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Saint-Gengoux-de-Scissé

commune française du département de Saône-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gengoux-le-National.

Saint-Gengoux-de-Scissé
Saint-Gengoux-de-Scissé
Vue générale du bourg de Saint-Gengoux-de-Scissé (la cave coopérative et les parquets Protat).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois
Maire
Mandat
Bernard Robelin
2014-2020
Code postal 71260
Code commune 71416
Démographie
Population
municipale
608 hab. (2016 en augmentation de 2,18 % par rapport à 2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 55″ nord, 4° 46′ 35″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 530 m
Superficie 10,9 km2
Localisation

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Saint-Gengoux-de-Scissé
Liens
Site web saint-gengoux-de-scisse.fr

Saint-Gengoux-de-Scissé, est une commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire (désormais dans le canton d'Hurigny. Après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015) en région Bourgogne-Franche-Comté, elle appartient à la communauté de communes Mâconnais-Tournugeois.

Sommaire

GéographieModifier

La commune est composée d'un bourg et de plusieurs hameaux (Bassy, le plus au sud, Bonzon, le plus au nord, Boye, et La Verzée à l'ouest) qui se répartissent le long de la D 82, entre Azé et Lugny, dans une zone très vallonnée.

Ses coteaux de vignobles exposent deux versants au soleil et sont encadrés par deux forêts qui constituent une réserve de combustible d'une part et une réserve de chasse d'autre part. « De chaque côté de ma paroisse est une chaîne de montagne presque toute couverte de bois taillis, plus élevée du côté du couchant que du levant. » écrivait le curé de Saint-Gengoux-de-Scissé au milieu du XVIIIe siècle[1].

Communes limitrophesModifier

  Bissy-la-Mâconnaise Lugny  
Blanot N
O    Saint-Gengoux-de-Scissé    E
S
Azé Péronne

ToponymieModifier

La commune doit son nom à saint Guengoult, qui a parcouru le Morvan au VIIIe siècle.

Article détaillé : saint Guengoult.

HistoireModifier

Révolution françaiseModifier

À la Révolution française, Saint-Gengoux-de-Scissé fut débaptisé pour devenir « Bassy-de-Scissé »[2].

Période contemporaineModifier

À compter du 11 novembre 1900, Saint-Gengoux-de-Scissé fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[3])[4].

1993 : fondation de la communauté de communes du Haut-Mâconnais (avec Lugny pour siège), regroupant sept communes : Bissy-la-Mâconnaise, Burgy, Chardonnay, Cruzille, Grevilly, Lugny et Saint-Gengoux-de-Scissé. A cette première communauté de communes a succédé, le 1er janvier 2003, la Communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône (siège à Lugny).

ÉconomieModifier

La commune exploite ses réserves naturelles et sa localisation favorable dans une région de terroir reconnu.

On trouve principalement des exploitations viticoles, la plupart adhérant à la cave coopérative de Lugny (à laquelle appartiennent les caves de Saint-Gengoux et de Chardonnay, respectivement depuis 1966 et 1994) et qui attirent des concessionnaires mécaniques spécialisés dans les machines agricoles, des exploitations forestières et une usine de parquet qui rayonne sur le secteur : les Parquets Protat. On trouve également de l'artisanat et notamment plusieurs apiculteurs.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 Alphonse Grosbon --- Viticulteur, officier de la Légion d'honneur
1993 en cours Bernard Robelin UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Les habitants de Saint-Gengoux-de-Scissé s'appellent les Scisséens.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 608 habitants[Note 1], en augmentation de 2,18 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
769811808821872906876893889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
841875964950948921805647687
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
734735668568537535495517511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
511504519548527531570597616
2016 - - - - - - - -
608--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • L'église romane Saint-Gengoux du XIIe siècle et XIIIe siècle, en partie reconstruite à partir d'octobre 1865 (nef) et bénie le 20 mai 1867.
  • Les maisons ont le cachet typique du style maconnais, en pierres calcaires blanches : sur deux étages, surplombés d'un grenier à petites fenêtres carrées qui restaient ouvertes toute l'année pour aérer le grain, et d'un auvent soutenu par deux ou trois piliers de charpente en bois pour soutenir une toiture de tuiles rouges. Certaines propriétés, restaurées récemment, présentent le meilleur du style, avec des jolies cours fleuries fermées par des portails à montant de pierre.
  • Au bourg et aux hameaux de Bonzon, Poil-Rouge et Bassy : croix routières (calvaires) de pierre blanche, presque identiques (piédestal prismatique de section octogonale), principalement de style néogothique et érigés en 1858 par les habitants sous l'instigation de l'abbé Michon, curé de la paroisse. Au hameau de La Verzé : calvaire de même facture que les précédents mais érigé en 1880 par un dénommé Bouilloud, fabricant de tuiles et maire de la commune vingt ans plus tôt[9]. Au hameau de La Verzée est visible une croix du même type érigée en 1860.
  • La cave coopérative vinicole de Saint-Gengoux-de-Scissé, la première à avoir été fondée en Mâconnais (1925), est jumelée depuis 1966 avec celle de Lugny (la Cave de Lugny) ; elle est spécialisée dans la vinification des vins rouges commercialisés par la cave de Lugny.
  • La tour de Bassy, ancien domaine relevant de l'abbaye de Cluny qui fut mis à mal par les Brigands en juillet 1789[Note 2] et fut vendu nationalement deux ans plus tard.
  • Un ancien « pressoir à grand point », mastodonte long de huit mètres, haut de quatre et voisinant avec les dix tonnes, modifié en 1869 – mais certains de ses éléments sont sans doute multi-centenaires – et visible au bourg, à proximité du foyer rural et du caveau « Le Vieux Logis »[10].
  • L'ancienne chapelle Notre-Dame au hameau de Bonzon (du XIIIe siècle ?), édifiée par un seigneur de Brancion, autrefois avec campanile et fonts baptismaux, qui fut vendue nationalement en 1791 puis rendue au culte avant de devenir propriété privée en 1830 (et de subir deux incendies successifs, l'un en 1872, l'autre en 1892). De cette chapelle – aujourd'hui habitation privée – dont il ne reste que le chœur (la « nef » qui le jouxte à l'ouest étant une construction contemporaine incluant des réemplois) provient un fragment de peinture murale de 117 x 80 cm représentant un Christ en majesté, aujourd'hui conservé au Musée des Ursulines à Mâcon[11].
  • Le lavoir du hameau de Bassy, élevé d'après des plans de l'architecte François Dulac[12].
  • Le monument aux morts, réalisé en pierre de Comblanchien et de Saint-Martin-Belle-Roche par le marbrier-sculpteur-entrepreneur Henri Chamonard de Mâcon (1922).

