Ouvrir le menu principal

Saint-Pabu

commune française du département du Finistère
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint Pabu.

Saint-Pabu
Saint-Pabu
La rive gauche de l'aber Benoît.
Blason de Saint-Pabu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Plabennec
Intercommunalité Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Loïc Guéganton
2014-2020
Code postal 29830
Code commune 29257
Démographie
Gentilé Saint-Pabusiens
Population
municipale
2 083 hab. (2016 en augmentation de 2,71 % par rapport à 2011)
Densité 210 hab./km2
Population
aire urbaine
37 226 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 52″ nord, 4° 35′ 47″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 56 m
Superficie 9,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Saint-Pabu

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Saint-Pabu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Pabu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Pabu
Liens
Site web saint-pabu.bzh

Saint-Pabu [sɛ̃paby] est une commune du nord du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Ses habitants sont appelés les Saint-Pabusiens.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Saint-Pabu est située à 27 km au nord-ouest de Brest et à 6 km au nord-est de Ploudalmézeau.

Communes limitrophes de Saint-Pabu
Landéda
Lampaul-Ploudalmézeau  
Plouguin Tréglonou

Géologie, relief et hydrographieModifier

 
Relief de Saint-Pabu

La commune, en bordure de la mer Celtique est située sur la rive gauche de l'aber dénommé Aber-Benoît.

UrbanismeModifier

Le territoire de la commune se répartit sur trois zones :

  • un espace dunaire en bordure de la côte de la Manche. Cet espace se poursuit sur les communes voisines de Lampaul-Ploudalmezeau et Ploudalmezeau (massif dunaire de Tréompan) et constitue l'un des plus importants massifs dunaires du Léon ;
  • une zone agricole sur la bordure nord du plateau du Léon ;
  • une frange côtière étroite le long de l'aber Benoît où se succèdent prairies et versants boisés.

L'urbanisation s'est développée en rive gauche de l'aber Benoît, du Porz ar Vilin à l'embouchure, et s'est étendue sur une partie du plateau.

Les îlots de Trévors (ou Trevorc'h), au nord de la commune, furent habités jusqu'au XIXe siècle et restent accessibles à basse mer par très grandes marées.

ToponymieModifier

Attesté sous la forme Sainct Pabu en 1544[1]. De saint Tugdual, Papu Tutwal en ancien breton, papu signifiant « père » ou « évêque »[2]. Pabu, venant de papu variante du vieux breton papa ou « père », est le titre ancien de supérieur monastique. Pabu est le génitif de Papa, d'où vient la confusion avec le mot « pape » que la légende attribua faussement à Tugdual de Treguier.

Saint-Pabu a été aussi le nom de Tréguier du XIe siècle au XIIIe siècle.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Saint Pabu (ou Tugdual, ou Tuwal, ou Tual) est un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Il aurait fondé un ermitage à Saint-Pabu.

Article détaillé : Tugdual de Tréguier.

Époque moderneModifier

Au XVIe siècle, Saint-Pabu faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan[3].

L'évêque du Léon l'édifie en trève de Ploudalmézeau par ordonnance le 29 juillet 1624[4].

Révolution françaiseModifier

Saint-Pabu devient commune et paroisse en 1790[4].

Tanguy Jacob, né le à Plouguin, fut le dernier prêtre guillotiné dans le Finistère (le 24 Vendémiaire an III, à Brest) pendant la Révolution française[5]. Nommé en 1785 recteur de Saint-Pabu, il refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire et continua à célébrer des messes, baptêmes, etc. dans la clandestinité. Il fut arrêté sur dénonciation, en même temps que Claude Chapalain[6], vicaire à Sizun, et la sœur de ce dernier, Marie Chapalain[7], qui les hébergeait[8] ; tous les trois furent guillotinés à Brest le 24 vendémiaire an III ()[9]. Le , l'évêque de Quimper et de Léon célébra une messe en leur mémoire en présence d'une foule immense où figuraient 2 500 descendants de Marie Chapalain[10].

