Ouvrir le menu principal

Saint-Fabien

municipalité de paroisse du Québec (Canada)

Saint-Fabien
Saint-Fabien
Murailles de Saint-Fabien
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Subdivision régionale Rimouski-Neigette
Statut municipal Municipalité de paroisse
Maire
Mandat
Jacques Carrier
2017-2021
Constitution
Démographie
Gentilé Fabiennois, oise
Population 1 837 hab. ()
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 18′ nord, 68° 52′ ouest
Superficie 12 008 ha = 120,08 km2
Divers
Code géographique 2410070
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Canada

Voir sur la carte administrative du Canada
City locator 14.svg
Saint-Fabien

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir sur la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Saint-Fabien

Géolocalisation sur la carte : Bas-Saint-Laurent

Voir la carte administrative de la zone Bas-Saint-Laurent
City locator 14.svg
Saint-Fabien

Géolocalisation sur la carte : Bas-Saint-Laurent

Voir la carte topographique de la zone Bas-Saint-Laurent
City locator 14.svg
Saint-Fabien
Liens
Site web Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata

Saint-Fabien est une municipalité de paroisse de la province de Québec (Canada), située dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Rimouski-Neigette, dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent[1]. Saint-Fabien est traversé par la route provinciale 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne.

Sommaire

GéographieModifier

{{centrerDans la MRC : Rimouski-Neigette }}

La partie nord de Saint-Fabien est coupée en deux par une chaîne de montagnes imposante et escarpée, appelée « Les Murailles », et qui contient le pic Champlain (346 mètres). À l'époque de Jacques Cartier, cette montagne était désignée sous le nom de Cap de Marbre et Champlain lui-même l'appelle Pic dès 1603. Autrefois, il servait de point de repère aux pilotes et aux navires du Saint-Laurent. Il est désigné sur plusieurs cartes maritimes par « Bic Hill ». Il a même servi de poste d'observation au moment de la guerre de la Conquête au milieu du XVIIIe siècle[2]. Le Pic Champlain fait partie intégrante du parc national du Bic, mais il demeure toutefois sur le territoire de la municipalité de Saint-Fabien. De par son altitude et sa position géographique près du fleuve Saint-Laurent, il est un important site de télécommunications dans l'est du Québec. Il transmet, grâce à ses deux tours, les signaux radio et télé de Radio-Canada, les services cellulaires de Bell Canada et TELUS, ainsi que certains services publics et privés. Le village compte aussi de nombreux lacs. Les plus connus sont les lacs Saint-Fabien (aussi nommé de la Station), Grand et Petit Malobes, des joncs, à Landais et Carré. Le climat est relativement différent des autres municipalités bordant le fleuve Saint-Laurent dans la région. Les écarts de température y sont plus élevés, les chutes de neiges nettement supérieures et les températures annuelles plus proches de celle des municipalités se trouvant à l'intérieur de terres que celles bordant le fleuve. Des écarts de température atteignant parfois 10 degrés Celsius plus chaud, en été, sont loin d'être inhabituels, principalement dus à l'altitude supérieure de la municipalité et de la chaine de montagne « Les Murailles » qui protège le village de l'influence maritime.

 
Village de Saint-Fabien

Municipalités limitrophesModifier

ToponymieModifier

La Municipalité de paroisse de Saint-Fabien est nommée en l'honneur du Pape Fabien[3]. Le gentilé officiel de la paroisse, Fabiennois et Fabiennoises, a été adopté le .

HistoireModifier

Le territoire de Saint-Fabien a d'abord été fréquenté par les Amérindiens malécites et micmacs. Le premier colon canadien-français à s'établir définitivement à Saint-Fabien fut Isaac Roy en 1821. La paroisse catholique de Saint-Fabien a été érigée canoniquement le .

À l'été 1874, le corps de William Hayes, marin irlandais de Cork, âgé de 16 ans, a été inhumé près de la grève, à l'Anse-à-Mercier. On peut toujours y voir sa tombe[4].

PatrimoineModifier

Saint-Fabien abrite plusieurs maisons centenaires ainsi que la fameuse grange octogonale Adolphe-Gagnon construite en 1888, à partir de plans de l’américain Orson Squire Fowler. Il s'agit de la seule grange octogonale au Bas-Saint-Laurent.

Jean-Paul Riopelle a passé deux étés à Saint-Fabien, en 1944 et 1945, alors qu'il avait 20 et 21 ans. Il a, durant son passage, débuté la création d'oeuvres plus abstraites. Le Musée régional de Rimouski en a consacré une exposition durant l'été 2013[5].

