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Saint-Jean-le-Vieux (Isère)

commune française du département de l'Isère
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Jean-le-Vieux et Saint-Jean.

Saint-Jean-le-Vieux
Saint-Jean-le-Vieux (Isère)
Vue générale depuis Gières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Moyen Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Franck Rebuffet-Giraud
2014-2020
Code postal 38420
Code commune 38404
Démographie
Gentilé Jactous
Population
municipale
287 hab. (2016 en augmentation de 12,99 % par rapport à 2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 47″ nord, 5° 52′ 56″ est
Altitude 702 m
Min. 313 m
Max. 1 169 m
Superficie 4,6 km2
Localisation

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Saint-Jean-le-Vieux
Liens
Site web www.saintjeanlevieux.fr

Saint-Jean-le-Vieux est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

 
Saint-Jean-le-Vieux (au centre) depuis le Fort Saint-Eynard.

Saint-Jean-le-Vieux, la plus petite commune du Balcon de Belledonne, se blottit sur les contreforts du massif de Belledonne, au-dessus du Versoud.

Le territoire communal s’étend sur 458 ha entre des altitudes de 327 m à 1 186 m sous le mont Morel. Du centre du village, une vue plongeante offre un panorama exceptionnel sur la vallée du Grésivaudan et sur l’agglomération grenobloise.

Lieux-dits et écartsModifier

La Monta, le Mollard, le Couvat, le Rif, le Buisson, le Naysord, l'Église.

Communes limitrophesModifier

  La Combe-de-Lancey[L 1]  
Le Versoud[L 2] N
O    Saint-Jean-le-Vieux    E
S
Domene[L 3] Revel[L 4]

HistoireModifier

L’histoire de Saint-Jean-le-Vieux commence au Moyen Âge : si on signale une meule romaine à Saint-Jean, les premières mentions écrites du village concernent l’église.

L’église "Sanctis Johammis surper Domena" et sa paroisse sont citées dès 1070. À partir de 1260, on la retrouve sous le nom de St-Jean-le-Vieux (Sanctis Johammis Veteris).

Au Moyen Âge, la paroisse de St-Jean-le-Vieux appartient au mandement de Revel. Ce mandement, qui allait jusqu’au ruisseau du Vorz, comprenait les paroisses de Revel, Saint-Jean-le-Vieux, La-Combe, Saint-Mury et Montémont. La seigneurie de Revel était tenue depuis le XIIIe siècle par la puissante famille des Alleman.

À Saint-Jean-le-Vieux, les Commiers sont des seigneurs locaux. On sait que Hugues de Commiers exerça en 1303 la fonction de justice à Saint-Jean-le-Vieux. Les Commiers deviendront seigneurs du lieu quand la suzeraineté du mandement de Revel sera restituée au Dauphin en 1395. Les Commiers possèdent des terres sur cette paroisse et ont édifié une maison forte, mentionnée pour la première fois en 1338 et connue sous le nom de "château" de Saint-Jean-le-Vieux.

L’église de Saint-Jean-le-Vieux passe sous le patronage du prieuré de Domène en 1497. À partir de ce moment-là les informations se raréfient.

De la fin du XVe au XIXe siècle, la commune vit plus ou moins en autarcie. À cette époque, la commune se trouve isolée et sans communication avec la plaine pendant une grande partie de l’année.

Les cultures sont très diversifiées, elles sont nécessaires pour subsister lorsque l’on se retrouve coupé de tout. Vignes sur hautins, céréales, chanvre, mûriers et un peu de fourrage. Le gros bétail est élevé pour le travail des champs et de transport. L’élevage est principalement ovin.

La population baisse régulièrement. 217 habitants en 1846, 187 en 1901, 113 en 1946 104 en 1968. De 1974 à 1801, la commune fut même réunie à la commune de Domène.

Elle retrouve son "indépendance" et son statut de commune de plein exercice le 9 brumaire an X (31 octobre 1801).

Les temps modernesModifier

La commune n’est pas riche, l’agriculture est peu rentable, il n’y a pas d’activité comme dans les communes voisines. Pour vivre, les hommes mènent une double activité (JPEG) en descendant travailler dans les usines de la vallée. Le nombre d’agriculteurs est en plein déclin : 69 en 1896, seulement 14 en 1970. En 1930, la nouvelle route conçue pour les voitures est terminée. Sa construction entraîne l’installation de nouveaux bâtiments qui s’implantent le long de son itinéraire : (la mairie-école, le haut du village, etc.). En 1941, le réseau d’eau dessert l’ensemble des habitations. Jusqu’au milieu des années 1980, le village se développe lentement, rien ne vient troubler sa quiétude.

UrbanismeModifier

Au XXe siècle, dans les communes avoisinantes la pression foncière s’accélère. De nombreux citadins attirés par la proximité de Grenoble souhaitent quitter la ville pour vivre au calme loin de la pollution. Saint-Jean-le-Vieux résiste. Les agriculteurs toujours doubles actifs continuent d’entretenir les espaces naturels, même si chaque année leur nombre diminue. Mais le mouvement est inéluctable et petit à petit on voit s’implanter de nouvelles constructions et le village connaît ainsi un nouveau souffle. La municipalité s’est rendu compte que pour préserver la qualité paysagère du village il fallait compléter le P.O.S. par une réflexion sur l’aménagement du village. Le Conseil Municipal a donc décidé de mener une étude patrimoniale autour de l’église. Elle est terminée. Ses prescriptions pourront s’intégrer dans le P.O.S. en vigueur et permettront ainsi de veiller à une urbanisation de qualité des secteurs constructibles. Elle pourra aussi servir de référence pour les élus des autres communes de la communauté qui sont attachés à préserver des outils pour préserver un environnement exceptionnel.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Gérard Quinzin UMP ...
2014 En cours Franck Rebuffet-Giraud SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2016, la commune comptait 287 habitants[Note 1], en augmentation de 12,99 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
251272306303294300317286305
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
275285278276245233233223202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
187184178167154136151113113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
13810499149173203210254287
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

 
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-le-Vieux.

Patrimoine civilModifier

  • La tour du Couvat, qui domine les gorges du Versaud, fut élevée au XIIIe siècle par les chevaliers de Commiers, qui possédaient également la tour d'Étape au Versoud. Elle est mentionnée dans un document du 1338[5].
  • Anciennes granges et maisons dauphinoises[7].

Personnalités liées à la communeModifier

JumelagesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

LocalisationModifier

  1. Par la D280 et la D165
  2. Sur la D523 dans la vallée
  3. Par la D11D
  4. Par la D11D et la D11

RéférencesModifier

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  5. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère, Grenoble, Belledonne Eds, (ISBN 2911148665), p. 464
  6. « Eglise Saint-Jean-Baptiste », notice no PA38000021, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Projet d'Aménagement et de Développement Durables. Réunion publique du 17/12/2013, www.saintjeanlevieux.fr, accès le 4 octobre 2016.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Communes de l'Isère

Liens externesModifier

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