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Saint-Mathieu (Haute-Vienne)

commune française du département de la Haute-Vienne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Mathieu.

Saint-Mathieu
Saint-Mathieu (Haute-Vienne)
La mairie et l'église.
Blason de Saint-Mathieu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Rochechouart
Canton Rochechouart
Intercommunalité Communauté de communes Ouest Limousin
Maire
Mandat
Agnès Varachaud
2014-2020
Code postal 87440
Code commune 87168
Démographie
Population
municipale
1 081 hab. (2016 en diminution de 6,89 % par rapport à 2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 24″ nord, 0° 45′ 32″ est
Altitude Min. 225 m
Max. 435 m
Superficie 40,39 km2
Localisation

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Saint-Mathieu

Saint-Mathieu, Sant Matiá en occitan, est une commune du département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord Limousin.

GéographieModifier

GénéralitésModifier

 
Situation de la commune de Saint-Mathieu en Haute-Vienne.

Saint-Mathieu se situe dans les Monts de Châlus, dans la pointe Sud-Ouest de la Haute-Vienne. La commune est frontalière du département de la Dordogne.

Si la commune est posée en limite de l'ancienne région administrative Limousin, la limite occidentale du Limousin, entité géologique, historique et linguistique qui ne se confond pas avec la région administrative Limousin, se trouve à une vingtaine de kilomètres plus loin à l'ouest.

La commune est arrosée par la Tardoire et son affluent le ruisseau de la Colle, ainsi que par le Nauzon, affluent du Trieux.

L'activité agricole qui a façonné les paysages de Saint-Mathieu est toujours prédominante[réf. nécessaire].

Communes limitrophesModifier

Saint-Mathieu est limitrophe de sept autres communes, dont deux dans le département de la Dordogne. Au sud, la commune de Saint-Barthélemy-de-Bussière n'est limitrophe que sur 200 mètres.

 
Carte de Saint-Mathieu et des communes avoisinantes.

ToponymieModifier

Comme l'atteste la dénomination occitane « Samatia », le nom de la commune n'a pas pour origine saint Mathieu mais plus vraisemblablement Mathias[réf. nécessaire].

HistoireModifier

Les plus anciennes traces de présence relevées sur le territoire de la commune datent de l'âge du fer. Ils sont constituées de tumili, monticules de terre recouvrant une sépulture et dont les fouilles ont mis au jour haches en pierre et urnes funéraires[réf. nécessaire].

À Saint-Mathieu, comme ailleurs, ces tumuli jalonnent les routes de crêtes situées sur les interfluves, telles la route de Saint-Mathieu à la Chapelle-Montbrandeix[réf. nécessaire]. Ces itinéraires celtiques, que l'on appelle localement des routes de « pouge », évitent consciencieusement les vallées pour des raisons évidentes de sécurité. Ils sont restés des lieux de passage fréquentés plusieurs millénaires après leur tracé puisque plusieurs départementales et voies communales suivent toujours leur parcours[réf. nécessaire].

De la période gallo-romaine, restent des éléments de construction de villa (exploitations rurales) tels que tuiles à rebord[réf. nécessaire] ou vestiges de murailles, notamment au village des Bussières[réf. nécessaire]. Pour l'anecdote, le nom de ce village apporte en lui-même des indices intéressants : Bussière, toponyme fréquent en Limousin vient de buscus, le buis. Or cet arbuste apprécie les terrains calcaires, et ne peut pousser spontanément sur la commune que s'il y a une forte présence de chaux dans la terre, comme sur les ruines des anciennes villa gallo-romaine aux murs maçonnés de chaux[réf. nécessaire].

Au Moyen Âge, le bourg de Saint-Mathieu connaît un développement important[réf. nécessaire]. L'édification du château-fort, situé derrière l'actuelle église, s'inscrit alors, comme les forteresses de Cromières, Vieux Château, la Besse, dans une zone de défense à la limite du Limousin, des Charentes et du Périgord. Du château fort, aujourd'hui, il ne reste que les corps de bâtiments et des vestiges de douves[réf. nécessaire]. La dernière tour existante est démolie en 1927[réf. nécessaire]. De sa construction en 1373 à sa vente comme bien national en 1799, ce château appartient à la même famille (ou à ses alliés) : les Vigier[2],[3],[4],[5],[6] (cf. aussi l'article Brie), dont les armes ornent le portail gothique flamboyant de l'église[réf. nécessaire]. C'est à cette famille que l'on doit, vers 1486, l'agrandissement de l'église primitive du XIIe siècle et de la nef romane. Tirant profit de la présence de ressources naturelles variées (eau, bois, minerai de fer), l'activité humaine s'est très rapidement consacrée à des productions pré-industrielles le long de la vallée de la Tardoire[réf. nécessaire]. La plus originale de ses activités est la confection de cottes de mailles. Cet équipement est en effet adopté au XIIe siècle par toutes les armées, sa production connaît une expansion considérable notamment dans les ateliers de Saint-Mathieu[réf. nécessaire]. Les hauts-fourneaux sont alimentés par le charbon des taillis de châtaigniers et le minerai est pris sur place. La force hydraulique fournie par les rivières ou les étangs assure le fonctionnement des marteaux pilons et des soufflets. Il existe encore à la fin du XVIIe siècle trois mailleries et Saint-Mathieu, comme toute la zone limousine de contact avec le Périgord, a longtemps fait de la forge sa spécialité (Séchères, le Buisson, la Couade qui produit des pointes jusqu'en 1938...). Après 1860, l'arrivée du fer lorrain et la substitution de la houille au charbon de bois mettent peu à peu un terme à cette industrie[réf. nécessaire].

Le 23 janvier 1791, à l'issue de la messe, Martial Crouchaud, curé de Saint-Mathieu et Pierre Damet son vicaire prêtent serment et jurent d'être « fideles a la nation, à la loi et au Roy »[7].

Les foires qui se tenaient le 13 de chaque mois drainaient des centaines d'animaux bovins ou porcins. Avant la Seconde Guerre mondiale, le 13 septembre voyait se dérouler la foire aux haricots. Ce jour-là, sous la halle, c'est par tonnes que « les mongetas » étaient achetées par des commerçants venus de Charente et de Dordogne. Notre terroir donne paraît-il à cette légumineuse une cuisson et un goût remarquable[réf. nécessaire].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 Claude Thuiller UDF  
mars 1983 juin 1995 Claude Pauliat ADS Conseiller général (2001-2015)
juin 1995 mars 2001 Jean-Marie Demaison    
mars 2001 mars 2014 Bertrand Grébaux[8] PS  
mars 2014 En cours Agnès Varachaud DVG Infirmière à Saint-Junien
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2016, la commune comptait 1 081 habitants[Note 1], en diminution de 6,89 % par rapport à 2011 (Haute-Vienne : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7031 7721 6682 1172 1932 1342 0572 3502 448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3512 2802 3712 3462 3602 5012 5092 5812 526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5042 5202 5382 3392 2232 0482 0361 9451 751
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 7111 6131 4831 3641 2711 2331 1881 1641 099
2016 - - - - - - - -
1 081--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Mathieu.
  • Le château Rocher.
  • Le lac de Saint-Mathieu.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Michel Tixier (1796-1864), homme politique, est décédé à Saint-Mathieu.
  • Joseph Basset (1889-1959), homme politique, a été médecin à Saint-Mathieu.

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Deux blasons accolés:
1) D'azur à trois fasces d'argent.
2) Parti: au 1er d'azur à trois fasces d'argent au 2e coupé au I cinq points d'azur équipollés à quatre points d'argent au II d'azur à la croix d'argent.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sur Géoportail
  2. « Monographie du canton de St-Mathieu, p. 62 », sur Gallica, Bibliothèque nationale de France ; Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, 1883
  3. 1) Saint-Mathieu : dans la deuxième moitié du XVIe siècle, Antoine de Vigier seigneur de Saint-Mathieu, chevalier des ordres du roi, épousa Jeanne de Pierre-Buffière mais mourut sans enfant ; sa veuve se remaria en 1595 avec Paul de Tournemine/de Tournemire, qui devint par là seigneur en partie de Saint-Mathieu. Au XVIIe siècle, Anne de Vigier dame de Saint-Mathieu, dernière de sa lignée, épouse en 1639, sans postérité, Yrieix de Chouly de Permangle († 1679 ; fils de Paul de Chouly, † 1623 ; fils lui-même d'Yrieix, † 1599). Si ce mariage resta lui aussi sans postérité, les descendants des Chouly de Permangle étaient nombreux par les frères et sœurs cadets (Jean, Jacques, Françoise, Anne, Hélène), ou les cousin(e)s d'Yrieix. Une nièce hérite, Anne-Thérèse de Chouly-Permangle de Brie, fille de Jacques — fils cadet de Paul et frère cadet d'Yrieix ; elle épouse en 1673/1678 Charles-Joseph de Ferrières de Sauvebœuf ci-dessous. 2) Pierre-Buffière : au XVIe siècle, François, baron de Pierre-Buffière, a pour fils Jean-Geoffroy, et pour petit-fils Philippe, † 1582. La fille de Philippe, Marguerite de Pierre-Buffière, épouse 2° Antoine-Charles de Ferrières de Sauvebœuf, † 1663, d'où trois enfants sans postérité. La succession passe alors à un demi-frère de ces enfants, un fils du second lit d'Antoine-Charles : Charles-Joseph de Ferrières de Sauvebœuf ci-dessus, chevalier, désormais baron de Pierre-Buffière, † 1695, qui devint donc aussi seigneur de Saint-Mathieu et de Brie par son mariage avec Anne-Thérèse de Chouly-Permangle. La fille de ces derniers, Marie-Anne-Thérèse de Ferrières de Sauvebœuf baronne de Pierre-Buffière (1re baronnie du Limousin), vicomtesse de St-Mathieu et dame de Brie, † 1770, épouse en 1696 ou 1719 (?) Charles, marquis de Vassan : d'où Marie-Geneviève de Vassan, vicomtesse de St-Mathieu et baronne de Pierre-Buffière, † 1794, qui, veuve héritière de son cousin Jean-François de Ferrières, chevalier, marquis de Sauvebœuf, épouse en 1743 Victor de Riquetti et donne naissance au fameux Mirabeau en 1749. Les Riquetti de Mirabeau furent donc les héritiers de Saint-Mathieu, Brie, Pierre-Buffière, Sauvebœuf...
  4. « La baronnie de Brie (à Champagnac-la-Rivière, Haute-Vienne), p. 119-120 », sur Cussac et sa région (Haute-Vienne), par Pierre Macaire
  5. « Jacques et Anne-Thérèse de Chouly de Permangle », sur Geneanet Pierfit
  6. « Antoine et Charles-Joseph de Ferrières de Sauveboeuf », sur Geneanet Pierfit
  7. Archives départementales de la Haute-Vienne - 3 E 168 / 2 - pp. 138-139.
  8. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires [PDF]
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.