CulteModifier

Saint-Gengoux-de-Scissé appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny (avec le père Bernard Blondaux pour curé) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

C'est dans l'entre-deux-guerres que la paroisse de Saint-Gengoux-de-Scissé fut définitivement rattachée à celle de Lugny pour le culte (suite à la création de la communauté pastorale de Lugny, fondée à l'initiative de monseigneur Joseph Robert).

Personnalités liées à la communeModifier

  • Henri Boulay, député S.F.I.O. (socialiste) de Saône-et-Loire, né à Saint-Gengoux-de-Scissé le 14 juillet 1889 et décédé à Mâcon le 6 octobre 1942. Henri Boulay fut à l'origine de la cave coopérative vinicole de Saint-Gengoux-de-Scissé, toute première cave coopérative créée en Mâconnais (1926).
  • Alphonse Grosbon, né à Saint-Gengoux-de-Scissé en 1902 et décédé en 1996, officier de la Légion d'honneur et officier de l'ordre national du Mérite, qui fut maire de Saint-Gengoux de 1959 à 1971 (après avoir été adjoint au maire à partir de 1942). Homme d'action, il se consacra aux questions viticoles, participant à la création de la Maison mâconnaise des vins (Mâcon) et présidant la commission viticole de la Chambre d'agriculture de Saône-et-Loire.
  • Lys Gauty, chanteuse qui avait une maison à Saint-Gengoux-de-Scissé (au hameau de Bassy) et qui y repose depuis 1994.

BibliographieModifier

  • Marguerite Maurice : « La riche histoire de Saint-Gengoux-de-Scissé », Foyer rural de Saint-Gengoux-de-Scissé, Saint-Gengoux-de-Scissé, 1984. Ouvrage de près de deux cent cinquante pages consacré à l'histoire de Saint-Gengoux-de-Scissé.
  • Alphonse Grosbon, Mon Saint-Gengoux, avec mes souvenirs et ceux qui m'ont été contés (textes transcrits par Noëlle Proutry), Société des amis des arts et des sciences de Tournus, 2006.
  • Raymond Oursel, Anne-Marie Oursel : « Canton de Lugny - Val d'Azé : communes d'Azé, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille, Saint-Gengoux-de-Scissé », collection Histoire et monuments de Saône-et-Loire (n° 24), Archives départementales de Saône-et-Loire, Mâcon, 1998, 229 p.
  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Les Brigands, ayant pour chefs Renaud, charron de Vaux-Verzé, et les fils Rougeat de Saint-Maurice-de-Satonnay, y bousculèrent les appartements de deux bénédictins.

RéférencesModifier

  1. Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, La carte de Cassini en Saône-et-Loire : description topographique des paroisses. Transcription intégrale des réponses données par les curés pour la plupart des paroisses de l’actuelle Saône-et-Loire lors de l’enquête lancée pour établir la carte de Cassini en 1757, Cercle généalogique de Saône-et-Loire, 2015, p. 274.
  2. E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13.
  3. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  4. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Source : Calvaires et croix de chemin de l'arrondissement de Mâcon, article d'André Jeannet paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 26 de juin 1975, pages 3 à 9.
  10. Longtemps abandonné au milieu de grandes cuves de bois dans son tinailler du petit hameau de La Verzée (domaine jadis constitué de dix vigneronnages où il servit jusqu’en 1926, année de l’entrée en service de la coopérative vinicole), il fut acheté par la commune, laquelle, en 1983, le fit démonter, déplacer et remonter pour « servir d’enseigne » et permettre la conservation de ce « grand pressoir » à la lourde structure de chêne (la vis étant en noyer), modèle jadis très fréquent en Mâconnais. Source : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud », livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), juin 2018 (ISBN 978-2-9556826-1-6).
  11. « À l'ancienne chapelle romane de Bonzon, un Christ peint », article de Jean Combier paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 109 de mars 1997, pages 8 à 11.
  12. « François-Étienne Dulac (1836-1901), maître d’œuvre de l'architecture républicaine », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 123 de septembre 2000, pages 18 à 22.

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