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Saint-Martin-Château

commune française du département de la Creuse
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Martin.

Saint-Martin-Château
Saint-Martin-Château
La Maulde.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Felletin
Intercommunalité CC Creuse Sud-Ouest
Maire
Mandat
Nicolas Derieux
2014-2020
Code postal 23460
Code commune 23216
Démographie
Population
municipale
145 hab. (2016 en diminution de 7,64 % par rapport à 2011)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 29″ nord, 1° 47′ 59″ est
Altitude Min. 410 m
Max. 741 m
Superficie 31,25 km2
Localisation

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Saint-Martin-Château

Saint-Martin-Château est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est limitrophe du département de la Haute-Vienne.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La Maulde, vient du plateau de Millevaches où, barrée, elle forme le vaste lac de Vassivière. Elle va à Peyrat-le-Château et vers les autres lacs de barrages hydroélectriques en aval. Elle finit dans la Vienne un peu avant Saint-Léonard-de-Noblat. Près de Saint-Martin-Château elle descend la Cascade des Jarrauds qui permit en 1889 l'électrification de Bourganeuf avec une des premières centrale hydro électrique de France. Sur la commune ses principaux affluents sont le ruisseau de Tourtoulloux (aussi dit ruisseau de la Buse) et le ruisseau de Langladure (aussi dit ruisseau de Masgrangeas).

Les "planches" sont une particularité du plateau de Millevaches. Ce sont des ponts dont le tablier entre deux piles est fait d'une grande "planche" de pierre taillée. Parfois il y a deux "planches" côte à côte. Il fallait de la pierre qui s'y prêtait. C'est le granite à deux micas du Millevaches celui que l'on appelle dans la commune « pierre du Compeix ».

Elles ont été posées pour les piétons, car elles sont en général trop étroites pour une charrette. Pour celles-ci il y avait toujours un gué proche. Ces "planches" de pierre pèsent de l'ordre de 2 tonnes et parfois plus. Elles sont toutes accessibles par des chemins à faible distance des routes et la plupart ont été flêchées par l'association "Éclats de rives".

Les "planches" sont au nombre de sept. Il y a également deux vieux ponts à Palin et à Villegouleix.

Ce sont : dans le nord de la commune : les trois planches de La Clavelle (détruite), de Pont et de Verrière. Dans la partie centrale : la planche Périne située sur le Langladure, les deux planches de La Cour, les ruines du pont Palin. Au sud : la planche La Pierre et le pont de Villegouleix.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Avant la création du département de la Creuse à la Révolution française, le , la paroisse de Saint-Martin-Château faisait partie du Poitou, de la généralité de Limoges, de la sénéchaussée de Montmorillon et de l’archiprêtré d’Aubusson. C’était une cure séculière placée sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours. La nomination des titulaires appartenait au prieur de Peyrat-le-Château.

Entre 1143 et 1156, l'évêque de Limoges, Gérald II, donna l’église de Saint-Martin-Château à l'Abbaye Saint-Martial de Limoges et de Saint Denis de Peyrat. L’église date du XIIe siècle, elle abrite un tombeau sculpté du XVe siècle.

Guillaume de Lomènie, seigneur de Saint Martin-Château et de Saint-Pardoux-Lavaud, demeurant au château de Monteil vendit en 1776, la seigneurie de Saint-Pardoux-Lavaud avec les droits de justice, qu’il avait sur ce lieu, a Pierre Esmoing chevalier, et à François Esmoing, prieur de Sainte-Croix-de-Josselin, demeurant au château de la Grillére. Le revenu de la cure était de 2 280 livres en 1780.

XIXe siècle

La cascade des Jarrauds rentre dans l'histoire au XIXe siècle alimentant une dynamo permettant à la ville de Bourganeuf d'être la troisième ville française à recevoir l'électricité en 1886.

La Maulde ou Maude au XIXe siècle permettait d'acheminer du bois à partir de Saint-Martin-Château vers Limoges[2].

En 1846, la commune comptait 1 294 habitants et 160 migrants soit 12,4 % de la population. Parmi ces 160 migrants, 100 étaient maçons et 20 tailleurs de pierre[3].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Georges Barlet    
mars 2008 mars 2014 Jean-Paul Monnier    
mars 2014 En cours Nicolas Derieux SE  

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 145 habitants[Note 1], en diminution de 7,64 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1341 2291 1101 1001 1961 2301 2101 2941 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2731 1761 3221 3001 2351 2791 2501 2891 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2281 1581 118930812695667572485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
373323259219152135134159147
2016 - - - - - - - -
145--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
La cascade des Jarrauds

Personnalités liées à la communeModifier

  • Marcel Deprez né à Aillant-sur-Milleron en 1843 et mort à Vincennes en 1918, est un ingénieur français ayant essentiellement travaillé sur l'électricité. De 1876 à 1886, Deprez mène les premiers essais de transport d'électricité sur de longues distances à Creil. À l'Exposition internationale d'électricité de Paris en 1881, il présente pour la première fois une installation de distribution d'énergie électrique alimentée par deux dynamos. Marcel Deprez permit de réaliser le transport de l'électricité entre les installations des usines de la Cascade des Jarrauds et Bourganeuf.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Source : Dictionnaire Hydrologique de 1823
  3. Source :Quand Martin Nadaud maniait la truelle… La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 p., préface de Pierre Riboulet p. 137.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. http://www.tourmagazine.fr/Creuse-le-1er-sentier-de-randonnee-labellise-GR-de-Pays-_a5778.html Le premier GR de pays en Creuse