Saint-Cézaire-sur-Siagne

commune française du département des Alpes-Maritimes

Saint-Cézaire-sur-Siagne
Saint-Cézaire-sur-Siagne
Vue du village en grimpant vers Callian.
Blason de Saint-Cézaire-sur-Siagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Christian Zedet
2020-2026
Code postal 06530
Code commune 06118
Démographie
Gentilé Saint-Cézariens
Population
municipale
3 905 hab. (2018 en augmentation de 1,4 % par rapport à 2013)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 59″ nord, 6° 47′ 37″ est
Altitude Min. 95 m
Max. 771 m
Superficie 30,02 km2
Unité urbaine Saint-Cézaire-sur-Siagne
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Grasse-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Cézaire-sur-Siagne
Liens
Site web saintcezairesursiagne.fr

Saint-Cézaire-sur-Siagne est une commune française dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Situé sur le rebord d'un plateau, dominant en à-pic les gorges de la Siagne, Saint-Cézaire-sur-Siagne est l'un des villages-belvédères typiques de la région. Célèbre notamment pour ses grottes qui se trouvent à 2 km du village, Saint-Cézaire-sur-Siagne, qui fut autrefois fortifié, conserve de pittoresques ruelles. Ses habitants sont appelés les Saint-Cézariens.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Saint-Cézaire-sur-Siagne est une commune située l’écart des grands axes, à mi-chemin entre les plages et les stations de ski de la Côte d'Azur. Situé sur un plateau à 475 mètres d’altitude le village est protégé des vents du nord par le demi-cercle des « Préalpes de Grasse » et jouit ainsi d’un climat tempéré exceptionnel.

À vol d'oiseau, Saint-Cézaire-sur-Siagne se situe à 10,5 km à l'ouest de Grasse[1], à 20,9 km au nord-ouest de Cannes[2] et à 38,3 km à l'ouest de Nice[3].

Du centre du vieux village, la vue s’étend :

Le territoire de Saint-Cézaire-sur-Siagne est limité :

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 3 002 hectares ; l'altitude varie entre 95 et 771 mètres[4].

Saint-Cézaire-sur-Siagne s’est implantée à l’extrémité ouest du département des Alpes-Maritimes. La commune est perchée sur un éperon qui, à l’ouest, domine la vallée encaissée de la Siagne, et vers l’est et le nord rejoint les collines délimitant son territoire.

SismicitéModifier

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[5].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[6] :

  • Saint-Cézaire-sur-Siagne est perchée sur un balcon de falaises verticales, dominant le fleuve côtier la Siagne de plus de 300 mètres.
  • Vallons de miron, de la combe, des gourgs,
  • Siagne de pare.

Saint-Cézaire-sur-Siagne dispose de la station d'épuration de Peymeinade d'une capacité de 20 000 Équivalent-habitants[7].

ClimatModifier

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[8].

Situé sur un plateau à 475 mètres d’altitude, le village est protégé des vents du nord par le demi-cercle des Préalpes de Grasse et jouit ainsi d’un climat tempéré exceptionnel.

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

Saint-Cézaire-sur-Siagne se situe à l'ouest de Grasse au confluent des routes départementales D5 (au nord, vers Saint-Vallier-de-Thiey) et D13 (à l'est vers Grasse).

Par la route, Saint-Cézaire-sur-Siagne est à 16 km de Grasse, 32 km de Cannes et 55 km de Nice.

Transports en communModifier

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grasse et l'aéroport est l'aéroport de Nice-Côte d'Azur.

Par ailleurs, le syndicat mixte des transports « Sillages » organise les transports en commun pour les habitants de Saint-Cézaire-sur-Siagne et de 25 communes voisines[9].

IntercommunalitéModifier

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Saint-Cézaire-sur-Siagne est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Saint-Cézaire-sur-Siagne, une unité urbaine monocommunale[10] de 3 908 habitants en 2017, constituant une ville isolée[11],[12]. La commune est en outre hors attraction des villes[13],[14].

Morphologie urbaineModifier

La commune, qui dispose d'un plan local d'urbanisme[15], est principalement composée de trois parties : le plateau à 500 mètres d'altitude où se situent les habitations et les activités, les collines entourant le plateau et culminant à 772 mètres au nord, enfin le site naturel des gorges de la Siagne constitué de falaises hautes de 300 mètres.

LogementModifier

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 977, alors qu'il était de 1 680 en 1999[16].

Parmi ces logements, 73,5 % étaient des résidences principales, 20,5 % des résidences secondaires et 6,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,4 % des appartements[17].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 76,6 %, en hausse par rapport à 1999 (69,2 %)[18].

ToponymieModifier

Des études locales faites par l’abbé Meyronnet montrent que le village était connu des Romains sous l'appellation Castrum Caesarii[19],[20]. Ce sont ensuite les moines de l’abbaye de Lérins, propriétaires dès le IXe, qui modifièrent César en Césaire, à partir de l’homonymie et dans un souci d’harmonisation. Césaire, né vers 470 à Chalon-sur-Saône, était l’un des leurs, devenu évêque d’Arles en 500 et par la suite béatifié[21].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

La découverte par Jean-Baptiste Bourguignat en 1866 d’outils (haches en pierre polie), d’ornements (bracelets et pendeloques en bronze et d’ossements humains) dans la grotte des Clapières dit aussi le Trou Camatte atteste de l’existence d’habitants à Saint-Cézaire entre le Néolithique final et l'âge du bronze.

On compte plus d'un dizaine de dolmens sur le territoire de la commune. Ils sont constitués d’une chambre (cella) et d’un couloir d’accès toujours orienté vers l’ouest. Une dalle de couverture, maintenant disparue, recouvrait la chambre et un amoncellement de pierres, dont on voit encore les traces autour du dolmen, formait le tumulus. La plupart remontent au Néolithique et à l’âge du bronze, bien des traces de réoccupations de l'âge du fer ont été identifiées, notamment au Prignon, au Puades et à la Serre Dinguilhe. Sur la commune, on trouve également des sépultures mégalithiques, généralement circulaire, formée au moins en partie de gros blocs assemblés, que l'on nomme « tombes en blocs ».

Certaines de ces tombes présentent des caractéristiques proches de celles des dolmens (tombe de Clauds ou Sargier, tombe en blocs de Mauvans sud, tombe en blocs du Prignon)[22].

Au nord de la commune, on trouve les restes de plusieurs enceintes, appelées également oppidums ou castellaras, constitués de murs plus ou moins grossiers en pierre dont le rôle était certainement de servir de refuge pour les hommes et les animaux. Des camps aux enceintes elliptiques subsistent. La plupart de ces structures sont difficilement datables en l'absence de fouilles ou de découvertes :

  • l'enceinte des Mauvans ne semble pas occupé avant la fin de l'âge du fer mais celle-ci se perpétue jusqu'à la fin de l'Antiquité tardive ;
  • le camp long est un des rares à avoir fourni des vestiges incontestables d'une occupation au Ve siècle av. J.-C.[23]
  • la capelle n'est pas datée.

AntiquitéModifier

D'après une tradition locale et non fondée, en 49 av. J.-C., Jules César aurait établi un poste d’observation à l'emplacement du village de Saint-Cézaire ainsi qu’une enceinte fortifiée et des granges à blé pour ravitailler troupes et populations. De cette époque daterait le pont des Gabres ou des Tuves[24].

Datant de la période romaine, ont été découverts des tombes, urnes, statuettes, débris de poteries, meules, pièces de monnaie, débris de canalisations et surtout un sarcophage trouvé dans un vallon au début du Ve siècle et qui, après avoir servi d’abreuvoir, est actuellement exposé dans la chapelle du cimetière, édifice roman du XIIe siècle[25].

Moyen ÂgeModifier

 
Une ancienne porte de la ville.

Césaire fut abbé à Saint-Honorat avant d’être promu archevêque d’Arles au VIe siècle. Au IXe siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en prieuré, ils poursuivent l’action des Romains : la culture, l’éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, construite sans doute sur les restes d’une ancienne abbaye devient l’église du village.

Au XIIe siècle, Bérengarius de Sancti Césari, premier seigneur du village reconnaît le consulat de la ville de Grasse. Se succèderont les familles d’Esclapon puis de Villeneuve et de Grasse.

Au début du XIVe siècle, devant la menace des bandes armées, les habitants dispersés dans les hameaux préférèrent se replier sur le village en une véritable agglomération fortifiée. De cette époque, nous pouvons encore contempler les puits de la Vierge.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Saint-Cézaire, Romée de Villeneuve. Il obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[26].

Temps modernesModifier

 
L'église Saint-Cézaire.

Au XVIe siècle, l’économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs : blé, huile d’olive.

Le noyau actuel a conservé sa physionomie féodale. Pendant deux siècles, 500 habitants vécurent ainsi repliés avec leurs bêtes et leurs récoltes (88 maisons). De ce fait, ils s’épargnèrent les grands fléaux de l’époque : les guerres et la peste.

Au début du XVIIe siècle, fut bâti sur plan au sud-est un nouveau quartier qui relia le centre au hameau de l’église paroissiale.

Cent ans plus tard fut érigée une nouvelle église pour remplacer l’édifice roman dévolu aux Pénitents. La seigneurie de Saint-Cézaire qui appartenait en 1412 aux Villeneuve-Flayosc fut partagée en 1569 avec la famille de Grasse, seigneurs de Briançon jusqu’à ce qu’en 1718, leurs descendants vendent leurs parts au Grassois Antoine Cresp qui ajoute alors à son nom celui de la seigneurie formant les Cresp de Saint-Cézaire.

Lorsque la famille de Cresp de Saint-Cézaire s’éteint en 1819, le château est vendu à la commune, qui y installe l'hôtel de ville.

Des troupes de tous ordres, alliées ou ennemies, y logèrent sans trop de dégâts.

Au milieu du XVIIIe siècle, la population dépasse le millier d’habitants et le cheptel compte plus de 2 000 moutons (des battues sont organisées contre les loups). Les hameaux se sont reconstitués : certains comprennent une soixantaine d’habitants.

Époque contemporaineModifier

En 1835, la commune compte deux moulins à papier, plusieurs moulins à farine et à huile (l’olivier constituant la principale ressource), des scieries, une carrière de marbre, une tuilerie. Elle avait également entrepris l’élevage du ver à soie.

Ancienne commune du Var, Saint-Cézaire fut rattachée aux Alpes-Maritimes en 1860.

En 1868, le maire préside à la construction du canal de la Siagne, apportant ainsi l'eau courante à la commune. Sont ensuite construits la Fontaine aux Mulets et les lavoirs, puis l'usine électrique de la Siagne en 1905[27]. Les conditions de vie des habitants changent alors très vite, mais le village garde toutefois le charme de son passé rural.

Saint-Cézaire atteint 1 500 habitants en 1885 grâce à l’immigration de montagnards. Les ressources essentielles étaient encore liées à l’agriculture : blé, vigne mais surtout l’olivier : 40 000 oliviers produisaient 100 tonnes d’huile d’olive par an.

Le début du XXe siècle connaît le développement du réseau routier ainsi que d’importantes réalisations. C’est dans les années 1930 que l’économie locale régresse : la culture des céréales est abandonnée, la cueillette des olives diminue, ainsi que celle du raisin. La population décroît, il n’y a plus que 800 habitants en 1940. Il faut se tourner vers d’autres activités.

Or, un jour par hasard, un cultivateur découvre une grotte qu’il aménage pendant plusieurs années et la fait visiter… On aménage un belvédère sur l’emplacement des « greniers de César » afin d’admirer la vallée de la Siagne. Les chapelles sont restaurées. Les résidences secondaires investissent les anciennes terres agricoles. L’hôtellerie confortée, artistes et écrivains font des séjours à Saint-Cézaire ou s’y installent. L’aventure touristique commençait…

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Lors des dernières élections municipales de 2008, le nombre d'habitants étant compris entre 2 500 et 3 499, le conseil municipal compte 23 membres[30].

Liste des mairesModifier

Depuis 1935, seuls quatre maires se sont succédé à Saint-Cézaire-sur-Siagne :

Liste des maires successifs depuis 1935
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1971 François Laugier    
1971 1985 Marcel Andréïs    
juillet 1985 mars 2014 Maxime Coullet DVD Proviseur
mars 2014 2020 Claude Blanc SE Cadre supérieur
2020 En cours Christian Zedet    

Budget et fiscalité 2019Modifier

 
L'hôtel de ville.

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[31] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 235 000 , soit 809  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 765 000 , soit 682  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 1 277 000 , soit 319  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 1 209 000 , soit 302  par habitant ;
  • endettement : 1 900 000 , soit 475  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,37 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,87 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,25 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 34 658 €, ce qui plaçait Saint-Cézaire-sur-Siagne au 6 958e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[32]

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 470 [33].

Instances judiciaires et administrativesModifier

Saint-Cézaire-sur-Siagne relève du tribunal d'instance de Grasse, du tribunal de grande instance de Grasse, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, du tribunal pour enfants de Grasse, du conseil de prud'hommes de Grasse, du tribunal de commerce de Grasse, du tribunal administratif de Nice et de la cour administrative d'appel de Marseille[34].

JumelagesModifier

Au 29 avril 2011, Saint-Cézaire-sur-Siagne n'est jumelée avec aucune commune[35].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].

En 2018, la commune comptait 3 905 habitants[Note 2], en augmentation de 1,4 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0991 0061 0861 3321 2161 3181 0981 2781 486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4611 4171 4141 3991 3191 2961 2271 2561 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2071 2401 043754680830689669677
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7158091 0461 5782 1822 8403 2853 6523 930
2018 - - - - - - - -
3 905--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (27,3 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 22,3 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 24,3 %).
Pyramide des âges à Saint-Cézaire-sur-Siagne en 2007 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,9 
7,0 
75 à 89 ans
8,1 
15,1 
60 à 74 ans
15,3 
20,8 
45 à 59 ans
22,5 
19,9 
30 à 44 ans
20,5 
15,6 
15 à 29 ans
13,5 
21,4 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

EnseignementModifier

Saint-Cézaire-sur-Siagne est située dans l'académie de Nice.

La ville administre une école maternelle et une école élémentaire au sein de l'« école primaire publique Saint-Cézaire[42] ».

Manifestations culturelles et festivitésModifier

En mai 2011, se déroulera la première édition du « Festival du conte en Terres de Siagne ».

Début juillet, depuis 2000, les « Rencontres des lauréats de conservatoires » sont la manifestation phare de la vie culturelle du village.

Depuis 2008, l'association « Saint-Cézaire jazz festival » organise chaque année en août un festival de jazz autour de master class.

SantéModifier

Deux médecins généralistes sont installés à Saint-Cézaire. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier de Grasse[43].

SportsModifier

Les clubs sportifs sont nombreux à Saint-Cézaire : athlétisme, danse-country, club vélo santé et cyclotourisme, équitation, football, forme et combat, gymnastique douce, judo, karaté Do, karaté self-défense, Qi Gong, randonnées pédestres, tennis, tir à l'arc, yoga.

CultesModifier

Les Saint-Cézariens disposent de plusieurs lieux de culte catholique : l'église paroissiale Saint-Cézaire, la chapelle Saint-Saturnin au sud, la chapelle Saint Ferréol au pied du rocher de son castellaras et la chapelle Notre-Dame de Sardaigne. Saint Joel est notamment réputé pour avoir exorcisé un paysan du nom d'Alexandre. Ces lieux dépendent de la paroisse Sainte-Marie-des-Sources de Saint-Auban, l'une des six paroisses du doyenné du Pays de Grasse, au sein du diocèse de Nice[44].

ÉconomieModifier

EmploiModifier

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 317 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,2 % d'actifs dont 65,0 % ayant un emploi et 7,2 % de chômeurs[45].

On comptait 863 emplois dans la zone d'emploi, contre 442 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 528, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 56,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un emploi pour deux habitants actifs[46].