Le XIXe siècleModifier

Article détaillé : Goémonier.

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

 
Pilleurs d'épaves condamnés en 1910 (journal L'Univers).

La Deuxième Guerre mondialeModifier

Article détaillé : Bataillon de Ploudalmézeau.

L'après Deuxième Guerre mondialeModifier

Les années 80 sont marquées par le passage du Festival Elixir à Saint-Pabu en 1982 et 1984[11].

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1803 1815 François Jean Mazé    
1815 1833 Julien François Moyot    
1833 1834 Julien François Moyot    
1834 1836 René Calvarin    
1844 1851 Gourvennec    
1853 1857 Demenitroux    
1859 1863 Jaouen    
1864 1904 Gabriel Gourvénec    
1904 1909 Sylvère Le Roux    
1909 1912 Guillaume Jaouen    
1912 1935 Jean François Pellen    
1935 1944 Joseph Bégoc    
1945 1945 François Jaouen    
1945 1945 J. L'Hostis    
1947 1959 Jean-Marie Bégoc    
1959 1969 Etienne Riou    
1969 1969 Albert Croguennec    
1969 1983 Joseph Pallier    
1983 1995 Georges Morvan    
1995 2001 Joseph Le Gléau    
2001 2008 Anne-Marie Laot PS  
2008 En cours Loïc Guéganton DVG Professeur

Tendances politiquesModifier

En 2002, Saint-Pabu place Jacques Chirac en tête au premier tour avec 28,9 % des voix exprimées, soit près de 14 points d'écart avec le deuxième, Lionel Jospin. Le second voyant s'affronter Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen, y montre un très fort rejet du Front national. Le score du candidat du RPR est de 90,2 %, huit points de plus qu'au niveau national.

En 2007, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 31,8 % des voix exprimées, Ségolène Royal est deuxième. Cela se confirme au second tour où le candidat UMP fait 51,4 %.

En 2012, François Hollande devance Nicolas Sarkozy au premier tour avec 31,6 % des voix exprimées ainsi qu'au second tour avec 51,3 %.

En 2017, Emmanuel Macron arrive premier avec 28,4 % des voix exprimées devant François Fillon. Au second tour, le candidat En Marche ! y bat largement Marine Le Pen par 75,9 % - dix points de plus qu'au niveau national - malgré une forte abstention (17,8 %) et un fort taux de votes blancs ou nuls (11,8 % des voix). Au premier tour, la candidate du Front national avait fini quatrième, derrière Jean-Luc Mélenchon.

AbstentionModifier

L'abstention au premier tour de l'élection présidentielle est particulièrement marquée en 2002, tout comme dans le reste de la France, avec un taux de 23,5 % (France : 28,4 %). Au second tour de 2017, elle est de 17,8 % des inscrits contre 25,44 % dans toute la France.

Vote blanc ou nulModifier

L'élection présidentielle de 2017, voit un record de votes blancs (9,0 %) et nuls (2,8 %) proche de la moyenne nationale (8,5 % et 3,0 %).

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2016, la commune comptait 2 083 habitants[Note 1], en augmentation de 2,71 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1401 0641 4211 1851 2381 2961 2841 2901 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2531 2191 2561 2041 2651 1981 2091 2041 226
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2701 3621 3751 3161 3091 3771 1651 2591 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 3411 2831 2781 3801 3921 4791 6861 9992 077
2016 - - - - - - - -
2 083--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Langue bretonneModifier

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 14 janvier 2006.

ÉvénementsModifier

ÉconomieModifier

La récolte du goémonModifier

Article détaillé : Goémonier.

Dans leur cahier de doléances du , les Saint-Pabusiens cherchent à protéger leurs récoltes de goémon :

« Supplions aussi Sa Majesté […] de continuer d’accorder à chaque trêve et paroisse en particulier l’herbe appelée varech, ou vraicq ; sart ou gouemon, croissant en mer à l’endroit de leur territoire, conformément au titre dixième et articles premier, deux, trois et quatre de l’ordonnance de la Marine du mois d’août mille cent quatre vingt une, de fixer une amende de cent livres contre chaque personne qui sera trouvée en contravention à ladite ordonnance, qui seront surpris à faire des pillages, rapines et voleries de ladite herbe hors l’étendue de leur paroisse comme concussionnaires, et ce au profit des habitants de la paroisse qu’ils auront pillée et en l’amende ordinaire envers vous ou l’amiral de France[17]. »

Le , l’Yvonne, un bateau goémonier parti de Porz ar Vilin en Saint-Pabu, chavira en chargeant du goémon d’épave dans une crique près de Trémazan, ce qui provoqua la noyade du patron du bateau, Yves Pailler. Le , le caseyeur Marie-Yvonne, de Saint-Pabu, fit naufrage dans les parages de l’île Guenioc (3 noyés)[18].

Culture locale et patrimoineModifier

 
Maison ancienne à Porz ar Vilin.

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Tugdual.
  • Plages, dunes et bord de mer.
  • Maison des abers[19].

Patrimoine naturelModifier

  • Dunes de Corn-Ar-Gazel. Ce massif sauvage a été rudement frappé par la tempête de mars 2008. Le paysage est estampillé Natura 2000, une disposition européenne qui vise à préserver les sites naturels.
  • Les îlots de Trévors sont classés en ZPS (Zone de Protection Spéciale) « îlot du Trévors »[20].
  • L'essentiel des zones naturelles dunaires et riveraines de l'aber sont classées en site Natura 2000 « abers - côtes des légendes »[21].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Yohann Sparfel et Yvan Pailler, Les mégalithes de l'arrondissement de Brest, coll. « Patrimoine archéologique de Bretagne », , 290 p. (ISBN 978-2-86822-111-7, notice BnF no FRBNF42125551), p. 274-276

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. infobretagne.com, « Saint Pabu », sur Infobretagne.com (consulté le 1er février 2017)
  2. « Histoire de la commune de Saint-Pabu », sur http://fr.topic-topos.com (consulté en juillet 2016)
  3. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  4. a et b « L'église | Saint-Pabu (29 finistère) - Site officiel de la commune », sur www.saint-pabu.bzh (consulté le 19 mai 2017)
  5. Louis Ségalen. Tanguy Jacob curé de Saint Pabu, Claude Chapalain, Marie Chapalain "Martyrs de la Révolution" 1994
  6. Claude Chapalain, né le à Bourg-Blanc
  7. Marie Chapalain, née le à Bourg-Blanc
  8. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19960625&article=863235&type=ar
  9. https://diocese-quimper.fr/br/se-ressourcer/temoins-de-la-foi/story/689/pretres-et-laics-victimes-de-la-revolution-francaise
  10. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1)
  11. « Festival Elixir en 1982 et 1984 », sur www.saint-pabu.bzh
  12. « Liste des maires de Saint-Pabu », sur Archives du Finistère,
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Cahier de doléances de Saint-Pabu : http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fcollections%2Fcahiersdedoleances%2FFRAD029_cahiersdedoleances%2Exml&page_ref=17180&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=
  18. Yves Bramoullé, Goémoniers des îles. Histoires et naufrages, éditions Le Télégramme, 2000, [ (ISBN 2-909292-68-1)]
  19. « Maison des abers »
  20. Site Natura 2000 : Îlot du Trévors
  21. Site Natura 2000 : Côte des Légendes
  22. http://www.geneanet.org/archives/ouvrages/index.php?action=detail&livre_id=18986&page=318&book_type=livre&search_type=livre&name=elies&country=FRA&region=BRE&subregion=F29&tk=938206d160baac3e
  23. Il a aussi écrit en français, par exemple, le recueil de poésie, Ma Bretagne (1954)