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Saint-Exupéry-les-Roches

commune française du département de la Corrèze
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Exupéry (homonymie).

Saint-Exupéry-les-Roches
Saint-Exupéry-les-Roches
Le centre de Saint-Exupéry-Les-Roches (salle des fêtes, mairie et parc).
Blason de Saint-Exupéry-les-Roches
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Canton Haute-Dordogne
Intercommunalité Haute-Corrèze Communauté
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bodeveix
2014-2020
Code postal 19200
Code commune 19201
Démographie
Gentilé Saint-Spiérois
Population
municipale
590 hab. (2016 en augmentation de 4,8 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 58″ nord, 2° 22′ 11″ est
Altitude Min. 545 m
Max. 760 m
Superficie 37,00 km2
Localisation

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Saint-Exupéry-les-Roches

Saint-Exupéry-les-Roches est une commune française située dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Saint-Spiérois(es).

GéographieModifier

 
La Diège entre Saint-Exupéry-les-Roches (au premier plan) et Mestes (en rive opposée).

Incluse dans l'aire urbaine d'Ussel[1], la commune de Saint-Exupéry-les-Roches se situe dans le Massif central, au nord-est du département de la Corrèze. Elle est bordée à l'ouest par la Diège qui la sépare de Mestes, et arrosée par son affluent la Gane (également appelée la Dozanne ou le ruisseau d'Ozange).

L'altitude minimale, 545 mètres, se trouve au sud-ouest, au niveau du lac de retenue du barrage des Chaumettes, là où la Diège quitte la commune pour servir de limite entre celles de Chirac-Bellevue et Saint-Victour. L'altitude maximale avec 760 ou 764 mètres[2],[Note 1] est localisée à l'extrême nord-est, au lieu-dit la Champ, à l'ouest de l'aérodrome d'Ussel - Thalamy.

À quelques kilomètres des échangeurs nos 23 « Ussel-Ouest » et 24 « Ussel-Est » de l'autoroute A89, le territoire communal est desservi par les routes départementales (RD) 45, 49E3, 63, 105 et 138.

Sur un vaste plateau que dominent de leurs 747 mètres[3] « les Roches », rochers quartzeux remarquables, le bourg de Saint-Exupéry-les-Roches, au croisement des RD 49E3, 63 et 138, se situe, en distances orthodromiques, six kilomètres au sud-est d'Ussel. Le méridien de Paris traverse l'ouest de la commune, passant notamment au hameau de Villardeix.

Communes limitrophesModifier

 
Carte de Saint-Exupéry-les-Roches et des communes avoisinantes.

Saint-Exupéry-les-Roches est limitrophe de huit autres communes, dont Chirac-Bellevue au sud-ouest sur environ 230 mètres.

HistoireModifier

L'origine du nom de la commune vient de saint Exupère, compagnon de saint Maurice, tous deux légionnaires thébains, mis à mort, sous le règne de Maximien, par Dioclétien.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 2008 Georges Touquet    
mars 2008 (réélu en mars 2014) En cours Jean-Pierre Bodeveix   Agriculteur

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 590 habitants[Note 2], en augmentation de 4,8 % par rapport à 2011 (Corrèze : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2251 3021 3401 3751 4251 5601 5051 5641 617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4251 3841 3531 5071 5041 2921 2741 2081 107
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0411 0781 048904943914886811672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
676564509474515529525526575
2016 - - - - - - - -
590--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

La plus grande saboterie de France créée en 1873 et disparue vers 1960 était installée à Saint-Exupéry-les-Roches.

