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Bataille de Saint-Mihiel

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Bataille de Saint-Mihiel
Description de cette image, également commentée ci-après
Les ingénieurs américains revenant de Saint-Mihiel
Informations générales
Date 12 septembre au
Lieu Saint-Mihiel
Issue Victoire offensive des Alliés
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Commandants
Drapeau des États-Unis John Pershing
Drapeau de la France Ernest Blondlat
Drapeau de l'Allemagne Georg von der Marwitz
Drapeau de l'Allemagne Georg Fuchs (de)
Drapeau de l'Allemagne Eduard von Below
Drapeau de l'AllemagneBernhard von Hartz
Drapeau de l'Allemagne Georg von Gayl
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Ludwig Goiginger
Forces en présence
11 divisions américaines
4 divisions françaises
3100 canons
1444 avions
310 chars
13 divisions
Pertes
7 000 hommes16 000 prisonniers
400 canons

Première Guerre mondiale

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Bataille de l'Atlantique

La bataille de Saint-Mihiel désigne un important engagement de la Première Guerre mondiale, sur le saillant de Saint-Mihiel dans le département de la Meuse, qui fut le premier auquel participèrent les troupes américaines, et qui se solda par une victoire alliée.

OpérationsModifier

Après la guerre de 1870-1871, la ville de Saint-Mihiel n’abrite qu'une garnison : cette position n’est pas à cette époque jugée comme stratégique pour la défense du pays. La situation change au début de la Première Guerre mondiale ; la place se trouve en effet au cœur d’un saillant dans les lignes françaises, le « Saillant de Saint-Mihiel ».

1914Modifier

Dès le début des opérations, en août 1914, la prise de Verdun constitue un objectif majeur des Allemands qui y voient une manière de saper le moral français, espérant ainsi annihiler toute opposition de l'armée de Joffre.

L'objectif des Allemands est alors d'encercler les Français. Une première tentative à l'ouest et au sud-est par Pont-à-Mousson, les combats du Bois-le-Prêtre, est un échec, mais les deuxième et troisième attaques permettent aux Allemands de prendre Saint-Mihiel et de maîtriser le fort du Camp-des-Romains qui la surplombe. Cependant, la résistance du fort de Troyon les arrête, sauvant Verdun qui demeure française.

Le front se stabilise alors et s’organise autour des réseaux de tranchées : la ligne de front Verdun–Vosges–Belfort est désormais brisée par ce « saillant ». Celui-ci limite les possibilités d’approvisionnement de la place de Verdun en coupant la voie Verdun-Nancy. Cette position stratégique explique les efforts incessants de l'état-major allemand pour s’y maintenir malgré toutes les tentatives françaises.

1915 - Bataille de Woëvre (5-14 avril)Modifier

 
Un corps d'armée bavaroise s'installait autour de Saint-Mihiel et y organisait ses cimetières, ici le 120e RI de Landwehr.

Dans une note du , Joffre prescrivait trois offensives de printemps, dont une par la 1re armée en Woëvre pour réduire la poche de Saint-Mihiel.

Objectif et moyensModifier

1re armée du général Dubail

DéroulementModifier

La bataille commence le 5 avril, reprend le 9 et échoue par suite de l'insuffisance de moyens en artillerie lourde.

