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Saint-Geniès-de-Comolas

commune française du département du Gard
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Saint-Geniès-de-Comolas
Saint-Geniès-de-Comolas
Hôtel de ville et église
Blason de Saint-Geniès-de-Comolas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Roquemaure
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Olivier Jouve
2014-2020
Code postal 30150
Code commune 30254
Démographie
Gentilé Saint-Genièrois
Population
municipale
1 924 hab. (2016 en augmentation de 3,33 % par rapport à 2011)
Densité 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 00″ nord, 4° 43′ 21″ est
Altitude 45 m
Min. 25 m
Max. 176 m
Superficie 8,26 km2
Localisation

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Liens
Site web st-genies-de-comolas.fr

Saint-Geniès-de-Comolas est une commune française située dans le département du Gard et la région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Genièrois.

Sommaire

GéographieModifier

Commune du Rhône gardois, Saint-Geniès-de-Comolas est située dans l'arrière pays Avignonais à proximité du vignoble de Tavel et du Rhône. Elle est limitrophe de Saint-Laurent-des-Arbres à l'ouest, Laudun-l'Ardoise au nord, Montfaucon au nord-est, Roquemaure au sud-est.

AccèsModifier

Elle est desservie par la route nationale RN580 (devenue RD980) qui relie Avignon à Bagnols-sur-Cèze et par la route départementale RD101 qui relie Saint-Laurent-des-Arbres à Roquemaure. Nîmes se trouve à 40 km, Avignon à 20 km.

OrographieModifier

La commune s'étend sur des coteaux arborés ou cultivés (vigne).

GéologieModifier

ClimatologieModifier

Le climat de la commune est soumis à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches (une brève en hiver, une très longue et accentuée en été), deux saisons pluvieuses, en automne (pluies abondantes et brutales) et au printemps. Sa spécificité est son climat méditerranéen qui constitue un atout exceptionnel :

  • Le mistral assainit le vignoble
  • La saisonnalité des pluies est très marquée
  • Les températures sont très chaudes pendant l'été.

Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare[1].

Relevés météorologiques de la région d'Avignon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Température moyenne (°C) 6 7,5 11 13 17,5 21 24 24 19,5 15,5 8,5 7,5 14,7
Température maximale moyenne (°C) 10 12 16 18 23 27 30 30 25 20 13 10 19,75
dont pluie (mm) 36,5 23,3 24,9 47,5 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 465,4


Épisode méditerranéen et orage cévenol
 
Fosse pour l'évacuation des eaux d'orage
 
Fosse d'orage avec petits galets

Un épisode méditerranéen est un terme de météorologie qui désigne un phénomène produisant de très fortes pluies sur les reliefs du pourtour méditerranéen. Des flux d'air chaud, chargé d'humidité et remontant de la Méditerranée, provoquent de violents orages principalement sur les reliefs exposés au sud. Ils se produisent le plus souvent en automne, période où la mer Méditerranée est la plus chaude. Les exemples les plus récents sont l'inondation de Nîmes en 1988, les fortes pluies sur les départements du Gard en septembre 2010[2].

Un orage cévenol constitue un cas particulier de l'épisode méditerranéen. Il désigne un type particulier de pluie qui affecte principalement les Cévennes et le piémont cévenol. Les principaux départements affectés par ces pluies sont ceux ayant une partie de leur territoire dans les Cévennes : l'Ardèche, le Gard. Ces épisodes violents provoquent souvent de graves inondations. Ces orages violents se caractérisent par l'accumulation de masses nuageuses en provenance du golfe du Lion, provoquant dans un premier temps des pluies sur les massifs qui finissent par s'étaler en général jusqu'en plaine. Un épisode cévenol se déroule normalement sur plusieurs jours et donne en moyenne des quantités d'eau comprises entre 200 et 400 mm plus rarement jusqu'à 600 ou 700 mm au cours d'épisodes vraiment intenses[3].

Selon Météo-France, le nombre par an de jours de pluies supérieures à 2,5 litres par mètre carré est de 45 et la quantité d'eau, pluie et neige confondues, est de 660 litres par mètre carré. Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30° selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5 °C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août (et 39,8 °C le 18 août 2009) et −12,8 °C le .

Le mistral

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut aller au-delà des 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse de 90 km/h par rafale en moyenne[4]. Le tableau suivant indique les différentes vitesse du mistral enregistrées dans le sud de la vallée du Rhône et à sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières pour Carpentras[5].

Mistral. Jan. Fev. Mars. Avril. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Dec.
Vitesse maximale relevée sur le mois 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h 87 km/h 91 km/h 118 km/h
Tendance : jours
avec une vitesse >
16 m/s (58 km/h)
-- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ + --- = ++
« = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.

HistoireModifier

Antiquité gallo-romaineModifier

Plusieurs sites Gallo-Romains mis en évidence par le Groupe Archéologique de la Vallée de la Tave, (Garrigue, Treille, Moras, Nison, Trimaille, Les Euzières, Roqueplane, grotte de l'amphithéatre, grotte du Lierre), Avec tegulas, imbrices, dolia, sigillée sud gauloise, céramique non tournée, amphores italiques, plusieurs tombes à inhumations, céramique kaolinitique réductrice (formes Cathma 6 et 7) céramiques non tournées, amphores étrusques.

Moyen ÂgeModifier

Saint Geniès, en Languedoc faisait partie de l'enclave de la Provence, l'église et le château de Saint Génies appartenaient à la mense épiscopale d'Avignon, en vertu d'une donation faite à l'évêque Fulcherius en 911 par Louis III l'Aveugle, roi et empereur d'Italie.

Durant les guerres et les incursions des Grandes Compagnies, l'église avait été transformée en forteresse, dans l'enceinte même du château, par le Pape Jean XXII (1317).

Époque moderneModifier

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Montclos et de Mont-Comolas[6].

ToponymieModifier

Le nom vient probablement de Saint Geniès qui fut décapité près d'Arles pour avoir refusé de transcrire l'Edit de persécution des chrétiens de l'empereur Dioclétien en 303. Le nom de Comolas pourrait provenir du latin cumulus (tas, colline), en raison de la présence de quelques collines et d'une longue barre de pierres appelé «montagne» et qui culmine à 176 mètres d'altitude.

HéraldiqueModifier

  Blason D'hermine au chef losangé d'argent et d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2001 Maurice Chaussy Apparenté PCF  
mars 2001 mars 2008 Gérard Garcia DVG  
mars 2008 en cours Olivier Jouve[7] UMP-LR Fonctionnaire

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 1 924 habitants[Note 1], en augmentation de 3,33 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
637630688823840845870892870
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870914858780745743723713703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
651676634589564575591520508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8969901 0401 1391 4131 5821 7881 8431 874
2016 - - - - - - - -
1 924--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

ViticultureModifier

 
Jeunes vignes à Saint-Geniès-de-Comolas

Après la crise du phylloxéra, Henri de Régis, propriétaire du château de Ségriès, pour mettre en valeur ses terres, décida, en 1925, de replanter un vignoble. Dans la décennie suivante, il entreprit de suivre l'exemple du combat que menait sur la rive gauche du Rhône le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié. Avec quelques amis convaincus, il décida de faire classer le terroir de Lirac en appellation d’origine contrôlée (A.O.C.). La demande en fut faite auprès d'un tribunal.

Le projet se concrétisa après la seconde guerre. Le , l’appellation fit l’objet d’une reconnaissance judiciaire par le Tribunal d’Uzès. Après deux années d’enquêtes complémentaires sur le terrain (terroir, types de vins, etc.) les experts de l’INAO achevèrent la délimitation de l’aire d’appellation sur les communes de Lirac, Roquemaure, Saint-Laurent-des-Arbres et Saint-Geniès-de-Comolas. Ce qui aboutit à la reconnaissance de l’AOC Lirac définie par le décret du . La nouvelle appellation devenait le premier cru des côtes-du-rhône à produire des vins de trois couleurs : rouge, rosé, blanc.

Huile d'olive de Provence AOCModifier

L'huile d'olive de Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le , réunie à Arles. La signature du décret parut au Journal officiel le [11]

Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[11],[12].

Lieux et monumentsModifier

  • L'église est mise en valeur sur une place. Cette église offre aux visiteurs une fresque représentant le martyre de saint Geniès et parmi les différentes statues celle d'un saint Expédit, patron des écoliers, des hommes d'affaires et des candidats au permis de conduire[13]
  • Statue de la Vierge : Notre-Dame-de-Comolas
  • Viaduc ferroviaire en poutres, pont-rail à grande vitesse faisant partie du réseau LGV Méditerranée[14]
  • Tunnel ferroviaire[15]
  • Affleurements visibles[16]

Saint-Geniès-de-Comolas dans la littératureModifier

Saint-Geniès-de-Comolas est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[17].

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Personnalités liées à la communeModifier

  • Maurice Charretier, ministre, député et sénateur du Vaucluse, né à Saint-Geniès.
  • Durant la 2nde Guerre Mondiale, au moment de l'Exode, Rose Vinoy y fut réfugiée avec sa fille Françoise, âgée de 6 mois, mère de l'écrivain Laurent Bourdelas.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Anastasy Régis, Saint Laurent des Arbres et Saint Geniès de Comolas, Éd. Alan Sutton, nov. 2010.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. La climatologie du Vaucluse.
  2. Épisode méditerranéen sur le site pluiesextremes.meteo.fr
  3. Mieux comprendre les orages cévenols sur le site risquesmajeurs.fr
  4. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  5. Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Ministère de l'Intérieur, GARD (30) - Saint-Geniès-de-Comolas - Résultats du 1er tour
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a et b (fr) « Décret du 14 mars 2007 relatif à l'huile d'olive de Provence AOC », INAO
  12. (fr) « Les variétés d'olives », sur terroirselect.info
  13. Photo du clocher de l'église
  14. Viaduc de Saint-Geniès-de-Comolas sur le site structurae.de.
  15. Tunnel de Saint-Geniès-de-Comolas sur le site structurae.de.
  16. Observations géologiques : affleurements
  17. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375