L'aérodrome d'Ussel - Thalamy, géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Tulle et Ussel, porte le nom de la commune de Thalamy mais ne s'y trouve pas. Il se situe au nord-ouest du bourg de Thalamy à cheval sur les communes de Saint-Exupéry-les-Roches et de Saint-Bonnet-près-Bort[8].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Éxupère-et-Saint-Maurice, en partie romane XIe – XIIe siècle, remaniée au XIVe siècle présente un chœur gothique avec des parois peintes au XVIIIe siècle. Dans le mobilier de l’église, se trouve une hampe de croix processionnelle en bois recouvert de cuivre argenté (classée monument historique[9]), une mesure à grains armoriée du XVIe siècle, provenant du château de Charlus-Le-Pailhoux (ou Pailloux), transformée en bénitier (également classée monument historique en 1973[10]).
  • Croix de carrefour (XVe siècle) près de l’ancien presbytère.
  • Fontaine Saint-Maurice au bord de la D 63, à la sortie du village.
  • Promenades sur les bords de la Gane (la Dozanne ou le ruisseau d'Ozange).
  • Château de la Gane XVe et XVIIIe siècles (inscrit aux monuments historiques[11]).
  • Ruines féodales des châteaux de Charlus-le-Pailhoux et de Charlus-Chabanne surplombant les gorges de la Diège.
  • Ruines du Moulin de la Bessette.
  • Site des Roches.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Le capitaine brigand Perrot le Béarnais s'installa sur le site jusqu'en 1388, avant de prendre la forteresse du château de Chalucet (1381-1394)[12].
  • Noël Baudry, rugbyman.
  • Jean Mezerat, fils de Jean Mezerat et de Françoise Crouset, est né le 19 octobre 1771 à Saint Exupéry en Corrèze.
    Sous le régime de la convention montagnarde et du Comité de salut public, il s’engage le 25 juin 1793 dans le 7e bataillon de volontaires de la Drôme, affecté à la 203e demi-brigade de ligne, puis dans la 100e brigade, devenue 100e régiment d'infanterie de ligne et qui fait partie de l’Armée du Rhin puis de l’armée Rhin et Moselle.
    Nommé caporal le 10 septembre 1793, il est blessé d’un coup de feu au genou droit le 25 décembre 1795 (5 Nivôse de l’An II) vraisemblablement dans la seconde bataille de Wissembourg remportée par le général Hoche qui sauve l’Alsace en dégageant Landau et Strasbourg.
    Il est nommé fourrier le 18 août 1795 (1er Fructidor de l’An III) au moment où est votée la Constitution de l’An III et la création du conseil des Anciens et le Conseil des 500.
    Il prend le grade de sergent le 30 janvier 1800, puis de sergent-major le 16 avril 1800. Il participe à la campagne d'Helvétie en 1800-1801. Le 30 avril 1804, il passe sous-officier avec le grade d’adjudant pendant la campagne d’Hanovre.
    Après la prise d'Ulm par les Français le 20 octobre 1805, le maréchal Mortier prend le commandement d’un nouveau corps d’armée auquel appartenait le 100e régiment de Ligne de l’adjudant Mezerat. Le 10 novembre 1805, sur la rive gauche du Danube, à Diernstein, le maréchal Mortier se heurte à l’armée russe du maréchal Koutouzov et se trouve en difficulté (4000 Français contre 30 000 Russes). Le 11 novembre, Mortier, encerclé, lance le 100e régiment de ligne dans une charge désespérée à la baïonnette qui surprend et terrorise les Russes qui reculent et permettent aux Français de se dégager. Jean Mezerat est blessé par un coup de feu au côté droit. Il est élevé au grade de sous-lieutenant 10 jours après la bataille. Jean Mezerat appartient à la Grande Armée de Napoléon 1er lors de la campagne qu’il mène contre l’armée prussienne.
    Il devient membre de la Légion d'honneur le 24 avril 1806.
    Le 14 octobre 1806, Napoléon rencontre l’armée prussienne sur le plateau d’Iéna. Après un pilonnage d’artillerie qui oblige les Prussiens à se replier, Napoléon lance deux attaques sur les ailes, profitant de l’écran des vignes, la surprise est totale et la cavalerie de Murat lui donne la victoire. Jean Mezerat est blessé d'un coup de « biscaïen » au bras gauche (le biscaïen est une balle sphérique lancée par les boîtes à mitraille).
    Le 6 mai 1807 il accède au grade de lieutenant.
    En 1808, il participe à la campagne d’Espagne pour rétablir Joseph sur le trône d’Espagne. Il restera en Espagne pendant 6 ans, et participe à la bataille d'Albuera à la frontière du Portugal, en mai 1811, où Wellington avec l’armée anglaise arrête l’avance des troupes françaises du général Soult. Jean Mezerat y est blessé le 6 mai 1811, de deux coups de feu à la jambe gauche.
    Il est nommé capitaine le 31 juillet 1811. À ce titre, il a sous ses ordres : 1 lieutenant, 2 sous-lieutenants, 1 maréchal des logis chef, 4 maréchaux des logis, huit caporaux, 80 hommes de troupe, 2 tambours.
    On le retrouve en Espagne jusqu’en 1813. Il est blessé assez gravement le 25 juillet 1813 lors du combat du col de Maya en Navarre à la frontière espagnole. Il rentre en France, mais Napoléon abdique le 4 avril 1814.
    Jean Mezerat quitte l’armée pour blessures le 4 janvier 1815, avant le retour de Napoléon de l’île d'Elbe ; de ce fait, il ne participe pas aux « Cent-Jours » jusqu’à Waterloo.
    Le 24 août 1821, le roi Louis XVIII, « voulant donner une preuve de sa satisfaction royale au sieur Mezerat Jean, capitaine d’infanterie de ligne en retraite, pour les services qu’il nous a rendus et à l’État », le nomme chevalier de l’Ordre royal de la Légion d'honneur à compter du 24 avril 1810.
  • La famille de Saint-Exupéry est originaire du Limousin, probablement du petit village Saint-Exupéry, près d'Ussel[13] qui tire son nom d'Exupère, évêque de Toulouse.

HéraldiqueModifier

  Blason D'or au château de gueules donjonné de trois tours de même, à deux haches d'azur posées entre les tours.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Vie pratiqueModifier

Activités sportivesModifier

 
Peu après le départ du sentier.

Pour les marcheurs ou en VTT, Saint-Exupéry-les-Roches propose un sentier[14] divisé en quatre tronçons sans difficultés majeures. Ces parcours permettant de découvrir le bocage environnant, et quelques sommets du Massif central.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Deux données contradictoires selon le Géoportail : 764 mètres sur la carte et 760 pour la boîte « Communes ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Insee, zonage en aires urbaines 2010 d'Ussel », Insee (consulté le 11 mai 2014)
  2. « 764 » sur Géoportail (consulté le 11 mai 2014).
  3. « T. orient. 747 » sur Géoportail (consulté le 11 mai 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Aérodrome d'Ussel-Thalamy » sur Géoportail (consulté le 20 avril 2018)..
  9. Arrêté du 28 juillet 1970, de la Base Mérimée, consultée le 27 août 2008
  10. Arrêté du 24 mai 1973, notice de la Base Mérimée, consultée le 27 août 2008
  11. Arrêté du 26 décembre 1980, notice de la Base Mérimée, consultée le 27 août 2008
  12. Laurent Bourdelas, Crime à Châlucet, 2015.
  13. Notice généalogique sur la famille de Saint-Exupéry, 1878, sur Gallica.
  14. Clap Clap Clop sur le site de la communauté de communes Ussel - Meymac - Haute-Corrèze, consulté le 11 mai 2014.