TourismeModifier

  • Gîtes et chambres d'hôtes[47].

Entreprises et commercesModifier

Au 31 décembre 2010, Saint-Cézaire-sur-Siagne comptait 369 établissements : 24 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 23 dans l'industrie, 82 dans la construction, 210 dans le commerce-transports-services divers et 30 étaient relatifs au secteur administratif[48].

En 2011, 60 entreprises ont été créées à Saint-Cézaire-sur-Siagne[49], dont 46 par des autoentrepreneurs[50].

Plusieurs entreprises spécialisées dans les parfums sont installées à Saint-Cézaire. En particulier :

  • La société d'arômes alimentaires Aromatech créée en 1987 est l’un des principaux acteurs de l’industrie des arômes alimentaires et la première société française à proposer une gamme complète d’arômes certifiés biologiques[51] ;
  • La société Club Parfum, créée en 1999 et installée à Saint-Cézaire en septembre 2008[52] ;
  • La société Diffusions aromatiques, créée le 1er septembre 2002[53] ;
  • La société française d'aromatiques Romani (SFA) créée en 1963[54].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Les grottesModifier

Nées il y a six millions d'années, les grottes de Saint-Cézaire s'enfoncent à près de 40 mètres sous terre pour la partie aménagée sur un parcours d'environ 200 mètres. Leurs principales caractéristiques[27] sont un concrétionnement important et la présence d’oxyde de fer (couleur rouge).

Les mégalithesModifier

L'ensemble du site mégalithique a été découvert en 1866 par Jean-Baptiste Bourguignat. On y répertorie huit dolmens dont les plus remarquables :

Les trois autres sont les dolmens Collebasse[61], Le Prignon, Les Bernards[22]

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Dolmen de la Graou 43° 39′ 05″ nord, 6° 48′ 58″ est « PA00080832 » Classement 1889
Dolmen de Lou Serre Dinguille à géolocaliser « PA00080833 » Classement 1889
Dolmen de Colbas 1 à géolocaliser « PA00080946 » Inscription 1989
Dolmen des Puades à géolocaliser « PA00080945 » Inscription 1989
Dolmen de Mauvans Sud
Tombe en blocs de Mauvans Sud
à géolocaliser « PA00080947 » Inscription 1989

Les monuments religieuxModifier

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Chapelle Notre-Dame-de-Sardaigne 43° 38′ 52″ nord, 6° 47′ 41″ est « PA00080831 » Inscription 1939

Construite à la fin du XIIe siècle, ce fut l'église paroissiale jusqu'en 1720. La nef unique, voûtée en berceau brisé, est divisée en trois travées et se termine par une abside en cul de four. La façade a été modifiée au XIXe siècle par la mise en place du portail actuel. L'intérieur est riche, notamment deux bustes reliquaires du XVIIe siècle (celui de saint Césaire et celui de sainte Victoire) et un sarcophage du IVe siècle découvert au début du XIXe siècle dans le quartier des vallons. La traduction de l'inscription permet de savoir que ce sarcophage contenait les cendres de Marcus Octavius Népos qui mourut le jour de ses 18 ans au moment où il allait entrer dans une école militaire. Son père Marcus Octavius Valérianus et sa mère Julia Sempronia dans leur malheur ont élevé ce monument, qui fut utilisé comme abreuvoir après sa découverte[63].

  • L'église Saint-Cézaire, construite entre 1714 et 1722. Son abside est semi-circulaire et son clocher carré ; à l'intérieur, de jolis retables.
  • La chapelle Saint-Saturnin, hameau des Veyans[64].
  • La chapelle Notre-Dame de Sardaigne[65].
  • La chapelle Saint-Férréol[66].
  • Monument aux morts[67].

Les autres monumentsModifier

  • Plaque funéraire (ossuaire)[68].
  • Le pont des Gabres ou des Tuves.
  • La mairie, installée dans l'ancien château du XIVe siècle[69] et souvent remaniée.
  • La fontaine aux Mulets, le lavoir[70].
  • Les puits de la Vierge ou puits d'Amon. Ces puits creusés autour d'une source importante ont alimenté le village en eau potable jusqu'en 1870.

