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Saft

entreprise française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saft (homonymie).

Société des Accumulateurs Fixes et de Traction
logo de Saft

Création 1918
Dates clés 03-12-1991 immatriculation de la sté actuelle
Fondateurs Victor Hérold
Forme juridique Société anonyme à conseil de surveillance et directoire
Slogan Saft prépare la croissance de demain.
Siège social Levallois-Perret (26 quai Charles-Pasqua - 92300)
Drapeau de France France
Direction Franck Cecchi (12/01/2016)
Activité Pile électriqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Conception et fabrications de batteries de haute technologie pour l'industrie et la défense.
Société mère Saft holding 481 480 465
Effectif 1465 au 31/12/2017
TVA européenne FR51481480465[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web saftbatteries.com

Fonds propres 46 192 400 € au 31/12/2017
Chiffre d'affaires 252 021 900 € au 31/12/2017
Résultat net 7 157 500 € au 31/12/2017
Ancien logo

Saft est une entreprise française spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation d'accumulateurs électriques à usage industriel. En mai 2016, l'entreprise a été rachetée par le groupe Total, pour un montant proche d'un milliard d'euros[2]. Le but du nouveau propriétaire de Saft est de rendre plus performantes ses solutions d'énergie basées sur le renouvelable, notamment en matière de stockage.

HistoireModifier

  • 1918 : L'entreprise S.A.F.T. (Société des Accumulateurs Fixes et de Traction) [3] est fondée à Romainville par Victor Hérold avec un capital de 1 million de francs. Les premières batteries d'accumulateurs alcalins à plaques pochettes (24V, 180Ah) sont livrées à la compagnie de chemin de fer P.L.M.
  • Le , un train de banlieue, éclairé au gaz, prend feu dans le tunnel des Batignolles, causant la mort de 28 personnes. Les autorités françaises décident alors que, dans un délai de trois ans, toutes les voitures de chemin de fer à voyageurs seront éclairées à l'électricité.
  • 1952 : la S.A.F.T. achète Fulmen et par conséquent Leclanché[4].
  • 1985 : La Compagnie Générale d'Electricité cède l'activité de piles grand public de marque Saft Mazda à Wonder, alors propriété de Bernard Tapie, de la banque Worms et de la société Bouygues entraînant des reconversions chez les employés de Saft[5] à Poitiers.
  • 2003 : L'ancienne CGE, devenue, Alcatel vend Saft au fonds d'investissement britannique Doughty Hanson (via la holding Saft Beta) en 2003[6].
  • 2007 : Doughty Hanson revend l'ensemble de ses parts sur le marché.
 
Pub Mazda
  • 2016 : Alors que le stockage de l'électricité devient un enjeu majeur du smartgrid étendu aux énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien notamment) et pour la domotique, Total annonce acheter Saft (pour 900 millions d'euros) pour renforcer sa branche liée aux énergies renouvelables[7],[8]. En juillet l'Autorité des marchés financiers (AMF) confirme qu'après le règlement-livraison de l’offre prévu le 21 juillet 2016, « Total détiendra 23.456.093 actions Saft Groupe », soit « 90,14 % du capital et des droits de vote » au Conseil d'administration de Saft. « Conformément au règlement général de l’AMF, l’offre de Total sera rouverte du 19 juillet au 2 août 2016 afin de permettre aux actionnaires n’ayant pas apporté leurs actions à l’offre de le faire dans des conditions inchangées. Total dit vouloir « privilégier les investissements par rapport au dividende et de procéder au retrait ultérieur de la cote dans l’hypothèse où le seuil de 95 % du capital et des droits de vote de Saft Groupe serait atteint à l’issue de la réouverture de l’offre »[9].
    • 2019 : SAFT achète la société américaine Go Electric[10].

ActivitésModifier

Les applications peuvent être catégorisées en trois secteurs :

  1. batteries spécialisées (45,9 %) : technologie de pointe servant notamment dans le domaine spatial (satellites[11]) ou l'armement (missiles) ;
  2. batteries industrielles (39,6 %) : accumulateurs utilisés dans l'industrie : aéronautique, ferroviaire, télécoms et automobile (véhicules électriques ou hybrides) ;
  3. batteries rechargeables portables (14,5 %) : principalement destinées aux systèmes d'éclairage de sécurité, aux alarmes, aux appareils électroniques professionnels et aux engins de mobilité individuelle.

ProcèsModifier

En novembre 2015 s'est ouvert le procès intenté par des anciens salariés de SAFT pour « mise en danger de la vie d'autrui », du fait de leur exposition continue au cadmium durant leur période de travail[12]. En janvier 2016, l'entreprise est reconnue coupable de « mise en danger de la vie d'autrui », mais relaxée concernant le risque d’exposition à des agents chimiques cancérogènes[13].

Notes et référencesModifier

  1. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ » (consulté le 4 septembre 2019)
  2. « Pourquoi Total mise gros sur Saft », sur l'Express,
  3. « Société des accumulateurs fixes et de traction », sur bnf.fr (consulté le 10 mai 2016).
  4. « La pile Leclanché, une part de l’histoire de Saft », sur Saft (consulté le 30 août 2018)
  5. « SAFT : de Chasseneuil à Tapie les anciens n'ont rien oublié », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le 10 mai 2016).
  6. Jean-Christophe Féraud, « Electricité verte : pourquoi Total se branche sur Saft », sur liberation.fr, (consulté le 11 mai 2016).
  7. « Total veut racheter Saft pour 950M€ », sur LeFigaro.fr, (consulté le 10 mai 2016).
  8. « Total acquiert Saft et met en vente Atotech », sur LeFigaro.fr, (consulté le 10 mai 2016).
  9. Thomas Blosseville (2016) [ Stockage d'électricité : Total absorbe Saft] ; Environnement Magazine le 19/07/2016
  10. « Saft (groupe Total) acquiert un spécialiste américain de solutions de stockage d'énergie », sur FIGARO, (consulté le 2 juillet 2019)
  11. « Saft remporte un contrat de plusieurs millions de dollars avec Lockheed Martin », sur Capital.fr, .
  12. « Cadmium à la Saft : 74 salariés réclament justice », sur CharenteLibre.fr, (consulté le 22 décembre 2015).
  13. « Cadmium : la SAFT et son dirigeant condamnés, les salariés font appel », sur CharenteLibre.fr, (consulté le 17 mai 2016).

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier