Ouvrir le menu principal

Saint-Lambert-la-Potherie

commune française du département de Maine-et-Loire

Saint-Lambert-la-Potherie
Saint-Lambert-la-Potherie
Église Saint-Lambert.
Image illustrative de l’article Saint-Lambert-la-Potherie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Angers
Canton Angers-3
Intercommunalité Angers Loire Métropole
Maire
Mandat
Pierre Vernot
2014-2020
Code postal 49070
Code commune 49294
Démographie
Gentilé Lambertois, Lambertoise
Population
municipale
2 731 hab. (2016 en augmentation de 8,98 % par rapport à 2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 04″ nord, 0° 40′ 34″ ouest
Altitude 40 m
Min. 39 m
Max. 76 m
Superficie 13,81 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte administrative de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Saint-Lambert-la-Potherie

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

Voir sur la carte topographique de Maine-et-Loire
City locator 14.svg
Saint-Lambert-la-Potherie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Lambert-la-Potherie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Lambert-la-Potherie
Liens
Site web Site de Saint-Lambert-La-Potherie

Saint-Lambert-la-Potherie est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Commune angevine, Saint-Lambert-la-Potherie se situe à 9 km à l'ouest d'Angers[1], aux abords de la route D 105, La Meignanne - Saint-Léger-des-Bois[2].

Communes limitrophes

Topographie, géologie et reliefModifier

Son territoire se situe sur les unités paysagères des marches du Segréen et du plateau du Segréen[3].

Le terrain silurien inférieur occupe toute l'étendue de la Commune.

La commune reste abondamment boisée : bois et étang occupent encore 200ha, 714ha sont encore exploité par l’agriculture en 2000. Une grande partie, classée en ZNIEF de catégorie 2, se situe dans la zone des affleurements granitiques, avec un maillage bocager important.

Hameaux et quartiersModifier

En dépendent, les hameaux et les lieux-dits dont les noms suivent : l'Angevine, l'Archerie, la Bazinnière, le Beaumortier, la Bellangerie, Bois-des-Chatteries, le Bois-du-Vieux, les Bouillons, les Buissons, la Buronnière, la Chaussée, le Chêne-Vert, la Clairière, la Cotinière, le Défait, le Defay, les Ecots, les Eglantiers, la Farauderie, les Faux, la Fessardière, Flutourne, la Gilietterie, le Grand-Mainguet, la Grande-Pièce, la Grande-Rangée, les Landes, la Landière, le Landreau, les Lilas, Luigné, la Mainguettière, la Marionnière, le Morisson, la Morozière, les Noisetiers, l'Orangerie, la Pâquerette, la Perrière, le Pertuis, le Petit-Mainguet, la Petite-Rocée, Pont-Perrin, le Pré-de-la-Chaussée, la Renardière, Rocbrune, la Thuaudière, les Trois-Chênes, le Vallon, etc.

ToponymieModifier

Formes anciennes des nomsModifier

  • Ecclesia de nomine Sancti Lamberti, quae canonicorm Sancti Maurilli videtur esse 1050-1075
  • Presbyter Sancti Lamberti 1093
  • Persona Sancti Lamberti 1211
  • Ecclesia beati Lamberti de Poteria 1212
  • Dominus Sancti Lamberti de la Potherie 1230
  • Sanctus Lambertus de Poteriis 1576
  • St-Lambert-de-la-Potherie 1419, aux XVIe-XVIIIe siècles et jusqu'en 1830
  • La Potherie 1793
  • Saint-Lambert-la-Potherie XIXe siècle

Origine du nomModifier

Elle pourrait venir du latin poterhia qui signifie : là où il y a de l’eau.

L'antique forêt des Echats, aujourd'hui presque disparue, couvrait toute la contrée, mais parait avoir été de bonne heure défrichée de ce côté. L'église de Saint-Lambert est une des premières qu'on y trouve constituées, sur le bord mêmes des cultures nouvelles, dès le milieu du XIe siècle. Elle appartenait au chapitre de Saint-Maimbeuf par le don des comtes et des rois, et lui fut confirmée vers 1154 par le pape Adrien IV. L'évêque Jean Guillaume de Beaumont reconnut les droits des chanoines en 1212, à charge par eux de réserver sur les revenus 100 sols de rente pour la fabrique et autant pour le fêtage des chanoines qui venaient célébrer le service aux grandes fêtes. Les deux tiers des dîmes appartenaient d'ailleurs aux chanoines qui abandonnaient à leur vicaire perpétuel ou curé l'autre tiers et le revenu des novales.

GentilléModifier

Nom des habitants, les Lambertois.

HistoireModifier

Au Moyen Âge, le bourg dépendait de la sénéchaussée d'Angers.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de l'archidiaconé d'outre-Maine et du doyenné de Candé, de l’élection et des aides d'Angers, du district en 1788 de Saint-Georges-sur-Loire, puis en 1790 d'Angers.

Électrification du bourg en 1925.

Eau potable : adduction d'eau potable en 1965.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

 
La mairie
de 1881 à 1883 c'est le père d'André Tessié de la Motte qui était le maire|- style="vertical-align: top"
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1790 1791 Nicolas Tassin    
1791 1793 Louis Grandin    
1796 1808 Toussaint Jouanneau    
1808 1810 Marin de Boylesve père    
1810 1811 Marin de Boylesve fils    
1812 1821 Toussaint Jouanneau    
1821 1827 François Rivron    
1827 1851 René Saulnier    
1851 1881 François Rivron    
1881 1883 Gonzalve Anatole Tessié de la Motte    
1884 1908 Eugène Chevalier    
1908 1922 André Tessié de la Motte    
1922 1943 Vîctor Giron    
1943 1947 Pierre Houdebine    
1947 1957 Alfred Rétif    
1957 mars 1983 Raymond Grasset    
mars 1983 juin 1995 Lucette Couette    
juin 1995 mars 2001 Gérard Heurtel    
mars 2001 En cours Pierre Vernot[4] DVG Ingénieur
Vice-Président du SIÉML[5]
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune est intégrée à la communauté d'agglomération d'Angers Loire Métropole[6], elle-même membre du syndicat mixte Pays Loire-Angers[7].

La commune adhère également au syndicat intercommunal d'assainissement agricole du Brionneau et de la Mayenne (syndicat Brionneau-Mayenne).

Population et sociétéModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 2 731 habitants[Note 1], en augmentation de 8,98 % par rapport à 2011 (Maine-et-Loire : +2,61 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406237427442414433429489484
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475505500493495464471469475
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415428424376374383366420428
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3854217441 6882 0792 2092 3562 3782 541
2016 - - - - - - - -
2 731--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est sensiblement égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,3 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 24 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 23,4 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 13,7 %).
Pyramide des âges à Saint-Lambert-la-Potherie en 2008 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90  ans ou +
0,1 
2,7 
75 à 89 ans
2,6 
11,3 
60 à 74 ans
11,0 
24,0 
45 à 59 ans
23,2 
22,9 
30 à 44 ans
24,2 
14,7 
15 à 29 ans
15,5 
24,3 
0 à 14 ans
23,4 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[13].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie localeModifier

ÉconomieModifier

Sur 111 établissements présents sur la commune à fin 2010, 9 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 13 % du secteur de la construction, 53 % de celui du commerce et des services et 18 % du secteur de l'administration et de la santé[14].

Lieux et monumentsModifier

Saint-Lambert-la-Potherie possède plusieurs monuments :

  • Les châteaux de la Chaussée et de la Coltrie (XIXe siècle). Ce dernier a été détruit en 1978.
  • La chapelle de l'ancien château de la Coltrie, style XVe siècle, conserve d'anciens vitraux provenant de l'église de Saint-Mathurin.
  • Le '''Dolmen de la Coltrie''', beau monument à deux compartiments et portique écroulé. Deux haches en pierre polie ont été trouvées à la Coltrie, une à la Chaussée et cinq en divers points de la commune. Près du château de la Chaussée a été en outre mis au jour un polissoir.
  • La Mairie : C'est l'œuvre de l'architecte Dellêtre. Elle se dresse au centre du bourg et comprenait à l'origine : une classe au rez-de-chaussée et une salle de mairie au 1er étage avec logement de fonction pour l'instituteur (adjudication des travaux le 9 août 1844). En 1987, cette vieille bâtisse centenaire, imposante mais inadaptée et partiellement occupée, a fait l'objet d'un réaménagement et d'une restauration complète pour répondre aux besoins d'une commune dont la population a presque quintuplé en vingt ans (coût de l'opération un million de francs).
  • Le Monument aux Morts - Il a été érigé dans le cimetière communal (délibération du C.M. en date du 6 juillet 1919). Une pyramide en pierre de Lavoux avec un piédestal sur lequel on peut lire les noms de 17 morts de la guerre 1914-1918 et des 6 morts de la guerre 1939-1945. Ce monument a été fourni par la maison Veuve Rouillard d'Angers.
  • L'église - dédiée à saint Lambert, évêque de Maastricht. Quoique modernisée au XIXe siècle, elle présente encore d'anciennes ouvertures romanes visibles dans son mur nord, vers le jardin du presbytère. Intérieurement se remarquent deux statues de saint Maurice et de saint Maurille et deux autels latéraux construits en 1717 par l'architecte Poisson et le sculpteur Dubois. Le chœur, voûté en croisée d'ogives meneaux saillants, sans clé, est éclairé par un médiocre vitrail moderne. Une travée, en avant de la nef, porte, accolé de quatre énormes contreforts, le clocher reconstruit en 1828 par l'architecte François. Une cloche, prénommée Antoine, a été baptisée le 4 mai 1986 par Mgr Orchampt. Elle pèse 465 kg.
  • Le Presbytère - en 1745, une expertise de la cure énumère cuisine, vestibule et salon, degré tournant à marches ardoisines, deux chambres hautes. Au haut du degré (sans doute en tourelle) se trouvait un pigeonnier dans la cour cellier, toit à porcs, poulailler, boulangerie, écurie, étable. L'année suivante ce bâtiment fut modernisé de fond en comble par le curé. Vendu pendant la Révolution, racheté à l'acquéreur par la famille de Boylesve et donné à la fabrique en 1836, placé sous séquestre en 1889 et remis au bureau de bienfaisance, il devient, en 1916, la propriété du comte de l'Estoille qui le remet, en 1935, à l'Association diocésaine.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Lion1906, Distances orthodromiques à partir de Saint-Lambert-la-Potherie (49), consulté le 21 octobre 2012 - Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  2. IGN et BRGM, Géoportail Saint-Lambert-la-Potherie (49), consulté le 21 octobre 2012
  3. Département de Maine et Loire - DIREN Pays de la Loire - DDE Maine et Loire, Atlas des paysages de Maine-et-Loire, Le Polygraphe, 2003, p. 168 et 158 - Données consultables sur WikiAnjou.
  4. Ouest-France, Objectif pour le maire : réussir la réforme scolaire, article du 31 mars 2014
  5. Syndicat intercommunal d'énergies de Maine-et-Loire.
  6. Insee, Composition de l'EPCI d'Angers Loire Métropole (244900015), consulté le 15 novembre 2012
  7. Préfecture de Maine-et-Loire, Arrêté DRCL no 879 du 13 décembre 2011, RAA spécial du 21 décembre 2011
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Évolution et structure de la population à Saint-Lambert-la-Potherie en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 octobre 2012).
  13. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 14 octobre 2012)
  14. Insee, Statistiques locales du territoire de Saint-Lambert-la-Potherie (49), consultées le 12 mai 2013