HéraldiqueModifier

  Blason
D’azur aux deux lettres S et c capitales d’or surmontées d’une fleurs de lys du même[71].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Igor Markevitch (1912-1983), chef d'orchestre et compositeur, a vécu à Saint-Cézaire où il est inhumé[72].
  • Jacques Courtens (1926-1988), artiste peintre, mort à Grasse et inhumé à Saint-Cézaire.
  • Bicou Montana (1898-1977), acteur et compositeur canadien, a vécu pendant dix années à Saint-Cézaire.
  • Valenti Novich (1930-1968), défenseur des droits animaux, a lutté contre la maltraitance des brebis au milieu du XXe siècle.
  • Jean Lartéguy (1920-2011), écrivain, a vécu dans la commune.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

RéférencesModifier

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Cézaire-sur-Siagne et Grasse », sur le site lion1906.com (consulté le 29 avril 2011).
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Cézaire-sur-Siagne et Cannes », sur le site lion1906.com (consulté le 29 avril 2011).
  3. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Cézaire-sur-Siagne et Nice », sur le site lion1906.com (consulté le 29 avril 2011).
  4. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  5. Didacticiel de la règlementation parasismique
  6. L'eau dans la commune
  7. Description de la station
  8. Table climatique
  9. « Page d'accueil », sur le site du syndicat mixte des transports « Sillages » (consulté le 29 avril 2011).
  10. « Unité urbaine 2020 de Saint-Cézaire-sur-Siagne », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 5 novembre 2020)
  11. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  12. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  15. PLU
  16. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  17. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  18. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  19. La Siagne de Saint Cassien à Auribeau
  20. Congrès des Sociétés Savantes de Provence à Marseille, le 20 mai 1906. page 61
  21. « Histoire du village », sur le site de la mairie de Saint-Cézaire-sur-Siagne (consulté le 29 avril 2011).
  22. a et b « Inventaire des mégalithes des Alpes-Maritimes », sur Archeoprovence.com.
  23. Michel Gazenbeek; Le Mobilier de l'enceinte de Camp Long à Saint-Cézaire-sur-Siagne (06), extr. de : "Mémoires de l'Institut de préhistoire et d'archéologie Alpes Méditerranée", 2006, XLVIII. - p. 29-38
  24. Le village dans le Parc naturel régional des Préalpes d'Azur
  25. L'inscription du sarcophage de Saint-Cézaire-sur-Siagne, par André Chastagnol Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France Année 1990 1988 pp. 280-288
  26. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408 (note 33).
  27. a et b « Grottes de Saint Cézaire », sur le site id2sorties.com de la SARL ID2 (consulté le 29 avril 2011).
  28. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 29 avril 2011
  29. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 29 avril 2011
  30. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  31. Les comptes de la commune
  32. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
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  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  55. Notice no PA00080833, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Notice no PA00080832, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. Dolmen et tombe en blocs de Mauvans Sud
  58. Notice no PA00080947, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. Notice no PA00080946, base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. Notice no PA00080945, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. Dolmen de Colbas 1 (ou dolmen de Colle-Basse 1)
  62. Notice no PA00080831, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « La chapelle Notre-Dame de Sardaigne », sur le site de la mairie de Saint-Cézaire-sur-Siagne (consulté le 29 avril 2011).
  64. La chapelle Saint-Saturnin
  65. La chapelle Notre Dame de Sardaigne
  66. La Chapelle Saint Férréol
  67. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  68. Notice no PM06000890, base Palissy, ministère français de la Culture plaque funéraire (ossuaire)
  69. Monuments et Bâtiments remarquables
  70. Lavoir et fontaine
  71. Terres de Siagne : Saint-Cézaire-sur-Siagne, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  72. « IGOR MERKEVITCH: UN GRAND NOM DE LA MUSIQUE HONORE AUJOURD'HUI », sur le site de la mairie de Saint-Cézaire-sur-Siagne, (consulté le 29 avril 2011)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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