château Guillaume Blanc, Château La Bourguette, Château Bourgognade, Terrier de Fonsalade, Barathon[25].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1937 1940 Léon Bazille    
1940 1944 Joseph Malgat   Président de la délégation spéciale à la suite de la dissolution du conseil municipal[26]
1945 1945 Charles Durand    
1945 1965 Henri Roucheyrolle   Retraité
1965 1989 Roger Durand SE Retraité
1989 mars 2014 André Favereau SE Retraité
mars 2014 mai 2020 Alain Bazus SE Retraité
mai 2020 En cours Jean-Claude Vacher   Retraité

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[28].

En 2019, la commune comptait 493 habitants[Note 7], en augmentation de 2,92 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
270273292282270257277254266
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
272270280262251246251248228
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
229234223226223269262249227
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
249289342389394446453461486
2019 - - - - - - - -
493--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Équipements, services et vie localeModifier

 
La salle des fêtes

Lieux et monumentsModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Bulletin municipal de Saint-Philippe-du-Seignal décembre 2012.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Port Ste Foy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Philippe-du-Seignal et Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Port Ste Foy - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Philippe-du-Seignal et Bergerac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Bergerac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Unité urbaine 2020 de Bergerac », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  20. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  21. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  24. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  25. Bulletin municipal de décembre 2012.
  26. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur BnF, (consulté le ).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.