1918 - Bataille de Saint-Mihiel (12-13 septembre)Modifier

Objectif et moyensModifier

Dès le 24 juillet, pendant la Bataille de la Marne, au quartier général du château de Bombon, le maréchal Foch a exposé ses vues aux grands chefs des armées alliées, Haig, Pershing et Pétain. Les armées de l'Entente, ayant atteint l'égalité dans le nombre des combattants, la supériorité dans le nombre des divisions en réserve, ainsi qu'en matière d'aviation, de chars d'assaut et même d'artillerie, et pris l'ascendant moral, le moment est venu de quitter l'attitude générale défensive imposée jusqu'ici par l'infériorité numérique et de passer à l'offensive. L'objectif est de réduire par deux armées franco-anglaises le saillant de Montdidier pour dégager la voie Paris-Amiens, celui de la Lys par les Britanniques pour dégager les mines du Nord ainsi que le saillant de Saint-Mihiel par une armée américaine pour achever le dégagement de Paris-Avricourt.
Il faut attendre les 12 et et l’aide de l'armée américaine (dont la 2e division d'infanterie) de l'American Expeditionary Force, commandée par le général Pershing, pour que cette zone soit réduite. Pas moins de 250 000 hommes sont jetés dans la bataille (dont 216 000 Américains), appuyés par 1 444 avions, 3 100 canons et 267 chars légers.
Côté allemand, 11 divisions allemandes et une austro-hongroise pouvaient s’abriter dans plusieurs lignes de tranchées bétonnées.

DéroulementModifier

 
projet d'offensive des Alliés

La bataille se déroule entre Les Éparges et la Moselle sur un front de 64 kilomètres et dure une trentaine d’heures.

L'armée américaine, à cheval sur la tranchée de Calonne, doit atteindre Hattonchâtel ; pour les Français, la 15e DIC a pour objectif les Éparges et le 2e corps colonial doit s'emparer de Chauvoncourt, Saint-Mihiel et marcher ensuite en direction de l'ouest.

À huit heures, les divisions américaines attaquent en direction de Vigneulles (Nord-Ouest) et, malgré une forte résistance du bastion de Montsec (position jugée imprenable) que l'ennemi avait ordre de tenir à tout prix, l'avance se déroule comme prévu, les unités américaines se révélant extrêmement efficaces. Emportées par leur élan, celles-ci enfoncent les lignes allemandes si bien que le saillant est rapidement conquis.

Le 2e corps colonial réussit lui aussi son attaque (le capitaine Michel Clemenceau est l'un des premiers soldats français à entrer dans Saint-Mihiel le 15 septembre). Il capture 4 000 prisonniers et pousse dans la plaine de la Woëvre jusqu'à la ligne Haumont-Woël-Doncourt.

La 15e DIC s'empare des Côtes de Meuse, de la Crête des Éparges à la route d'Hannonville-ferme Longeau, de Combes et d'Herbeville. En fin d'opérations, elle pousse dans la plaine des reconnaissances, qui occupent les villages de Champlon, Saulx-en-Woëvre, Saint-Hilaire, Wadonville et Avillers en capturant de nombreuses pièces d'artillerie.

 
«Open attack at St. Mihiel» (Jonas, 1927)

BilanModifier

Les pertes, côté franco-américain, sont de 7 000 hommes. 13 200 Allemands sont faits prisonniers avec 400 canons.

Télégramme de Foch à Pershing : « La première armée américaine, sous votre commandement, a remporté dans cette première journée une magnifique victoire par une manœuvre aussi habilement préparée que vaillamment exécutée. »

La bataille de Saint-Mihiel n'est que le prélude du grand assaut que les armées alliées doivent donner à la ligne Hindenburg.

Monument commémoratifModifier

En 1932 est édifié un monument sur la butte de Montsec, rendant hommage au courage des divisions américaines et présentant également une carte-relief du champ de bataille.

Le cimetière américain du Saillant de Saint-Mihiel se trouve sur le territoire de la commune de Thiaucourt-Regniéville.

 
reconstitution d'une tranchée française
 
tranchée bétonnée

FilmographieModifier

Le film américain Les Ailes de 1927 retrace la bataille de septembre 1918. Ce film reçoit l'Oscar du meilleur film en 1929, au cours de la 1re cérémonie des Oscars.

Jeux vidéoModifier

Dans les jeux vidéo Verdun et Battlefield 1, un des endroits où l'on peut combattre est le saillant de Saint-Mihiel.

Notes et référencesModifier


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