DémographieModifier

Évolution démographique
1996 2001 2006 2011 2016
1 8381 8481 9521 9061 837

Administration municipaleModifier

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[6].

Saint-Fabien
Maires depuis 2005
Élection Maire Qualité Résultat
2005 Jacques Carrier Voir
2009 Marnie Perreault Voir
2013 Voir
2017 Jacques Carrier Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Durant la saison estivale, les nombreux chalets situés à Saint-Fabien-sur-Mer et autour des principaux lacs de la municipalité font augmenter la population de 700 à 900 personnes par rapport à la saison hivernale.

ÉconomieModifier

L'agriculture est la principale activité économique de la municipalité. Près d'une quarantaine de fermes exploitent 4 400 hectares de sol. Plusieurs érablières sont exploitées dans les différent boisés de Saint-Fabien, le rang 4 demeurant une des zones les plus exploitées. L'industrie de la tourbe, autrefois prospère, occupe de nos jours une place beaucoup moins importante que lors de l'âge d'or des années 1960-1970. Elle fournit néanmoins de quelques emplois aux gens des environs.
La scierie Saint-Fabien[7]est la plus grande entreprise de la municipalité. La scierie est spécialisée dans le sciage de composantes de palettes en tremble et en bouleau et emploie 25 personnes en 2013[8]. Elle est située au 224, 2e rang Est[9]. La pêche à l'anguille et à l'oursin est aussi pratiquée sur le fleuve Saint-Laurent par un pêcheur artisan, « Les Caviars H.R. »

Sport et loisirsModifier

 
Lac Carré

Le sport a toujours occupé une place importante à Saint-Fabien. La municipalité dispose d'infrastructures sportives intéressantes. Durant la saison estivale, un terrain de balle-molle (« soft-ball ») permet aux gens des environs de se divertir et de profiter des longues journées d'été. Un terrain de soccer (football) aménagé permet aux jeunes de pratiquer cette activité en toute sécurité.

Bâti à la fin des années 1980, l'aréna de Saint-Fabien offre à la région une glace de première qualité de septembre à avril. Il est l'hôte de nombreuses activités durant la saison estivale. Cet aréna est utilisé pour le fameux « tournoi de Balle-Donnée sur glace de Saint-Fabien », qui a fêté son 24e anniversaire en 2010. Ce tournoi d'envergure provinciale réunit annuellement près de 45 équipes, que ce soit pour le plaisir ou la compétition. La plus importante ligue de hockey senior y tient tous ses matchs[réf. nécessaire].

Situé à l'extrémité ouest du village, un salon de quilles moderne, avec service de bar, est présent depuis une dizaine d'années. Un club de motoneigistes, le « Club la coulée », situé au 3e rang Ouest, offre restauration, bar et divertissement, autant aux adeptes de la motoneiges qu'à l'ensemble de la population et aux visiteurs.

Sportifs de haut niveauModifier

Saint-Fabien compte plusieurs sportifs de haut niveau actifs actuellement. Ayant été Propriété des Canucks de Vancouver de la LNH, Patrick Coulombe[10],[11] , joue depuis plusieurs années en Europe, et présentement pour les Dragons de Rouen en France. Pierre-Luc Thériault[12] s'illustre au niveau national et international en tennis de table (Ping-Pong). Aussi, un choix de première ronde du repêchage de 2007 de la LHJMQ et de 3e ronde par Détroit au repêchage de la NHL, Gleason Fournier, roule sa bosse[C'est-à-dire ?] dans la ligue Américaine[13],[14],[15].

Vieux théâtre de Saint-FabienModifier

Construit en 1929, à l'origine, ce bâtiment était la salle paroissiale de Saint-Fabien. Utilisé de façon sporadique depuis ce temps, les rénovations des années 1990 ont fait ressortir le meilleur de ce bâtiment. De nombreux artistes reconnus du milieu de la chanson québécoise y passent régulièrement, surtout dans le cadre de la tournée du ROSEQ. La réputation croissante de ce théâtre, autant du point de vue des artistes que du public, est due particulièrement à son niveau supérieur d'acoustique, qualifié d'exceptionnel. De plus, l'impression de proximité entre le public et la scène en fait un des sites culturels incontournables dans le Bas-Saint-Laurent. Une troupe de théâtre locale, « La Troupe du Roy Berthe »[16] se forge d'année en année une réputation enviable et les pièces montées localement sont des plus appréciées.

PersonnalitésModifier

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier